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FOLIGNO

De Pérouse

à cette époque aux Etats de l’Eglise. Elle a beaucoup souffert du tremblement de terre de 1832.

A l’entrée de la ville, une statue (1872) du peintre Niccolb di Liberatore, surnommé VAlunno , chef de l’école locale (p. 65).

La via Cavour conduit tout droit à la place Victor-Emmanuel sur laquelle donne une des façades (de 1201, soigneusement restaurée en 1903) de la cathédrale S. Feliziano ; la façade du S., de style roman, est de 1133. Le reste de l’église a été modernisé au xvie et au xvne s. A g. du chœur, une chapelle octogone d’Antonio da San Gallo le Jeune (1527). L’église basse a des colonnes du ixe s. — En face du portail latéral, le pal. Orfini, à façade fort endommagée de la Renaissance. A peu de distance au N., l’anc. Oratorio délia Nunziatella , charmante construction du xve s., possède une fresque du Pérugin, le Baptême du Christ (pourb., 20 c.).

Le côté S. de la place Victor-Emmanuel est occupé par le I’alazzo del Municipio qui renferme quelques sculptures romaines (bas-relief représentant des jeux du cirque) et un certain nombre de tableaux de maîtres ombriens: de Pier Antonio Mezzastris , de Foligno, 1, la Vierge et des anges, 3, la Vierge, St Jean et St Dominique, 4, Jésus en croix, 5, la Vierge, St François et St Jean; au milieu, 57, Ste Catherine, par Dono dei Doni. Entrée, 50 c.

A l’E. de la place, le palais du Gouvernement , habité par les Trinci dès 1398 (p. 81). Il a à l’étage supérieur une chapelle où se voient des fresques par Ottaviano Nelli (1424), l’Histoire de la Vierge, de St Joachim et de Ste Anne. Dans l’antichambre, l’Histoire de Romulus et Rémus (très détériorée). S’adresser au Municipio.

De la via Principe Amedeo, où se trouve le beau palais Deli (1510), à dr., n° 6, on arrive à la place Giordano Bruno et à

S. Maria infra Portas, vieille église avec un porche du vme s. ; elle a des fresques mal conservées de Niccolô da Foligno et d’autres membres de l’école locale, ainsi qu’une chapelle du ixe s. où l’on remarque une fresque byzantine. — En face, l’église gothique St- Dominique, transformée en gymnase («Palestra ginnastica»).

La via délia Scuola d’Arti e Mestieri conduit de la via Principe Amedeo à Véc oie des Arts et Métiers, dont la cour renferme des plâtres de monuments ombriens, entre autres du temple du Cli tumne (p. 84). — A côté, l’église St-Nicdas , dont la 2e chap. de dr. a un grand tableau d’autel par Niccolô da Foligno (1492), la Nativité de J.-C., avec douze saints répartis sur les côtés et sa résurrection dans le haut ; la chap. à dr. du maître-autel a un Couronnement de la Vierge, par le même artiste.

A 20 min. à l’E. de Foligno est St- Barthélemy, qui possède un Martyre du saint par Nice, da Foligno. A 1 kil. au N.-E. de l’église, le village UppeUo, d’où un chemin cavalier (2 kil.) conduit à l’E. à l’anc. Abbadia di Sassovivo (530 m.) sur le versant du mont Serrone (1029 m.). Clef, à l’Ufficio del Bollo, à Foligno. Le cloître, bâti en 1229, ressemble à celui de St-Paul-hors-les-Murs, à Rome (p. 424), mais est plus simple.

à Or te.

TREVI.

A 8 kil. à l’O. de Foligno (dilig. 2 foie p. j. en 1 h. */■; 50 c.) est située Bevagna (225 m.; deux misérables locandas ), ville de 8584 hah., sur le Clitumne , l’ancienne Mevania des Ombriens, où il y a des restes d’un amphithéâtre et d’autres antiquités. Sur la place pittoresquement située se trouvent les petites églises 6'. Silvestro et S. Michèle , du xii*b., à façades de Bincllus et Rodulfus datant de 1195 et de 1201. Dans la cave d’une maison de la via Porta Guelfa, on voit un antique pftTMMBt 60 mosaïque représentant des monstres marins.

A 12kil. au S.-O. de Foligno (forte montée à la fin du trajet), et ii 5 kil. 5 au S.-E. de Bevagna, se trouve Montefalco (de Foligno, dilig.

2 fois par j. en 2 h. ; 1 fr. ; voit., aller et retour, 5 fr. ; pour la course Foligno-Montefalco-Bevagna-Foligno, très intéressante pour la beauté du paysage, on a payé 10 fr. eu voit, à 1 chev. — Montefalco (478 m.; Alb. Posta, près de la porte, convenable), ville de 8397 hab., située sur une hauteur, est important pour l’étude de la peinture ombrienne. A St-Aüqustin, non loin de la* porte de la villo, au mur de g., une Vierge et des saints, de l’école d’üiuorie (1522).

