VOLTERRA
St-Lin (S. Lino; pl. C 3), église fondée en 1480 par le savant Raffaele Maffei, renferme son tombeau revêtu de sa statue couchée, par Silvio Cosini de Fiesole (1522).
Dans la via Ricciarelli , n° 14 (pl.B C 3), la maison où naquit en 1509 Danièle da Volterra, le célèbre élève de Michel -Ange, m. à Rome en 1566. La maison appartient encore à la famille Ricciarelli, qui possède de lui un Elie et une Vierge.
St- François (S. Francesco; pl. B 2) possède, dans la chapelle gothique délia S. Croce, de 1315, des fresques qui ont pour sujets des scènes de la vie du Sauveur et de la légende de la Ste- Croix, par le Florentin Cenni di Francesco (1410).
Le *musée G-uarnacci (pl. 3, D 3-4), au palais Tagassi, la principale curiosité de Volterra, renferme une riche collection d’antiquités étrusques de la ville et des environs. Conservateur, le Dr Ezio Solaini ; entrée 1 fr., tous les jours de 9 h. à 3, 4 ou 5 h. ; le dimanche, les étrangers ont la faculté de visiter le musée pendant */ 2 h., sur la présentation d’une carte distribuée gratis de 9 h. à 1 h. au Municipio (p. 11), Uffizio di Polizia municipale.
Ce musée, ouvert en 1731 et considérablement augmenté depuis 1781 par les collections du savant Mario Gua.rnacci, comprend quatorze salles, sept au rez-de-chaussée et sept au premier, qui renferment des urnes cinéraires étrusques, au nombre de plus de 600. Ces urnes, longues d’environ 1 m., appartiennent à la dernière époque de l’art étrusque, à peu près au m*» ou au ne s. avant J.-C. ; quelques-unes sont en terre cuite et en grès, la plupart en albâtre (v. p. 10). Sur les couvercles se trouvent les statues fortement raccourcies des morts; les côtés sont ornés de bas-reliefs d’une exécution généralement grossière et inhabile. Quelques-unes offrent encore des traces de polychromie et de dorure. Les sujets représentés sont tirés en partie des usages étrusques, en partie de la mythologie grecque. Parmi ceux de la première espèce, on remarque surtout des scènes d’adieux: le mort est représenté à cheval, conduit par un guide qui porte dans un long sac des provisions pour le voyage, ou accompagné ae Caron avec son marteau. Souvent aussi ce sont des sacrifices, des cortèges ou des festins funèbres, des luttes, des courses de chevaux, etc. Parmi les représentations empruntées à la mythologie grecque, on reconnaît Ulysse et les Sirènes, Ulysse et Circé, l’enlèvement d’Hélène, la mort de Clytemnestre , Orcste et les Furies, la mort de Capanée devant Thèbes (la porte ressemble à la Porta ail’ Arco mentionnée p. 11), Etéocle et Polynice, Œdipe et le Sphinx, Œdipe tuant son père. Ces sujets et la manière dont ils sont traités, présentent un singulier mélange de sensualité et d’austérité, comme on le remarque souvent dans les œuvres postérieures drts Etrusques. — Cinq autres salles renferment des sculptures en marbre, un bas-relief archaïque en tuf représentant un guerrier, des vases d’une époque relativement récente, des médailles, des bronzes, des ustensiles divers, des objets en or et de beaux vases en verre. — Au troisième étage, se trouvent les archives, une bibliothèque de 20000 volumes, une collection de sceaux et un médaillier. Dans l’escalier, sculptures du moyen âge, en particulier une frise à bas-reliefs de S. Giusto (p. 13).
La citadelle (. Fortezza ; pl. D4), aujourd’hui maison de force qu’on ne peut visiter qu’avec une permission du sous-préfet, se divise en deux parties, la Rocca antica, fondée, dit-on, en 1343 par Gauthier de Brienne, duc d’Athènes, sur les vieux murs d’en-