ALBANO
Envir. de Rome. 443
parthe; on y a trouvé en 1866, au-dessus du parc Chigi (v. plus bas), de nombreux tombeaux de soldats, pour la plupart sarcophages de dimensions colossales qu’on a laissés en place. Autour de ces Castra Albana se forma bientôt une localité qui devint en 460 le siège d’un évêché. Souvent mentionnée au xie s., dans les luttes des papes contre Rome, la ville appartint aux Savelli de 1260 à 1697, puis à l’Eglise.
La gare est au-dessous de la place Humbert Ier, d’où l’on jouit d’une vue magnifique. Dans le haut de la place passent la voie Appienne et le tramway à vap. Comme restes de l’antiquité, il y a les ruines peu considérables d’un amphithéâtre, qu’on voit en partie de la rue mentionnée ci-dessus, entre le couvent de St-Paul et le couvent des capucins (v. p. 441). L’église Ste-Marie-de-la- Rotonde s’élève sur l’emplacement d’un ancien temple circulaire. Les ruines dans la rue Gesù e Maria passent pour être d’anciens bains.
A l’entrée de la ville au N. -O., à dr. de la voie Appienne, entre celle-ci et la «Galleria di Sotto» (p. 442), se trouve le noyau d’un grand tombeau qu’on désigne sans raison comme le tombeau de Pompée. — A 2 min. au S.-E., en dehors de la ville, à dr. de la route d’Ariccia, se trouve un curieux tombeau du style étrusque, longtemps regardé sans motif comme celui d’Aruns, fils de Tarquin le Superbe, ou celui des Horaces et des Curiaces. Il se compose d’un grand massif de forme cubique, surmonté de cinq cônes tronqués, dont deux subsistent encore.
D’Albano, le chem. de fer continue au S. et atteint (5 kil.) Cecchina (p. 474) en V* d’h.
D’Albano à Rocca di Papa et au mont Oavo, v. p. 445.
D’Albano à G-enzano: 4 kil. 10, tramw. (continuation de la ligne mentionnée p. 442) en 15 min.; 30 c. et 15 c., aller et retour 45 c. et 20 c. La ligne suit la grand’ route. Bientôt après le départ, on voit à dr. le tombeau de style étrusque cité plus haut. Elle passe plus loin sur un viaduc, qui traverse la profonde vallée entre Albano et Ariccia. Ce viaduc, construit de 1846 à 1853 sur trois rangées d’arcades superposées, a 304 m. de long sur 59 de haut. A dr., la vaste plaine jusqu’à la mer; à g., le parc du palais Chigi qu’on voit à g. au delà du viaduc et qui a été construit par le Bemin. Le parc, conservé à dessein dans un état sauvage, se distingue par de magnifiques arbres séculaires. Pour le visiter, s’adresser au concierge ou au jardinier (50 c. à 1 fr.).
1 kil. 2, Ariccia (412 m.; Trattoria Ludov. Laurenti ou Ciccia Bianca, corso Garibaldi, 4) est une localité de 3524 hab., souvent choisie comme séjour d’été à cause des forêts voisines. L’antique Aricia, qui faisait partie de la confédération Latine, était située au S., au-dessous de la ville moderne, bâtie sur l’emplacement de l’anc. citadelle (arx), c.-à-d. dans le fond d’une vallée,
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