A proximité de la piazza Vittorio Emanuele est St-Francois, ane. église du xiv» s. qui sert maintenant de galerie de peinture (clef au palais communal; pourb. 50c.). Le portail est de 1585. Dans le chœur, bonnes fresques de Betwzzo Gozzoli (1452): la Légende de St François, et dans le bas, des papes, etc.- sous la fenêtre, Dante, Pétrarque et Giotto. Dans la chapelle a dr., à côté du chœur: sculptures en pierre (plusieurs antiques et en bois, etc. Au nombre des fresques du bas côté ae dr., la Vierge et quatre saints? le Christ en croix et, a la voûte, quatre Pères de l’Eglise, le Christ bénissant, toutes par Benozzo Gozzoli (1452). Au mur du côté de l’entrée, l’Annonciatiou et la Nativité, du Pérugin ; au mur du bas côté de g., la Vierge et deux saints, par Tiberio (T Assise (1510); le Crucifiment et un Miracle de St Antoine de Padoue, de l 'école de lien. Gozzoli; la Vierge, Tobie, l’archange et quatre saints, de Fra Aynolo da Montefalco (1506). ans la dernière chap. de la môme nef, le Crueifîment et Jésus apparaissant à Marie-Madeleine, de Yécolc de Giotto.

Presque en face de St-François, la petite chapelle S. Maria di Piazza ornée d’une Vierge de Franc. Melanzio de Montefalco (xvi* s.). A Sr- Léonakd, près de la porte de Spolète, une Vierge, des anges et dix saints, par Melanzio (1515). — A 10 min. de la porte de Spolète est St-Fortunat, où l’on voit, dans la chap. St-François (cour à g.), la Légende de St François, par Tiberio (T Assise (1512); à l’extérieur, au-dessus de l’entrée de l’église, une Vierge, St François, St Bernardin et sept anges, de Benozzo Gozzoli; au mur latéral de dr., la Vierge adorant l’Enfant par Ben. Gozzoli (1450). — Une promenade autour des murs de la ville offre des ♦vues magnitiques sur la plaine d’ümbrie.

Le chemin de fer traverse la fertile vallée du Clitumne, dont les poètes anciens vantent les troupeaux.

49 kil. Trevi (locanda très médiocre, non loin de la porte del Lago), ville de 1647 hab., la Trebiæ des anciens, située à g. sur une hauteur escarpée (413 m.), à 3 kil. de la station (omn. 50 c.). A mi-chemin, l’église S. Maria delle L&grime (p. 84). — Au Municipe, une pinacothèque où l'on remarque trois tableaux de lo Spagna: nu 1, le Couronnement de la Vierge, d’après le tableau du Ghirlandaio à Narni (p. 92); n° 61, Ste Cécile; nu 65, Ste Catherine; une Vierge de Fiorenzo di Lorenzo; un Crucifiment (triptyque) de Y école d'Ombrie du xve s. — St-Emilien, du xn« s., a un portail intéressant, où le patron est représenté entre deux lions, et trois autels richement décorés par Rocco da Vicenza (1521).

A 12 min. de la porte del Lago, l’église St-Martin (clef, au café

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Cecchini) renferme quelques fresques très remarquables: dans la chap. extérieure, une *Vierge en gloire entourée de quatre saints, par lo Spagna (1512); au-dessus de l’entrée de l’église, la Vierge et deux anges, par Tib. d' Assise; à l’intérieur, à g., St Martin, par lo Spagna (?); à dr., la Vierge, St François et St Antoine, de l 'école de Foligno. — A 15 min. de la porte del Cieco, S. Maria delle Lagrime (p. 83), construite en 1487 par Antonio Marchissi , de Florence, avec un beau portail par Giovanni di Gian Pietro, de Venise, de 1511. Dans la l1® chap. de g.: Résurrection, de l’école d’Ombrie; dans le transept, à g., Mise au tombeau, de lo Spagna (1520); dans la 2e chap. de dr., Adoration des Mages, par le Pérugin; dans la lr« chap. de dr., Annonciation, de l’école d’Ombrie.

Plus loin, un peu avant le village de le Vene , l'ancien relais de poste Sacraridj on aperçoit un instant à g. le prétendu temple du Clitumne. Pline parle bien d’un temple de ce nom (Ep. vin, 8), mais le joli petit édifice en question, dit S. Salvatore, est une construction du ive s., élevée avec des débris de tombeaux antiques, comme l’indiquent les emblèmes chrétiens (vigne et croix), les colonnes torses et imbriquées de la façade, et les inscriptions dans les murs des fondations et de la crypte. Près de le Vene, à côté de la route, se voit la source du Clitumne , si bien décrite par Pline, jaillissant pure et abondante de la pierre calcaire. De le Vene à Tçevi, 1 h. 1/2; à Spolète, 2 h. Sur le versant de g. (55 kil.), le village de Campello sut Clitunno. A 3 kil. au S., sur la route, le village aS. Giacomo, dont l’église a, dans le chœur, des fresques -remarquables de lo Spagna, de 1526, le Couronnement de la Vierge et la Légende de St Jacques de Compostelle. Beau chemin à travers un pays bien cultivé.

