‹ Italie centrale, RomeChapitre 295 sur 321 · Anzio. Nettuno · texte numérisé non relu

Anzio. Nettuno

Chemin de fer. A Anzio : 59 kil., 1 h. 3/4 à 2 h. ; 6 fr. 85, 4 fr. 80 et 3 fr. 10; aller et retour 10 fr. 10, 7 fr. 10 et 4 fr. 55. Stations: 14 kil. Ciampino (p. 459). — 24 kil. Pavona. — 29 kil. Cecchina

Latium. ANZIO. Envir. de Rome. 471

(p. 474). — 42 kil. Carroceto. De là à Ardea (v. p. 470) à l’0., 12 kil. — 59 kil. Anzio. — 62 kil. Nettuno.

Anzio. Hôtels (y. p. xv; faire prix d’avance): Grand-Hôtel (a sur la petite carte ci-dessous), près de la gare, avec restaurant (60 ch. à 3 fr. 50, rep. 1, 3 et 4.50, v. n. c., p. 9), ouvert du 1er mars à la fin de sept.; Alb. Vittoria, diversement apprécié. — Plusieurs restaurants. — Appartements à louer pour la saison des bains dans beaucoup de villas.

Voitures: à 1 chev., pour Nettuno, 1 à 3 pers., env. 1 fr. ; une place 25 c. — Omnibus, 25 c. par personne.

Barques pour promenades dans le port, 1 fr. 50 l’heure pour 1 à 3 pers. et 50 c. par pers. en sus. Du 15 avr. au 15 sept., les mard. et vendr., service ae bateaux à vapeur (Società Napoletana di Navigazione a vapore) entre Anzio et Naples par les îles Ponza, Ischia et Procida, en 11 h. i/a (v. Y Italie méridionale , par Bædeker).

Anzio (14 m.) est une petite ville de 3449 hab., où les Romains viennent prendre des bains de mer, surtout en juin, en juillet et en août, bien qu’elle ne soit pas entièrement à l’abri des fièvres. Elle occupe l’emplacement à.' Antium, anc: capitale des Vclsques.

Cette ville fut de bonne heure florissante par son commerce maritime. C’est ici que Coriolan exilé, en 490 av. J.-C., trouva d’abord un refuge, puis la mort, pour avoir épargné Rome à la prière de sa mère. La ville, obligée de se rendre à sa rivale dès 468 av. J.-C., reçut une colonie en 338, lors de la soumission de tout le Latium. Les grands de Rome en firent leur séjour d’été de prédilection à partir de la fin de la République; Cicéron y possédait une propriété dont il ne se lassait de vanter le charme (Att., iv, 8). C’est le lieu de naissance des empereurs Caligula et Néron; c« dernier fit construire un port artificiel dont il est question plus bas. Baies et les bords du golfe de Napl-es semblent avoir plus tard supplanté Antium ; cependant le célèbre temple de la Fortune avec son oracle dont parle Horace (Od. 1, 35), y a subsisté jusque dans les derniers temps du paganisme. Entièrement déserte au moyen âge, Antium ne commença à se relever qu’au xvie s. ; la ville actuelle date presque uniquement du temps où l’on y a créé un nouveau port, sous Innocent XII, en 1698.

De la gare, on va à g. à la place publique, à quelques pas de la mer. Le port, sans importance, est toujours exposé à s’ensabler.

Bædeker. Italie centrale. 14« édition. 31

* 472 Envir. de Rome. NETTUNO. Côte du Latium.

On voit des restes d’une jetée antique en face, du côté de Nettuno, près de l’établissement de bains. L’ancien port construit par Néron était plus à l’O. ; on voit encore à la surface de l’eau les restes de son ancienne jetée qui l’entourait sur une étendue d’env. 60 hect.

En montant, de l’autre côté de la voie ferrée, par la via Pietro Aldobrandini et en prenant ensuite à g., on arrive à la Villa Sarsina , anciennement Aldobrandini } d’où l’on jouit d’une belle vue. L’anc. Villa Albani, en face, est transformée en hospicede la marine. En suivant encore plus loin la via Pietro Aldobrandini , on peut monter tout droit sur la colline (8 min.), où il y a des restes de murs antiques. Belle vue sur la ville et sur la mer. De là, en . suivant la belle allée d’arbres (via délia Galleria) qui passe derrière la Villa Borghèse, on atteint bientôt Nettuno (v. ci-dessous).

Une promenade en bateau (v. p. 471) offre des coups d’œil intéressants sur la plage pittoresquement couverte de ruines. Le promontoire surmonté d’un phare ( faro ) est traversé par d’antiques galeries (Grotte di Nerone) qui ont fait partie d’une grande villa, peut-être une villa impériale. L 'Arco muto, près de là au N. -O., a été muré tout récemment. — A mesure qu’on s’éloigne de la terre, la vue s’étend et embrasse les gracieux contours du mont Circeo (p. 480).

Le chemin de fer d’Anzio a Nettuno (3 kil. ; 35 et 25 c.) longe la grand’route au delà d’Anzio (ll2 h. à pied).

A la guérite n° 36 est l’entrée latérale de la Villa Borghèse qu’on peut visiter (25 c.) par la même occasion en l’absence de la famille; dans d’autres cas, on se procurera un permis à Rome. L’entrée principale, le plus souvent fermée, est en face du casino qui occupe, dit-on, l’emplacement de la citadelle antique. Le jardin est remarquable par ses avenues bien ombragées et ses beaux massifs d’arbres. — Encore 10 min. de chemin de la Villa Borghèse à Nettuno.

