De Tivoli à Subiaco
37 kil. Chem, de fer, en 1 h. ‘/aï 4 fr. 40, 3 fr. 10 et 2 fr. 05 (pas de billets de retour). Jusqu’à (14 kil.) Mandela , ligne Rome-Tivoli-Sulmona, puis ligne secondaire. — Pour le beau trajet en voiture, v. p. 455.
Le chemin de fer (gare à la porte St-Ange, v. p. 453) suit d’abord la rive dr. de l’Anio, à g. de la route, l’anc. voie Valérienne , et de VAqua Marcia (p. 419). Belle vue à dr. dans la verte vallée de l’Anio. — 4 kil. S. Polo de' Cavalier i ; la localité (p. 448) est sur la hauteur à g., à 7 kil. (1 h. l/9 ) de la station. Ensuite deux tunnels. — 8 kil. Castel Madama ; la localité (3371 hab.), qu’on aperçoit de loin, est à 453 m. d’altit. sur l’autre rive, et à 4 kil. du chemin de fer. Encore un tunnel, après lequel on passe sur la rive g.
11 kil. Vicovaro (315 m.), ville de 1986 hab., à l/4 d’h. de distance, sur l’autre rive. A g. du chemin qui y conduit, l’église St- Antoine , précédée d’un porche à colonnes antiques. A l’entrée de la ville, restes des murs de l’antique Varia. La chapelle octogone de S. Giacomo, dite «il Tempietto», a été construite vers 1450 par Dom. da Capodistria; les sculptures du portail sont de Giov. Dalmata. Le palais des Orsini date du 1111e s.
Au delà de Vicovaro, un long tunnel à travers la hauteur que couronne le couvent de S. Cosimato.
14 kil. Mandela, point de départ de la ligne secondaire Mandela-Subiaco (p. 457). Le village, avec un château du marquis di Rocca Giovane, est au N., sur la hauteur (487 m.); il s’appelait auparavant Cantalupo , mais on lui a rendu son nom antique («rugosus frigore pagus»; Hor., Ep. 1, 18, 105). Pour la ligne de Sulmona, etc., un des plus beaux trajets de l’Italie, v. l'Italie méridionale, par Bædeker.
La vai.i.ék de i.a Licenza, l’antique Digentia, qui débouche du N. entre Vicovaro et Mandela, intéresse particulièrement ceux qui recherchent l’emplacement de la villa d’Horace. Diligence pour Rocca Giovane 1 fois par j., 60 c.; pour Liccnza, 70 c. Quelques min. au delà du couvent S. Cosimato, à 1 kil. à l’O. de la gare, on rejoint la route qui remonte la rive dr. de la Licenza; 2 kil. 5 plus loin, à l’endroit où la vallée se rétrécit, on rencontre un moulin (Mola; à Mandela, v. p. 457) et quelques min. après, le chemin carrossable qui monte à g. à angle aigu jusqu’à Rocca Giovane (raccourcis par des sentiers escarpés et pierreux). On ne voit la localité qu’en y arrivant.
Rocca Giovane (518 m.; modeste ostcria où l’on trouve un guide), le Fanum Vacunæ mentionné par Horace (Ep. 1, 10), est un petit village, dominé par un château du marquis di Rocca Giovane sur une hauteur escarpée bien au-dessus de la vallée de la Licenza. De là, par un sentier rugueux , on arrive à la petite terrasse Capo le Volte où l’on cherchait autrefois la villa d’Horace, hypothèse qu’on rendit plausible en donnant à la colline voisine, il Poggitcllo, le nom de Colle ael PoeteUo. En descendant plus loin au N.-È. et en passant à la source pittoresque Fonte dei Ratini ou degli Cratini qui semblait rappeler le nom du poète latin, on rencontre la Cascata, fontaine toute dégradée (pas antique). Un peu en-dessous se trouve une surface étendue occupée par des champs la- • bourés où l’on a mis au jour et recouvert plus tard des pavés en mosaïque de l’époque d’Auguste et où il faut chercher l’emplacement de la
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la Sabine.