65 kil. Spolète, en ital. Spoleto. — La gare est à 10 min. de la ville; voiture à 1 ehev., 1 fr. — Hôtels: Lucini (pl. a, B 3), via Felice Cavallotti et piazza S. Filippo, vieux palais dans le haut de la ville, avec restaur. et lum. électr.* (30 ch. de 2 fr. à 2.50, p. dep. 6); Alb. & Rist. Cambioli , corso Vitt. Emanuele (ch. 1 fr. 50); Posta , dans le bas, place Garibaldi, près de la Porta Leonina (pl. BCl ; ch. 1 fr. 50); Alb. & Rist. délia Ferrovia, à dr., en entrant en ville. — Cafés: Clari, Pennacchietti, Centrale , tous sur le corso Vitt. Emanuele. — Poste et télégraphe, place Collicola. — Bains, place St-Luc.

Spolète (305-453 ni.), le Spoletium des anciens, jadis siège d’un évêché et maintenant d’un archevêché, ville industrielle et propre de 9631 hab., est très bien située à l’extrémité S. de la vallée longitudinale mentionnée p. 76. Les truffes récoltées en quantité dans les forêts voisines sont utilisées pour la fabrication des conserves. Au N. -O. de la ville, gisements de lignite assez importants. Grâce à sa situation et à ses monuments artistiques, Spolète offre un séjour intéressant; l'air y est vif et très fortifiant.

L’ancienne ville des Ombriens reçut une colonie romaine dès 241 av. J.-C. et repoussa vigoureusement l’attaque d’Annibal en 217, comme le raconte Tite Live (xxii, 9). Elle devint plus tard municipe romain, souffrit beaucoup des guerres civiles de Marius et de Sylla et plus tard des attaques de Totila, après la chute de l’empire d’Occident, tandis qu’elle avait joui de la faveur de Théodoric le Grand. Les Lombards y établirent en 570 un puissant duché, dont les premiers ducs furent Faroald et Ariulf. Après la chute des Carolingiens, Gui de Spolète devint même empereur, ainsi

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à Orte.

SPOLÈTE

que son fils Lambert qui fut assassiné en 898. La ville était florissante en 1155, quand elle fut détruite par Frédéric Barberousse. Elle fit partie des Etats de l’Eglise dès le xm« s. Le château fort, la Rocca (p. 86), construit en 1364 par le cardinal Albornoz sur l’emplacement de l’acropole antique et achevé par le pape Nicolas V, a été haeusebitér Lucrèce Borgi en 1499 et pris par les Piémontais le 17 sept. 1860, après pala vigonra ^pfensc du major O’Reilly, Irlandais au service du pape.

Devant la Porta Leonina (pl. B C 1) on voit encore un pont romain («Ponte sanguinario»; long de 24 m. et haut de 10 m.), où l’on peut descendre (lum.électr. ; demander la clef au bureau d'octroi). De la porte, la rue principale traverse la ville basse sous différents noms, pour continuer en lacets à travers la ville haute, d’abord sous le nom de via Umberto I et, plus haut, sons celui de corso Vittorio Emanuele.

Près de là, au S.-E. de la Porta Leonina, dans la via dcll’ Anfiteatru, à l’intérieur de la Caserma Severo Minervio, se trouvent des restes d’un amphithéâtre romain (pl. C 2) dont le grand axe mesure 119 m. et le petit 90 m. Pour visiter, s’adresser à l’officier de service.

A 5 min. de la porte sc détache à dr. une ruo qui passe sous une vieille porte (xiie-xme s.) appelée' porte tVAnnibal ou délia Fuga (pl. B 2), en souvenir des événements mentionnés p. 84. À quelques pas vers le S., on atteint la piazza Torre dell’ Olio et la rue principale, puis, un peu plus loin au N.-E., un reste de l’antique enceinte de la ville, en appareil polygonal, qui s’est conservé jusqu’ici. Au lieu de suivre la grand’rue, on peut, de la piazza Torre dell’ Olio, monter au S.-E. par des rues latérales escarpées jusqu’au corso Vitt. Emanuele, d’où l’on arrive à la place du même nom.

La plàck Victor-Emmanuel (pl. B 4), décorée d’un monument de Victor-Emmanuel (1892), est établie sur les restes d’un théâtre, romain de plus de 114 m. de diamètre, où l’on peut descendre en s’adressant au concierge de la préfecture (lum. électr.). La via S. Agata, qui en part à dr., mène à Ste- Agathe, anc. église conventuelle transformée en prison, dans laquelle sont compris des restes de murs romains; le viale Regina Margherita, à g., à côté de la préfecture , mène au S. à la Porta Romana (p. 87).

