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GUBBIO

Plus loin, la voie longe la rive dr. du Tibre. — 69 kil. S. Seconda (265 m.), à l’entrée de la vallée de l’Aggia. Sur la hauteur à dr., le pèlerinage de Madonna di Canoscio (449 m.), à 3 kil. de la station de ce nom. — 73 kil. Trestina. — 75. kil. Ranchi del Nestoro. — 79 kil. Mont one - Monte Castelli. Ensuite on repasse le Tibre. — 85 kil. Umbertide (247 m. ; Alb. Guardabassi, via Garibaldi, ch. 1 fr.), ville de 5682 hab., sur la rive g. du Tibre, dont la vallée est ici assez resserrée. L’église S. Croce a une Descente de croix de Luca Signorelli (1516). — Diligence pour Pérouse, v. p. 64.

Sur la rive g., 88 kil. Monte Corona (236 m.), stat. après laquelle la voie quitte le Tibre et remonte au N.-E. en serpentant dans l’étroite vallée de VAssino, qu’elle traverse huit fois. — 92 kil. Serra Partucci (266 m.). — 96 kil. Campo Reygiano (314 m.). — 102 kil. Pietralunya (376 ni.); la localité de ce nom est à 14 kil. au N. (565 m.). On atteint ensuite le fertile plateau de Gubbio, ancien bassin de la chaîne principale des Apennins, qui se déverse au S. par le Chiayyio ou Chiascio , en latin Clasius.

113 kil. Gubbio (v. le plan p. 59). — Hôtki. (v. p. xv; s’informer des prix à l’avauce): S. Marco (pl. a, D 3) , via Alfredo Baccarini, av. jardin, ch. 1 fr. 50. — Cafés, cours Garibaldi.

Gubbio (478-529 m.), ville de 5783 hab., située au pied et sur le versant du mont Calvo (983 m.), au débouché d’une gorge encaissée entre des rochers à pic, par laquelle passe la route de Scheggia (p. 126), rappelle en tous points le moyen âge ; le voisinage des Apennins lui donne un aspect dilférent de celui de la plupart des petites villes italiennes. Elle est dominée par la masse énorme du palais des Consuls et, plus haut, par le couvent St-Ubalde (820 m. ; v. pl. E 1). 3 h. peuvent suffire pour visiter cette ville.

Gubbio, l’ancienne ville ombrienne Iguvium, Eugubium au moyeu àçe, fut détruite par les Goths, devint plus tard république, appartint ensuite au duché d'Urbin et fut incorporée avec celui-ci aux Etats de l’Eglise. — Le 15 mai de chaque année, la veille de la fête de l’évêque St Ubalde de Gubbio (xii* s.), on célèbre la Festa dei Ceri par une procession très pittoresque. La route que suit cette procession jusqu’au couvent déjà mentionné offre partout de très beaux points de vue.

Gubbio est lo lieu d’origine du miniaturiste Oderirio, que Dante, dans son Purgatoire (xi, 80), appelle «l’onor d’Agobbio» (1240-1299) ; nous ne possédons aucune œuvre authentique de sa main. Au xiv® et au xv«s. tlonssait ici une branche de l’école ombrienne, qui a compté des peintres fort célèbres, même en dehors du pays, tels que Guida Palmerucci (1280- 1345?) et des membres de la famille Selli, en particulier Ottaviano Nelli (m. 1444; v. p. 05).

Mais Gubbio occupe une place encore plus importante dans l’histoire des arts industriels. C’était, avecUrbin, Castel Durante, Pcsaroet Faenza, un des centres principaux pour la fabrication des majoliqucs ou faïences émaillées et peintes, grâce surtout à l’un de ses citoyens. Don Giorgio Andreoli, dit Mastro Giorgio, inventeur d’un carmin qui, à la cuisson, donne aux faïences qui eu sont recouvertes un reflet métallique. Il n’y a plus toutefois de lui à Gubbio qu’une petite coupe ornée de St François recevant les stigmates.

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