Caere
Excursion d’une journée: par le premier train à (48 kil.) Palo (p. 9; express en 1 h., 6 fr. 15, 4 fr. 30 et 2 fr. 80; trains omn., en 1 h. Va» 2 fr. 75 et 1 fr. 50); de là à Cerveteri (8 kil.) en 1 h. V4 à pied, en 50 min. en dilig. (75 c.) ou en voit, particulière et retour par le train du soir après un arrêt de cinq heures. — Annoncer son arrivée un ou deux jours d’avance au syndic (sindaco) de Cerveteri, de crainte de ne pas trouver le garde qui a la clef des tombeaux. Différer sa visite après plusieurs jours de pluie, les tombeaux étant alors pleins d’eau.
Cerveteri (81 m.; simple café-rest. sur la place'; le patron procure un guide et une voit, pour la nécropole), l’antique Caere , appelée encore antérieurement Agylla, en phénicien «ville ronde», remonte à une très haute antiquité. Soumise avec le temps aux Etrusques, elle devint très commerçante, grâce à ses ports de Pyrgi (S. Severa) et d 'Alsium (Palo, p. 9), et entretint avec Rome des relations amicales, qui amenèrent son incorporation à la République en 351 av. J.-C. Elle prospéra sous l’Empire, surtout sous ïrajan, et subsista jusqu’au xme s., époque à laquelle ses
habitants l’abandonnèrent pour fonder Cere Nuovo , auj. Ceri , à 4 ou 5 kil. plus à l’E. Une partie de la population revint plus tard à l’anc. Caere: de là le nom de Cerveteri. Le village actuel, dep. 1674 propriété des Ruspoli, en grande partie détruit par un incendie en 1908, compte 1272 hab.; il n’occupe qu’une petite partie de l’emplacement de l’anc. ville, qui avait 5 kil. de tour et a fourni depuis 1829 une riche moisson d’antiquités funéraires. Cerveteri
a eu au moyen âge une enceinte crénelée, à une seule entrée, comme maintenant. Une partie des murs et plusieurs tours, dans un bon état de conservation, présentent un coup d’œil pittoresque, surtout au N.-E., où est l’anc. château des barons.
La nécropole est seule intéressante pour le touriste (visite en 3 à 4 h. avec un guide, 1 pers. 2 fr., 2 pers. 3 fr., etc.). Les tombeaux ont été taillés par groupes dans le roc, ou constituent des tertres isolés de forme conique (tumuli) ; ceux qui sont désignés p. 466 par les n08 5, 6 et 7 sont les plus remarquables. Le plus grand
466 Envir. de Rome. NÉCROPOLE DE CÆRE.
nombre se trouvent dans la colline vis-à-vis de la ville, de l’autre côté d’un ravin.
1. Grotta delle Sedie e Scudi, ainsi nommée de deux sièges et de plusieurs boucliers taillés dans le roc, se compose d’un vestibule et de cinq chambres. — 2. Grotta del Triclinio , avec des peintures passées représentant un festin. — 3. Grotta délia bella Architettura, deux chambres à piliers. — 4. Grotta delle Urne, avec trois sarcophages de marbre. — 5. Grotta délie Iscrizioni ou de' Tarquinii, deux chambres à piliers. Nombreuses inscriptions étrusques portant le nom de Tarchnas qui correspond au mot latin Tarquitius et non Tarquinius; comme le prouvent les inscriptions latines trouvées au même endroit. Ce fait ne confirme pas l’origine étrusque de la famille royale de Rome. — 6. Grotta dei Bassorilievi, découverte en 1850, le mieux conservé et le plus intéressant de ces tombeaux. Au haut de l’escalier qui y descend, deux lionnes, gardiennes du tombeau. Les deux piliers, taillés à même dans le roc pour supporter le plafond, sont revêtus, comme les parois au-dessus des treize niches funéraires, de bas-reliefs qui représentent des engins, instruments et ustensiles de guerre, de chasse et de ménage soit ajoutés en stuc, soit taillés dans le tuf, la plupart avec traces de peinture.
7. Grotta Regulini-Galassi, sur la route de Palo. Ce tombeau, découvert en 1829, est très ancien et en grande partie détruit. La voûte a été faite en rapprochant graduellement les parois latérales. On y a trouvé une quantité d’objets de toute sorte, tels que des ustensiles et des parures en or, maintenant au musée Grégorien (v. p. 386-389). — A 1 bon kil. de ce tombeau se voit une autre sépulture, déblayée en 1850, dans laquelle on a laissé les vases et autres objets qu’elle renfermait.
Il y a encore dans, les environs bien d’autres tombeaux, entre autres la Grotta Torlonia, avec 54 bancs mortuaires, etc.