En montant à g. de la place Victor-Emm. la via Brignonc, on arrive à la place Montani et dix pas plus loin, en tournant à g., dans la via dell’ Arco di Druso, qui passe sons l’arc commémoratif de Drusus et de Germanicus. De l’autre côté de cet arc, qui est à moitié enseveli, se trouve la place du Marché ( Mercato ; pl. B C 4), le forum de l’antiquité. Le petit escalier à côté de l’arc conduit dans un joli cloître. — De là, on arrive dans l’église basse de S. Ansano, consacrée autrefois à St Isaac (p. 88); elle a des fresques du x* s., à moitié détruites; l’église s’élève sur les soubassements en partie déblayés d’un temple romain, où l’on peut descendre (lum. électr.).

La via del Municipio, près de la fontaine du Forum sur la place du Marché, monte au palais municipal (pl. C3-4), qui contient la pinacothèque et quelques inscriptions.

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A l’entrée de la pinacothèque : sculptures du commencement du moyen âge. — 2« salle: magnifique cheminée du commencement du xvi« s., inscription archaïque concernant le droit de faire du bois dans un bosquet sacré. — 3e salle: du côté de l’entrée, excellente fresque de lo Spagna, la Vierge et des saints; au mur de dr., trois Vertus et des Enfants, aussi de lo Spagna et une Vierge d'Antonello Saliba da Messina (fin du xv« s.).

Sous la terrasse qui précède le palais, par où l’on entre, on a découvert une maison romaine , qui doit avoir été celle de la mère de l’empereur Vêspasien (p. 88) ; elle a de beaux pavés en mosaïque, et est maintenant restaurée et ornée de sculptures et autres objets qu’on y a trouvés (s’adresser au concierge de l’hôtel de ville).

En prenant en face de l’entrée principale du palais, au N., par la via dell’ Arringo, on passe au palais Arroni, qui a une belle porte, une cour et des graffiti du xvie s. à sujets mythologiques, et on arrive à la cathédrale.

La *cathédrale (pl. CD 3), S. Maria Assunta , qui existait déjà comme telle en 1067, a été restaurée au xne s. ; le porche a été ajouté depuis 1491 par Ambrogio da Milano et Pippo d' Antonio Fiorentino. U y a une chaire en pierre de chaque côté et, dans le haut, une grande mosaïque de Solsternus (1207) : le Christ, la Vierge et St Jean. Le portail, richement orné (apr. 1155), est signé à g. Gregorius Melior antius.

Sous le porche, à dr. , la chapelle des fonts, ou chapelle Eroli, décorée de fresques de l’école ombrienne. Les fonts sont ornés de sculptures dont les sujets sont tirés de la vie de J.-C. A g., sous le porche, fragments de sculptures des premiers temps du christianisme.

L’intérieur de l’église a été restauré de 1634 à 1644 par le Bernin. Dans la chapelle à dr. en entrant se voient des restes de fresques du Pinturicchio (1497) et un crucifix provenant de SS. Giovanni e Paolo, qui date de 1187 (v. ci-dessous). — Le chœur est orné de *fresques (endommagées) de Fra Filippo Lippi (1466), son chef-d’œuvre, achevées après sa mort par Fra Diamante , en 1470: l’Annonciation, la Nativité de J.-C. et la Mort de la Vierge; dans la demi-coupole, le Couronnement et l’Assomption de la Vierge. — Dans le transept de dr., le tombeau de Fra Filippo Lippi (1412-1469), à g., érigé par Laurent de Médicis; l’épitaphe est de Politien. Vis-à-vis, au mur, le tombeau d’un Orsini, par Ambrogio da Milano , de 1499. — Le chœur d’hiver (Coretto d’Inverno ou Cappella delle Reliquie) , dans le bas côté de g. , contient de belles sculptures en bois (1548-1554).

C’est sur la place devant la cathédrale que se trouvait, dit-on, la résidence des ducs lombards (p. 84). — A côté de la cathédrale, l’église de la Manna d’Oro, jolie construction à coupole, fondée en 1527. — Entre les deux églises descend la via del Seminario, qui aboutit à la via Umberto I (p. 85) ; dans une rue latérale, la petite église SS. Giovanni e Paolo (pl. 1, B 3 ; clef chez le sacristain de la cathédrale) a un oratoire souterrain orné de fresques du xie s.

De retour à la via del Municipio, on va plus loin à la place Bernardino Campello (pl. C 4), où une plaque commémorative rappelle la prise de la citadelle en 1860 (p. 85). En passant dans le haut devant une fontaine , on prend à dr. un chemin qui passe près de la porte inférieure de la citadelle, la Rocca (453 m. ; p. 85),

à Orte.

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auj. transformée en prison. Un peu plus loin, près de la porte de la Rocca (pl. D4), on remarque à g. des fondements polygonaux, reste des anciennes murailles de la ville.