SUBIACO
Envir. de Rome. 457
villa d'Horace (384 m.). Une foie en bas, sur la route, on congédiera le guide et on nxontcra en 20 min. , de l’autre côté du lit pierreux de la Licenza («me quotiens rcficit gelidus Digentia rivus», Hor. Ep. i, 18, 104). au village de Licenza T478 m.; modeste osteria) admirablement situé sur une saillie escarpée de la montagne, ou on retournera par la route en 1 h. 3/4 à la gare de Mandela. Il faut 1 h. de plus pour faire le détour par la petite ville de Mandela (p. 456) où mène un sentier à partir du moulin mentionné p. 456.
De Rocca Giovane au Monte Gennaro , v. p. 448.
A 3 h. env., au S.-E. de la gare de Mandela, se trouve Sarncinesco (908 m.; Osteria üclisari, médiocre), chétif village de 655 ha b., bien situé sur un cône rocheux escarpé. Le chemin cavalier qui y conduit est en partie très pénible; commander d’avance mulet et muletier, 2 fr. Vue magnifique, s’étendant jusqu’à Rome. C’est la patrie de beaucoup de modèles d’artistes (v. p 159). La descente sur Anticoli Corrado (v. cidessous) demande 2 h.
L’embhanchkmknt i»k Subiaco (23 kil.) franchit l’Anio à 4 kil. du point de départ et suit la vallée du fleuve dans la direction S.-E.
— 8 kil. Anticoli- Roviano. La petite ville à' Anticoli Corrado (512 ni.; pens. Vincenzo Carboni, ch. 1 fr. 50, p. 3.50, recommandée; belle vue), pittoresquement située dans la montagne, sur une hauteur, à 2 kil. au S., est en été un séjour de prédilection des peintres. Roviano, qui a une seconde gare sur la ligne de Sulmona (p. 456), est situé à 2 kil. au N. La vallée de l’Anio s’élargit au delà de Roviano et devient pittoresque. — 13 kil. Marano-Agosta, deux localités, l’une sur la rive g., l’autre sur la rive dr. du fleuve, dont la vallée se rétrécit de nouveau. D’Agosta un chemin muletier monte au N.-E. à Cervaradi Roma (1053 m.), situé sur une hauteur.
— 18 kil. Rocca Canterano - Canterano - Cervara. La première localité (745 m.) est à 7 kil. et Canterano (p. 455) à 4 kil. à dr. sur la hauteur. Pour Cervara, voir ci-dessus. On découvre enfin (23 kil.) Subiaco dans un site charmant, entre des bois et des rochers.
Subiaco. — Hôtki.s (s’informer des prix à l’avance): Alb. dell'Aniene , à l’extrémité supérieure de la rue principale, à dr. (ch., hors de l’établissement, 1 fr., p. 5, pour un séjour prolongé 4.50), simple; Lxl Pernice , à l’entrée de la ville, 1™ rue à g., modeste. Les sœurs françaises du couvent du St-Sacrement. (Casa délia Missione) reçoivent aussi des pensionnaires (pens., dep. 5 fr.). — Voitures: à 1 chev., pour Olovano, env. 8 fr., arrêt aux couvents compris, en s’entendant d’avance
Subiaco (408 m.), le Sublaqueum de l’antiquité, sur le territoire des Eques, est une ville de 8003 hab., dont l’aspect rappelle encore le moyen âge. Elle est dominée par un château du xie s. qui a été souvent habité par les papes et sert maintenant de résidence d’été à un cardinal. Elle s’est élevée sur l’emplacement d’une grande villa de Néron, qui renfermait trois lacs artificiels, les SimbrUina stagna de Tacite (Ann., xiv, 22), auxquels elle doit son nom. Une inondation l’a détruite en 1305. Sur la rive de l’Anio, vis-à-vis des couvents de Stc-Scolastique, se voient encore des constructions et des terrasses du temps de Néron ; c’est là que cet empereur faillit être frappé de la foudre à table, comme le raconte Tacite. Non loin de la gare, au-dessus de la rive g. de l’Anio, près du cimetière, se
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SUBIACO
Montagnes de
trouve St-François , église conventuelle ornée d’un tableau d’autel d’Antoniazzo Romano (1467) et de fresques du xvie s. (par le Sodonia?) dans la lre chap., à dr. du maître-autel. — A l’entrée de la ville, un arc de triomphe en l’honneur de Pie VI (1789).