Nettuno (buffet; café Nettuno , sur la place; Tratt. délia Campana, via Vitt. Emanuele III, 8), localité de 5072 hab., avec un château construit en 1496 pour le pape Alexandre VI, et des rues tortueuses, passe pour une anc. colonie des Sarrasins; elle n’a de curieux que sa situation. Le beau costume des femmes de Nettuno ne se voit presque plus.

Un chemin qui longe la mer et passe devant le polygone d’artillerie, mène à Torre Astura, à 12 kil. à l’E., contrée intéressante par ses nombreuses ruines de constructions romaines; Cicéron y avait une villa. La tour qu’on y voit, reliée au continent par un pont, faisait partie d’un château des Frangipani.

VI. Montagnes du pays des Volsques et chemin de fer de Terracine.

La chaîne de montagnes qui porte le nom de Monti Lepini ou Monti dei Volsci est séparée à l’E. de la chaîne principale des Apennins par le Sacco, au N. des monts Albains par une étroite vallée, à l’O. de la mer par une plaine marécageuse; elle s’étend au S. jusqu’au golfe de G-aëte et sa cime principale, la Semprevisa, au S. de Carpineto, s’élève jusqu’à une hauteur de 1536 m. Dans l’antiquité, le pays, essentiellement habité par les Volsques, fut de bonne heure soumis par Rome et complètement

pnqures .

Ehivir. de Rome. 473

Mont, du pays des Volsques. SEGrNI.

latinisé. Les villes, pittoresquement étagées sur les flancs des hauteurs, conservent encore beaucoup de restes du temps de la République et méritent d’être visitées tant pour leur intérêt archéologique que pour la beauté du paysage. Cette chaîne de montagnes est d’une nature calcaire, formant des plateaux à flancs escarpés au N.-E. et au N.- O.; elle a peu d’eau dans ses parties supérieures, tandis qu’elle est alimentée de nombreuses sources à sa base. Dans la vallée du Sacco on peut voir un certain nombre de petits cônes volcaniques.

On peut faire en un jour l’excursion de Segni (v. ci-dessous) ou celle de Ninfa (p. 476) et de Norma (p. 476), mais si on en a le temps, il vaut mieux suivre le plan que voici. Le l®r jour, on va de Rome, par l’express du matin, a la stat. de Segni, de là en diligence à la ville et l’aprèsmidi en ch. de fer à Velletri (p. 474) et à Cori (p. 475). — Le 2® jour, à pied avec un guide ou bien, s’il pleut, de préférence à cheval à Norma (p. 476) et à Ninfa (p. 476; à éviter en été), ou bien par le premier train à Ninfa et par le sentier à Norma; de là par la route à la stat. de Sermoneta-Bassiano (p. 477) et en ch. de fer à Terracine (p 479). — Le 6® jour, au mont Circeo (p. 480; sémaphore) et retour à Rome, ou coucher à S. Felice, si l’on monte au sommet de la montagne.

De Rome à Segni. — Chemin de fer, ligne de Rome à Naples: 54 kil., en 1 h. 10 par l’express, 6 fr. 90, 4 fr. 85; en 1 h. 3/4 env. par les trains omnibus, 6 fr. 30, 4 fr. 40 et 2 fr. 85. Jusqu’à Palestrina , v. p. 459. — 43 kil. Labico, ainsi nommé depuis peu, par erreur, de l’antique Labici (p. 460), auparavant Lugnano. — 46 kil. Valmontone (303 m.; Alb. dell’Unione), ville de 4913 hab., avec un beau château des Doria-Pamphili, sur un mamelon volcanique isolé. On longe ensuite le Sacco.

54 kil. Stat. Segni -Paliano (204 ni.; buffet), où aboutit la petite ligne de Velletri (p. 475).

De la gare en ville, 7 kil.; diligence à presque tous les trains, 75 c. ; à pied, 2 h. env. La route monte le long des hauteurs qui encadrent la vallée du Sacco; à g. dans le bas, sur une colline isolée, Gavignano (394 m.), localité pittoresquement située, lieu de naissance d’innocent III. Elle s’engage ensuite dans une vallée latérale , où l’on distingue sur la hauteur, à g., les antiques murs d’enceinte et la Porta Saracinesca, et atteint enfin la ville moderne par des lacets.

Segni (668 m; Loc. Colaiacomo), ville de 6942 hab., l’anc. Sinia , colonisée, dit-on, par les Romains sous Tarquin le Superbe, est située sur le flanc d’une montagne haute d’env. 700 m., dans une position très forte et d’où l’on a de belles perspectives sur la vallée des villes herniques; elle ne couvre que la moitié inférieure de l’emplacement de la cité romaine.

En traversant la ville, 011 arrive, dans le haut, à l’église S. Pietro, construite sur la partie intérieure d’un temple antique. Ses murs se composent de blocs de tuf taillés à angle droit, sur deux assises de blocs de calcaire taillés en polygones. A côté de l’église, une citerne également d’origine romaine. Les *murs antiques , construits de blocs de forme polygonale, ont 2 kil. de longueur et sont en grande partie bien conservés. De S. Pietro , on monte par un bon chemin jusqu’au sommet de la montagne, surmonté d’une croix. Belle vue sur la ville et la vallée du Sacco. En redescendant le long des murs, où l’on remarque une petite poterne à l’angle N.,

474 Envir. de Rome.

Page 1