En sortant de l’enceinte, on arrive à une gorge profonde, traversée par l’aqueduc grandiose dit *Ponte delle Torri. qui est en même temps utilisé comme viaduc et relie la ville et le mont Luco (p. 88). C’est une construction en pierre de taille, qui compte dix arches et qui a 81 m. de haut sur 230 m. de long. Il est attribué à Théodélapius, troisième duc de Spolète (604). Les fondements sont d’origine romaine, le§ arcs en ogive indiquent que l’édifice a subi une restauration au xive s. Au milieu se trouve une fenêtre d’où l’on a une belle vne. On tourne à g. au delà du pont et l’on monte par un sentier rocailleux à la conduite d’eau que l’on suit pendant 10 min. env.; belle vue sur la forteresse, la ville et la vallée.

En rebroussant chemin jusqu’au pont et en continuant par la route de voitures qui passe au S.- O. sous l’aqueduc et longe la gorge, on arrive en l/4 d’h. à St-Pierre (S. Pietro; 388 m.), fondé au Ve s. et rebâti après la destruction de 1329. Des bas-reliefs de différentes époques ornent la *façade; les plus anciens, à la porte du milieu, représentant des animaux de la Fable, tels que le loup déguisé en prédicateur et le renard qui fait le mort, datent sans doute du xie ou du xne s.; ceux du haut, la Mort du juste et la Mort du pécheur, sont plus modernes. — Au sommet de la montagne (628 m.), la petite basilique St-Julien , on St Isaac (p. 88) fonda un couvent vers l’an 500.

Une large rue conduit en ‘l/4 d’h. de St-Pierre à la Porta Romana (p. 85). Dans le voisinage (env. 50 pas à l’O., le long de l’enceinte, puis à g.) se trouve St-Paul (S. Paolo; 369 m.), église du xnie s. qui possède de vieilles fresques et qui dépendait d’un couvent transformé en hospice. Un chemin à dr. , d’où l’on a de belles vues, va à la Madone de Lorette , construite en 1572 par Annibal Lippi; le portail est plus récent. De l’église, on rentre en ville par la porte S. Mafteo (pl. A 4), où conduisent les arcades et d’où la via Loreto Vittori ramène à la via Umberto I.

Pour terminer, on visitera encore, hors de la Porta Leonina (passer le pont, pl. C 1 , longer la rivière à dr. l’espace de 120 pas et monter à g.), l’église *il Crociflsso. dont la façade se voit déjà de loin entre les colonnades du Campo Santo. Cette église, autrefois S. Salvatore, est située sur la terrasse qui se trouve à l’intérieur du cimetière. Construite à la fin du iv« s. et détruite de bonne heure, elle est actuellement en restauration. Ses belles portes antiques ont été décorées par l’architecte chrétien d’une frise de pampres et de consoles latérales, et la façade est ornée de trois magnifiques fenêtres. A l’intérieur, vingt colonnes doriques séparaient la nef majeure des bas côtés, qui ont été murés à la suite de

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la transformation de l’église en couvent. Le chœur a conservé six colonnes antiques avec entablements doriques, et une coupole octogone s’élève sur huit colonnes colossales à impostes de forme singulière. — Dans le voisinage, l’église S. Ponziano (pl. D 1), du xme s.

Le mont Luco (830 m.), dont la beauté avait ravi Michel- Ange lors d’une visite qu’il fit aux moines en 1556, se gravit en 1 h. V2 du Ponte delle Torri (p. 87). On peut avoir des rafraîchissements au couvent de franciscains près du sommet (offrande proportionnée). Les ermitages, fondés par le moine syrien St Isaac, servent auj. de logements d’été. Le frère gardien conduit aux meilleurs points de vue: au N. et à l’E., la vallée du Clitumne, avec Trevi, Foligno, Spcllo, Assise ; puis Pérouse et l’Apennin Central, près de Città di Castello et Gubbio. La vue est interceptée des autres côtés par des montagnes dominées à l’E. par les cimes rocheuses des monts Sibyllins et couvertes de neige jusqu’au cœur de l’été.

