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CORI

Envir. de Rome. 475

baroque. Vue étendue depuis la loggia, comme aussi depuis le palais municipal. La cathédrale, St- Clément, possède une Vierge par Antoniazzo Romano et une crypte curieuse à colonnes antiques. Dans le cimetière se trouve depuis 1883 une colonne commémorative de la victoire que Garibaldi remporta à cet endroit le 19 mai "“Ï849 sur les troupes napolitaines.

Yelletri est le point de départ pour l’ascension du mont Algido ou Maschio cCAriano { 891 m.), qui se fait en 3 à 4 h. avec un guide (un peu moins à partir d’Ontanese, v. ci-dessous). Cette sommité, sur le rebord d’un vaste cirque en forme de cratère dans la partie S.-E. des monts Albains, conserve à son sommet des restes de fortifications antiques (Algidum) et d’un château des Colonna (Castello Lariano) érigé vers l’an 1100. Vue étendue. On peut redescendre sur Nemi en 2 h. l/2.

De Velletri a Segni: 24 kil., chemin de fer, 2 fr. 80, 1 fr. 95 et 1 fr. 30. Cette ligne tourne d’abord au N.-E., pour passer entre les monts Albains et les montagnes du pays des Volsques. — 8 kil. Ontanese.

— 16 kil. Artena; la localité est à 2 kil. au S., dans les montagnes. On redescend dans la vallée du Sacco. — 24 kil. stat. Segni-Paliano (p. 473).

La ligne de Terracine traverse ensuite une plaine déserte. — 53 kil. Giulianello- Rocca Massima. Giulianello est un misérable village à dr. ; Rocca Massima est à 7 kil. à g. dans les montagnes, que longe ensuite la voie.

59 kil. Cori. — La gare (152 m.), desservie par une diligence (25 c.), est à 3 kil. au-dessous de la ville. — Hôtel: Alb. deW Unione, sur la place (ch. 1 fr. 25), relativement bon.

Pour voir plus vite les curiosités, prendre un guide (50 c. à 1 fr.).

— 2 chevaux pour Norma et Ninfa avec un guide à cheval, env. 12 fr.

Cori (397 m.), ville de 7118 hab., cultive beaucoup de tabac. C’est la Cora de l’antiquité, qui faisait remonter son origine au Troyen Dardanus ou à Coras, et appartint de bonne heure à la confédération Latine. Elle se composait déjà dans l’antiquité d’une ville haute et d’une ville basse. Les restes de ses murs antiques, formés d’énormes blocs de pierre, sont très imposants. Encore florissante sous l’Empire, elle semble avoir été entièrement déserte au commencement du moyen âge, jusqu’au moment où elle fut reconstruite par les comtes de Segni, au xme s., et entourée d’un mur d’enceinte en grande partie conservé.

De la place où aboutit la route de la gare, on monte à la ville haute par la «via Pelasga»; en chemin, on passe devant un pan de mur antique, puis à l’église S. Oliva, qui est construite sur des fondements antiques et a un cloître à deux étages, des colonnes antiques et au plafond de curieuses fresques du xvie s. Près de l’église est un autre pan des murs antiques de la ville, particulièrement bien conservé; plus haut encore, autres restes moins importants. Près de l’église S. Pietro se voit le portique d’un prétendu *temple d'Hercule, qui était peut-être plutôt dédié aux trois divinités du Capitole: Jupiter, Junon et Minerve. C’est là qu’a été trouvée, dit-on, la statue de Minerve, restaurée en Rome, qui décore la fontaine du palais du Sénateur, à Rome (p. 258). L’église elle-

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