GUBBIO
D'Arezzo
La plupart des rues sont montantes et traversées par trois artères parallèles, le cours Garibaldi et les rues Savelli et Yenti Settembre, cette dernière dans le haut, vers la place de la Seigneurie.
On va en 6 min. de la gare à la place Victor - Emmanuel (pl. CD 2), où se trouve à g. l’église goth. St-François. De cette place part la via Paoli, d’où se détache bientôt à g. une ruelle menant à St- Jean- Baptiste, église goth. qui a un autel à 16 colonnes de l’époque. La via Paoli monte à la fin en zigzags à la piazza délia Signoria (pl. D 2) située sur le flanc de la montagne et reposant sur d’immenses voûtes.
Le palais des Consuls qui attire d’abord l’attention est une grande construction carrée à créneaux, avec une tour élevée de 1332 à 1348 par Giovanello Maffei, dit Gattapone, de Gubbio. Au rezde-chaussée, une inscription honorifique du temps d’Auguste. Belle vue dep. la loggia (50 c.) : dans la plaine, les ruines romaines (p. 63) et adossé à la montagne, le palais ducal. — En face de celui des Consuls,
le Palazzo Pretorio, aujourd’hui Pal. Comunale (pl. D 2) ; il renferme différentes collections (50 c. à 1 fr. de pourb.).
Au lo*‘ étage: les Tables JEugoubiennes, trouvées en 1444 non loin du théâtre antique (p. 63). Les inscriptions qui recouvrent ces sept tables d’airain forment le document le plus complet qui existe de l’époque italique; elles contiennent en langue ombrienne (dialecte italique rapproché du latin) des prescriptions liturgiques et des formules de prières. Elles datent de différentes époques: les cinq plus anciennes sont en caractères ombriens, de dr. à g., tandis que les deux dernières et un fragment d’une troisième, écrites en caractères latins, datent probablement du ne s. av. J.-C.
Dans la salle du haut, qui a une belle porte en bois: un certain nombre de tableaux, surtout de l’école ombrienne, entre autres une ane. bannière de 1503, un St Vincent Ferrier de l’école de NéUi , un Tint. Viti, etc. ; des chartes des empereurs de la maison de Hohenstauffen, avec des bulles d’or, des bahuts sculptés, des armoires, des chaises des xve et xvie s., quelques majoliques anciennes (v. p. 61) et modernes.
Le troisième côté de la place est occupé par le palais Ranghiasci-Brancaleone (pl. 1; Dl-2), qui est moderne.
Du coin E. de la piazza délia Signoria, en.montant à g. la via Ducale, puis à dr. la via di S. Ubaldo, on arrive au palais ducal (pl. Dl), édifice goth. transformé et achevé vers 1474 par Luciano da Laurana (Francesco di Giorgio?) dans un style rappelant le palais d’Urbin (p. 139). La belle cour à colonnade (gardien dans la maison à côté de la cathédrale) est à un étage. L’intérieur est tout à fait en ruine. Belle vue.
En face est la cathédrale, SS. Mariano e Jacopo Martire (pl. Dl-2), à une seule nef du xme s., adossée contre la montagne à tel point que l’un des côtés y est engagé. La façade a des sculptures du xme s., représentant les évangélistes et l’agneau divin. A l’intérieur, 1er autel à g., la Vierge, St Ubalde et St Sébastien, par Sinibaldo Ibi , de Gubbio.; 3e autel, Couronnement de Ste Made-
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leine, par Timoteo Viti (1521); 10e autel à g., Nativité du Christ par Eusebio di S. Giorgio; à l’orgue, Pietà par Adone Boni , d’après le groupe de Michel-Ange à Rome (p. 349). Dans la sacristie, une chape donnée par le pape Marcel II.
De retour à la via Yenti Settembre, on descend bientôt à la via Savelli, qu’on suit à g. Au bout de la rue se trouve, à dr., l’église S. Makià Nuova (pl. E2), qui a, du côté dr., une Vierge parfaitement conservée, dite la Madone du Belvédère, par Ottaviano Nelli , probablement de 1404 (s’adresser au sacristain) et à l’entrée, des fresques de Guido Palmerucci. A la paroi à g. de la porte, un St Antoine du même artiste.
Plus loin, au S.-E., immédiatement hors de la porte Romaine (pl. E3) se trouve l’église St,- Augustin, qui a dans le chœur des fresques d’Ottaviano Nelli (scènes de la vie de St Augustin) et de ses élèves (Gloire avec des anges et des apôtres et Jugement dernier). Retournant à la porte et prenant immédiatement à g., on passe à l’église romane de la Trinité pour arriver au cours Garibaldi ; de là à g., en descendant par la via Yincenzo Armanni, à l’église St- Pierre (pl. DE3) dont la façade à demi détruite est du xne s., et à la porte Vittoria. Au delà de la porte est l’église S. Maria délia Piaggiola (pl. D3; frapper à g.), qui a une bonne Vierge de Gentile da Fabriano (Ottaviano Nelli?) au maître-autel.
En longeant les murs de la ville au N.-O. de la Porta Trasimeno, puis en obliquant à g., on arrive aux ruines d’un théâtre antique (pl. C2) découvert en 1863; il semble dater du temps de la République et fut restauré sous Auguste. Dans le voisinage au S.- E., les ruines d’un grand monument funéraire, dit mausolée de Pomponius Græcinus. La ville antique s’étendait dans la plaine, plus loin que la ville actuelle.
Pour la route de Gubbio à Pérouse, v. p. 74; à Urbin v. p. 140.
118 kil. Padule. — 126 kil. Branca (371 m.). On traverse le Chiaggio et on en suit la vallée.