De Spolète a Ascoli Piceno par Norcia: 111 kil. de route très intéressante à travers l’Apennin, par automobile t. les j. à 5 h. du m. en été et 6 h. en hiver jusqu’à Norcia (46 kil.), en 3 h. à 4 h.; prix 5 fr. en lre cl. et 3 fr. en 2«; bagages, 25 c. par 5 kg. En été, il y a une 2® voit, qui part à 4 h. du soir: départ de la porta Leonina (pl. B 1); voit, à 1 chev. en 8 h. env., y compris l’arrêt à Borgo di Cerreto ; prix 13 fr. — La route monte d’abord, à l’E., une pente boisée, d’où l’on a de beaux coups d’œil en arrière sur la vallée de la Maroggia et redescend sur l’autre versant par le col (9 kil. 7) Força di Cerro (734 m.) et par (12 kil. 9) Grotti (385 m.) en décrivant de grands lacets que les piétons peuvent raccourcir, dans la vallée profondément encaissée de la Nera dont elle suit la rive dr. au N.-E, Entre (18 kil.) Piedipaterno (333 m.; au S., route carrossable pour Terni) et (25 kil. 6) Borgo di Cerreto (logis passable à la poste), la route traverse plusieurs défilés rocheux, fait un détour au-delà de Cerreto di Spoleto à (28 kil. 8) Triponzo, où s’embranche à g. un chemin menant à Visso (20 kil.), pour s’engager ensuite au S.-E. dans la vallée du Corno , affluent S. de la Nera; c’est là que dans l’antiquité se trouvait, à env. 12 kil. de Norcia, la petite ville de Vespasiæ, lieu de naissance de Yespasia Polla, mère de l’empereur Yespasien. Un autre passage rocheux conduit, par (40 kil.) Serravalle (à Cascia . Monteleone et Leonessa, v. V Italie mérid., par Bædeker), dans la plaine entourée de hautes montagnes où se trouve Norcia (Piano di S. Scolastica) ; cette plaine était autrefois un lac sans écoulement.

46 kil. Norcia (604 m.; Alb. Posta, via Cavour, 2; ch. 1 fr. 50; convenable), la Nursia des Romains, ville de 4261 hab. à l’O. des monts Sibyllins, propre et encore murée; manufactures de drap. Elle a vu naître le général romain Q,. Sertorius (m. 72 av. J.-C.) ainsi que St Benoît (vers 480-543) et sa sœur Scholastique. Une statue du saint décore la place principale, appelée piazza Sertorio. L’église S. Benedetto (xiv® s.) a une jolie façade romane. A remarquer aussi le Municipio, semblable à un château fort, et la préfecture, qui a des arcades du style roman primitif. La cathédrale , à portail roman et rosace, est en ruine.

La route qui conduit à (65 kil.) Ascoli tourne à l’E. à 2 kil. 5 au S. de Norcia, près du cimetière, et monte par de vastes lacets à la crête de la montagne; le chemin muletier passe au S.-E. à S. PeUegrino , puis monte rapidement dans une gorge pierreuse pour rejoindre la route. A env. 18 kil. de Norcia se trouve le défilé de Força Canapine (1543 m.), d’où l’on jouit d’une vue magnifique: au S.-E., le Gran Sasso d'Italia (2914 m.); au N.-E., le mont Vettore (2478 m.), principal sommet des motits Sibyllins, dont l’ascension se fait de CasteUuccio (1453 m.; à 4 h. au N.-E. de Norcia) en 3 h. Va avec un guide. Le chemin muletier quitte de nouveau la route et ne la rejoint encore qu’à (25 kil.) Capo d'Acqua (840 m.).

Wainer S. Debesieioiié

à Orte.

TERNI

2 kil. plus loin (dilig. d’Arquata), au S., une route menant à Aquila en longeant à 1*0., à travers une contrée très variée, le Pizzo di Sevo (2422 m.; ascension en 4 h. k partir d’Amatrice, avec un guide), puis par Accumoli , Amatrice (Alb. Nicandro Capranica), patrie du peintre Cola delTAmatrice, Montereale, Pizzoli et S. Vittoi'ino: v. Y Italie méridionale , par Bædeker. On passe ensuite au N.-E., par la magnifique vallée du Tronto. — 32 kil. Arquata del Tronto (Alb. délia Posta, au delà de la localité). Omn. t. les j. de là à Ascoli (33 kil.), dans la matinée, en 4 h., retour dans l’après-midi en 5 h., prix 3 fr. — 44 kil. Acquasanta (hôtels: Stabilimento Balneare; Alb. Adriatico, ch. 2 fr. ; voit, pour Àscoli , 5 fr.), eaux thermales sulfureuses déjà connues des Romains (ad Aquas). — La vallée s’élargit de plus en plus. — 65 kil. Ascoli Piceno (Alb. délia Posta). V. Yltalie méridionale, par Bædeker.

La voie ferrée franchit par un tunnel d’une longueur de 1700 ni. la chaîne calcaire des Apennins de l’Ombrie. — 82 kil. Giuncano. Gorge pittoresque.

94 kil. Terni. — La oark (buffet) est à 5 min. de la ville. Tram électr. et voitures (à 1 chev. 50 c., à 2 ch. 70 c. ; de nuit 70 c. et 1 fr. ; malle 20 c.) jusqu’à la piazza Vittorio Emanuelc. — FIOtei.6: Kuropa , place Victor-Emmanuel, 2, avec rest. et bains (40 ch. de 2 fr. 50 à 4, déj. 1.25, omn. 75c.), bon; Posta (ch. 1 fr. 50). — Ristorante AquiUi d'Oro, strada Cornelio Tacito, 30 (modeste hôtel). — Café: Elvezia , à côté de l’hôt. de l’Europe. — Poste, derrière le Palais Public. — Photographies, chez Vitt. Angelici , via Nuova, 8.