Les environs sont charmants et les célèbres couvents méritent au plus haut degré l'attention du visiteur. Toute l’excursion demande env. 3 h.; on y a quantité de magnifiques points de vue (guide superflu). On suit la grande rue qui traverse la ville, longue d’env. 1 kil., et qui remonte plus loin sur la rive dr. du fleuve. On construit en dessus une usine électrique qui emprunte son énergie à l’Anio. A 10 min. des dernières maisons du faubourg de S.Martino, près d’une fabrique qu’on rencontre avant que la route traverse la gorge de la rivière sur le pont Rapone ou di S. Mauro, se détache à g. un chemin soutenu. par un mur, qui passe devant quelques chapelles; en le suivant jusqu’à la première chap. et en montant alors à g., on arrive en 1/4 d’h. aux couvents.
Les *couvents de Ste - Scolastique sont au nombre de trois. Le premier fut fondé vers 530 par St Benoît, qui s’était retiré dans cette solitude un an après la fondation de l’abbaye du Mont- Cassin et y vécut dans le Sagro Speco , grotte actuellement transformée en chapelle. Les propriétés qu’acquit ensuite le couvent lui furent plus tard confirmées par Grégoire Ier et ses successeurs. Il fut détruit au vne s. et reconstruit en 705, puis dédié en 981 à Ste Scolastique, sœur de St Benoît. Les bâtiments actuels sont modernes. Un deuxième couvent fut fondé en 1052 et un troisième en 1235, par l’abbé Landus. Si l’on a peu de temps, visiter d’abord le Sagro Speco, et au retour les couvents.
Le premier couvent, dont l’entrée est au delà de la première cour, dans le cloître à dr., possédait autrefois une bibliothèque riche en manuscrits. Les Allemands Arnold Pannartz et Conrad Schweiuheim y imprimèrent en 1465 le premier livre publié en Italie, le De Oratore de Cicéron, puis Lactance et St Augustin (1467), dont on y conserve encore des exemplaires.
Le deuxième couvent, de 1052, a été reconstruit dans le style gothique. Dans la cour, un bas-relief singulier de 981 et deux inscriptions du moyen âge.
Le troisième couvent a un beau cloître roman , commencé de 1210 à 1215, avec mosaïques de l’école des Cosmas (p. lxii) et quelques antiquités: un sarcophage avec représentations bachiques, de belles colonnes, etc.
église Ste- Scolastique, fondée en 975 par Benoît VII, a été entièrement reconstruite au xvme s. et n’a de curieux que des fresques de 1426, dans la chap. S. Beda, et de belles stalles sculptées. Le campanile est de 1053.
De Ste-Scolastique, on monte en 25 min. à St-Benoît (S. Benedetto), le Sagro Speco (640 m.), sur la hauteur, adossé à la colline et dominé par d’énormes rochers à l’ombre d’un bouquet de chênes.
On entre d’abord dans un corridor qui a de vieilles peintures de l’école ombrienne, puis dans I’église haute, ornée de fresques du xme s. (peut-être de l’école de Sienne), dont les sujets sont tires de la vie de J. -G. et de l’histoire de St Benoît et de Ste Scolastique. Dams
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