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CITTA DELLA PIEVE

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cône basaltique couronné de» ruine» d’une forteresse d’où l'on jouit d’une vue étendue. Dans l’église S. Af/ata, baB-relief d'autel de l’atelier des délia Robbia; dans l’église paroissiale de S. Pietro, trois autres relief». Au-dessous de la localité, vers le S., sur la grande route de Rome (p. 100), se trouve le vieux bâtiment de la poste (719 m.). Plus loin, la route continue au S. sur Acquapendente (23 kil. ; p. 100). — Un chemin cavalier franchit à l’O. la Paglia (400 m.), souvent impraticable apres la pluie, et conduit à travers une châtaigneraie â (8 kil.) Abbadia S. Salvatore (829 m.; Alb. Italia, ch. 1 fr., simple, mais convenable). La localité, qui a 4265 hab., occupe l’emplacement d’une abbaye du x« s. sur le versant E. du mont Amiata. Mines de mercure dans le voisinage (p. 44). On fait en 3 h. env., à travers la forêt, par des sentiers souvent escarpés et de

Préférence avec un guide, l’ascension du mont Amiata en passant par anc. ermitage Ermcta (1085 m.). — D’Abbadia S. Salvatore, un chemin de voit, descend au S. à (5 kil.) lHan Castagnaio (772 m.: Alb. Angela Travcrsi, ch. 1 fr.), localité de 4432 hab. qui a une tour ue défense du xm« si et un ancien palais des marquis de Uourbon-Del Monte (1601-1611); il continue de là dans la vallée de la Paglia et va rejoindre à (16 kil.) Podere del Rigo (296 m.), à 8 kil. au S. de Itadicofani, la route d’Acqua pendente (p. 100) mentionnée ci-dessus.

Le chemin de fer descend dans la vallée de la Chiana.

159 kil. Città délia Pieve (250 ni.), ville de 6694 hab. (508 m. ; Alb. Vanucci , ch. 1 fr. 50; dilig. et voit, de Chiusi, v. p. 94), à 5 kil. au N.-E. de sa station, où il est souvent difficile de se procurer une voit. (2 fr. 50). C’est la patrie de Pietro Vanucci dit le Pérugin (v. p. 65/66). Elle possède de lui plusieurs œuvres qui datent toutefois de son déclin, et dont la plupart ont de plus été peintes rapidement et par des élèves, le maître paraissant n’avoir pas eu grande opinion du goût artistique des habitants de sa ville natale. \i oratoire de’ Disciplinati ou S. Maria dei Bianchx , dans la rue principale, via Pietro Vanucci, possède l’Adoration des Mages, sa plus grande composition (50 c. de pourb.). On montre deux de ses lettres, de 1504, concernant le prix de cette fresque, qui fut réduit de 200 à 75 florins. En face se trouve une inscription indiquant la place qu’occupait la maison natale du Pérugin. La cathédrale, restaurée à l’intérieur en 1895, a de lui un Paptêrne du Christ (lre chap. à g.) et une Vierge avec St Pierre, St Paul, St Gervais et -St Protais (dans le chœur), peinte en 1513; S. Pietro, un St Antoine avec St Paul l'Ermite et St Marcel, primitivement dans l’église S. Antonio; S. Maria (lei Servi, hors de la porte du S., les restes d’une autre œuvre de 1517, représentant le Crucifîment. — Une grande route, riche en beaux points de vue, conduit à Pérouse située au N.-E. (p. 63; env. 50 kil.).

168 kil. Ficulle (437 m.), stat. pour la localité de ce nom, située à 1 h. au S.-E. — 180 kil. AUerona. La Chiana se jette près d’Orvieto dans la Paglia, cours d’eau torrentueux, affluent du Tibre, qui, après de fortes pluies, cause souvent de terribles ravages. A partir de Chiusi, le sol se compose de couches tertiaires (grès, marnes, argiles), tandis qu’à Orvieto commence le terrain volcanique dont le centre est le lac de liolsena (p. 101).

ORVIETO

De Florence

190 kil. Orvieto. La station (124 ni.; buffet) est au pied de la hauteur sur laquelle s’élève la ville.

Orvieto. — Arrivée. Les communications entre la gare et la ville se font par l’intermédiaire d’un funiculaire (pl. E F, 1, 2) de 560 m. de long, à rampe de 27°/0, qui passe à la fin sous la forteresse par un tunnel de 120 m. ; durée du trajet, 5 min.; prix, 30 c. Les omnibus des hôtels (50 c.) stationnent à 1’ extrémité supérieure du funiculaire. — Pour la route de voit., longue de 4 kil., v. p. 99.

Hôtels (v. p. xv): *Gr.-H. delle Belle Arti (pl. a, C3), au palais Bisenzi, cours Cavour, 43 (40 ch. de 2 fr. 50 à 5, rep. 1.50, 3 et 5, v. c. ; p. 7 à 12); * Palace Hôtel (pl. b, B 3), via Garibaldi (30 ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3.50 et 5, v. c. ; p. dep. 8; omn. 1); — Italia (pl. c, B 3), via del Popolo, 5 (ch. 1 fr. 50 à 2); Qornelio (pl. d, C3), piazza Ippolito Sealzo, 1 (mêmes prix); Alb.-Rist. del Duomo (pl. e, C3), via del Duomo, recommandé (ch. 1 fr. 50). — Café très convenable sur la piazza Vittorio Emanuele. — Le vin d’Orvieto est réputé. — Photographies chez Armoni (L. Raffaelli success.), près de la cathédrale.

Orvieto (325 m.), ville de 8220 hab. et siège d’un évêché, sur un rocher de tuf isolé dont les parois perpendiculaires sont en partie naturelles, en partie artificielles, occupe l’emplacement de Volsînii , une des douze villes principales de la confédération étrusque, qui fut prise et détruite par les Romains l’an 280 av. J.-C. Les vainqueurs en emportèrent, dit-on, comme butin, 2000 statues, et la richesse de cette ville est encore attestée par les nombreux objets trouvés dans ses tombeaux: vases, parures et statues. Remplacée plus tard par une autre ville, l1 Urbibentum de Procope, à l’époque de la décadence Urbs Vêtus (de là son nom actuel), une des principales forteresses des Guelfes au moyen âge, elle servit souvent de refuge aux papes. 4 à 5 h. peuvent suffire pour la visiter.

De la place à l’O. de l’anc. forteresse, au point terminus du funiculaire (pl. E2), part le corso Cavour , la rue principale. On y voit deux tours du moyen âge; en face de la première, la Torre del Moro (pl. C 3), est la via del Duomo qui conduit à

la **cathédrale (pl. C 3 ; de mai à sept., fermée de 1 h. à 3 h.). C’est un des plus beaux échantillons d’architecture gothique en Italie et un des monuments les plus remarquables de ce pays. Commencée avant 1285 peut-être par Arnolfo di Cambio , à la suite du miracle de Bolsena (p. 100), l’évêque Guido di Earnese put y célébrer la première messe déjà en 1309. Le plan de l’édifice est celui d’une basilique à trois nefs, mesurant 104 m. 59 de long et 32 m. 95 de large, avec transept et chœur terminé par un mur droit; comme ceux de Florence et de Sienne, il est construit en assises alternatives de pierre claire et foncée (basalte noir et calcaire gris jaunâtre provenant des environs) et a été, comme bien d’autres, le centre d’une activité artistique considérable. On travailla sans cesse à sa décoration et l’on tâcha d’avoir la coopération des artistes les plus célèbres du temps. La * façade à trois frontons, commencée en 1310 sur les plans et sous la direction de Lor.

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à Rome.

ORVIETO

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