Tramway éi.ectr. et voit, pour les cascades, v. ci-dessous.

Terni (130 m.), ville industrielle de 25877 hab., point de jonction pour la ligne de Sulmona, est située dans une vallée fertile, ancien lac traversé par la Nera , le Nar des Romains. C’est 1 Tnteramna Nahars des anciens qui a vu naître l’empereur Tacite (275-276 apr. J.-C.) de même que, dit-on, l’historien du même nom (env. 55-117 apr. J.-C.). Sous la cathédrale (xmc-xvue s.) on a récemment mis au jour une crypte du ixe s. On montre des restes d’un amphithéâtre dans les jardins de l’évêché, des inscriptions romaines et des fragments de sculptures au palais public. A la bibliothèque , quelques tableaux, entre autres un Benozzo Gozzoli (Fiançailles de Ste Catherine, 1476). Promenade agréable sur les remparts, d’où l’on domine la belle vallée de la Nera: à g., Collescipoli; à dr., Cesi ; en face, Narni.

Excursion aux cascades de Terni. On prendra de préférence le tram électr. pour Collestatte. Dép. do la gare de Terni et ae la piazza Vittorio Emanuele toutes les 10 à 15 min. jusqu’à la manufacture d’armes (Acciaieria ; 2 kil. 3); de là, env. 8 fois par j. en 23 min. jusqu’à (8 kil.) Collestatte. On descendra au bout de 20 min. à la station (formata) Cascate Marmore (7 kil. 3; v. p. 1*0); prix 35 c. (de 11 h. ‘/a à 1 h. >/4 et de 5®/4 à 61/», 20 c.); pas de billets d’aller et retour. — Voitures (tarif de 1889) : aller (3/4 d’h.) et retour (l/a h.) par la route d’en bas que suit le tram («dalla parte di sotto»), à 1 chev. 5 fr., à 2 ch. 7 fr. ; par la route d’en haut («dalla parte di sopra»), 7 fr. et 9 fr. ; le tour («giro») par la route d’en bas, Papigno et la route d’en haut (v. p. 90) coûte env. 12 fr. , plus 50 c. à 1 rr. de pourb. ; faire prix d’avance; les personnes qui connaissent le pays s’en tirent à meilleur marché. — Chem, de fer

TERNI

De Pérouse

(à Sulmona, v. V Italie méridionale, par Bædeker; trains peu nombreux) jusqu’à (16 kil.) Marmore, stat. à 10 min. au-dessus des cascades (v. cidessous), en 35-50 min., retour en 30 min. à peu près; 1 fr. 90, 1 fr. 30, 85 c.

Emporter de la petite monnaie pour les pourboires aux différents points de vue, les fleurs, les pétrifications, etc. qu’on offre aux étrangers (15 à 20 c. tout au plus).

Le tram électr. (p. 89) se dirige d’abord de la gare au S.; puis à l’E. de la place Cornelio Tacito, franchit ensuite la Serra et continue dans la plaine le long de la route (à dr., manufacture d’armes de l’Etat). — 2 kil. 3. Acciaieria , halte près d’une fabrique de cuirasses de blindage. — 3 kil. 7. Cervara. La vallée de là Néra se rétrécit peu à peu; à dr. et à g. de hautes masses de rochers font saillie, une végétation luxuriante en recouvre les versants; droit devant soi, tout en haut, apparaissent les ruines qui couronnent le mont S. Angelo (611 m.). — 5 kil. 4. Halte de Papigno Ponte (petit restaurant). La localité est pittoresquement .située sur un rocher isolé, à dr. sur la rive méridionale (v. cidessous). — 5 kil. 8. Papigno Bivio ; à dr., également sur la rive S., se trouve une station électr. (stabilimento carburo). — 7 kil. 3. Cascate Marmore , station où l’on quitte le tram (v. ci-dessous). — 8 kil. Collestatte , station terminus (petit restaurant), à 2 kil. 5 en dessous du village du même nom.

Le chemin de fer monte lentement, en traversant la plaine de la Nera. — 9 kil. Stroncone (240 m.); la localité (451 m.) est à 3 kil. plus au S. Ensuite la voie monte beaucoup; six tunnels; vue magnifique à g. sur le haut de la vallée de la Nera. — 16 kil. Marmore (buffet, assez bon).

De la stat. de Marmore, on va aux cascades de Terni en tournant d’abord à dr. et en traversant la voie à env. 150 pas après la guérite n° 216. On rencontre là des «custodi delle Cascate» dont on n’a pas à s’occuper. De l’autre côté de la voie, on fait immédiatement une dizaine de pas à g., pour traverser les vignes à dr., passer devant quelques maisons, par une grille à dr. (10 à 15 c. de pourb. si elle est fermée) et arriver en 6 min. à g. à la cascade du haut (v. p. 91).

La route supérieure (voit., v. p. 89), qui offre de belles vues, suit d’abord la route de Rieti et d’Aquila, où l’on arrive de la place de Terni en descendant devant l’hôtel de l’Europe, puis à g. par la rue Garibaldi. On traverse la Nera en sortant de la ville, puis on passe entre des jardins et des plantations d’oliviers. Au bout de 3/4 d’h. se détache à g. un large chemin de voit, qui descend dans la vallée de la Nera, tandis que la route continue de monter lentement à dr. dans la direction de Le Marmore (v. ci-dessus). On suit ce chemin, qui contourne Papigno (v. ci-dessus), et on traverse la Nera au bout de */4 d’h.; puis on atteint, sur la rive dr., près de la villa Graziani, la route inférieure (tram électr., v. cidessus), d’où l’on a encore 20 à 25 min. jusqu’aux cascades.

Les *Cascate delle Marmore, (cascades du Velino qui se jette à cet endroit dans la Nera, ont une hauteur totale d’env. 200 m. Elles ont peu de rivales en Europe pour les dimensions et la beauté

à Orte.

TERNI

des environs. Les trois chutes perpendiculaires, de 20, 100 et 60 m. env., où l’eau rebondit en écumant sur des rochers, s’annoncent de loin par la poussière d’eau répandue dans l’atmosphère.

Le Velino sert d'écoulement aux eaux d’une des vallées longitudinales des Apennins d’Ombrie et de ceux du Latium. A Rieti, il entre dans le bassin d’un ancien lac, où les eaux séjournent encore par places. Il charrie une grande quantité de calcaire décomposé, dont les dépôts (travertin) exhaussent continuellement son lit, de sorte que la plaine de Rieti (402 m. au-dessus du niveau de la mer) est sans cesse exposée à des inondations. Dans l'antiquité, ce fut d’abord Manius Curius Dentatus qui obvia au mal en creusant, l’an 272 av. J.-C., le canal encore aujourd’hui en usage. Plus tard furent établis deux autres canaux, en 1422 la Cava Reatina ou Oregoriana et en 1646 la Cuva raolina. Enfin Clément VIH rétablit en 1598 l’ancien canal de Dentatus, lorsqu’on eut constaté l’insuffisance des deux autres;’ cependant des travaux de régularisation sont toujours nécessaires de temps en temps.

C’est de la route inférieure et des endroits suivants que la vue sur les cascades est la plus belle: avant d'y arriver, on monte à g. pendant 12 min. env. un mauvais sentier d’où l’on a la meilleure vue de la première et de la deuxième chute, en face desquelles on se trouve. — Revenu à la route, on rebrousse chemin l’espace d< 120 pas, pour prendre à g. un chemin qui traverse la Nera sur un pont naturel, sous lequel la rivière s’est creusé son lit. A la bifurcation, on monte lentement à g. Les rochers des environs, où se trouve une carrière, se sont formés des dépôts du Velino. Le canal à dr., la Cava Paolina , n’a de l’eau qu’en hiver. Le chemin continue à g. pendant 25 min. de montée rapide en offrant de jolis coups d’œil sur la cascade dans les vapeurs de laquelle le soleil forme des arcs-en-ciel, et mène sur une saillie couronnée d’un petit pavillon en pierre. Après avoir joui du beau coup d’œil d’ensemble sur la cascade principale et la vallée de la Nera, et monté l’escalier (4 min.), on continue quelques min. par le chemin du haut, pour se diriger à dr. vers une petite maison qu’on laisse à g., traverser le jardin, passer devant quelques maisonnettes, atteindre 8 min. plus tard, près de la guérite n° 216, la route de Rieti et d’Aquila mentionnée p. 90, et enfin la gare de Marmore (p. 90).

Si l’on a du temps de reste, on peut, au lieu de traverser la voie, suivre la route à g. ; elle passe à quelques min. de là sur la rive dr. du Velino , puis au bout d’une petite */a h. au beau lac de Piediluco (568 m. ; 165 hect. de surf.), laisse a dr. un chemin qui va à la stat. de Piediluco (877 m.; 18 kil. de Terni; 2 fr. 10, 1 fr. 50, 95 c.), longe le lac et mène en 40 min. (canot en »/i h.j 50 c. à 1 fr.) de là au village de Piedüuro (374 m.; aub. passable, poissons) que domine un château en ruine, la Rooca (542 m.).

La ligne d’Ortc court à travers la fertile vallée de la Nera. Sur la hauteur à dr., Cesi (437 m.), à 8 kil. an N. -O. de Terni, au N. de la route de S. Gemini-Todi (p. 75). Restes de murs cyclopéens et grottes intéressantes. A g., Collescipoli (238 m.).

107 kil. Nami (240 m. : Alh. deW Ane/elo, très bon ; ch. 1 fr. 50, lum. électr., belle vue dep. les chambres de derrière), ville de 5200

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