CIVITA CASTELLANA
De Florence
On descend la vallée du Tibre. Bientôt se montre à g., puis à dr., la crête dentelée du Soracte (p. 103). A g., au delà du fleuve, S. Vito, puis Otricoli, petite localité à 10 kil. d’Orte, non loin au N. de l’anc. Ocricalum , où l’on a trouvé beaucoup d’antiquités (v. p. 376). — 241 kil. Gallese. Plus loin à g., à une grande hauteur sur la rive g., Magliano Sabino (v. ci-dessous).
245 kil. Civita CasteUana- Magliano , stat. près du bourg de Borghetto , que domine un château en ruine. A g., le pont Felice (v. ci-dessous).
Excursion intéressante d’une journée: de la station (dilig. et voit, jusqu’à Calvi, 3 h.) d’abord au N.-E., par la route d’Otricoli (v. ci-dessus) et Narni (p. 91), en traversant le Tibre sur le beau pont Felice, construit par Auguste pour la voie Flaminienne (p. 126) et restaurée en 1589 par Sixte-Quint, autrefois important pour les communications entre Rome et les provinces du N.-E. Au bout de 3 kil. se détache à dr. un chemin de voit, qui mène à (5 kil.) la petite ville de Magliano Sabino (222 m.) et à (16 kil.) Calvi (401 m.), d’où l’on gravit en 2 h. au N.-E., avec un guide, le mont S. Pancrazio (1027 m.), couronné d’une chapelle St-Pancrace; vue superbe et étendue. Descente en 4 h. 1/2 à Narni (p. 91) par le couvent de lo Speco (rafraîch.) et Stieli. De ce côté, la gorge grandiose de Vasciano. On rejoint 4 kil. en deçà de Narni la route ci-dessus, qui débouche dans la ville au-dessous du château.
La station est à 9 kil. de Civita Castellana. Voit, à la gare; omn. en 1 h. 1/2, 1 fr. La route traverse des rochers de tuf et une coulée de lave venant du Lago di Yico (p. 110), situé-plus haut dans la montagne, pour franchir ensuite une gorge de 40 m. de profondeur par-dessus un pont construit en 1707 par Clément XI et réparé en 1862.
Civita Castellana (145 ni. ; Alb. Excelsior, corso Umberto I, 119, bonne cuisine; Alb. Falisco, même rue, 113, ch. 2 fr.), ville de 5132 hab., pittoresquement située à l’extrémité O. d’un plateau de tuf isolé entre les affluents du Treja, a remplacé Faléries , la ville des Falisques, centre important de l’Etrurie méridionale, prise par Camille l’an 396 av. J.-C. et détruite par les Romains en 241. La population fut alors transférée par eux à Falerium novum (p. 103), qu’ils avaient fondée, mais au vme ou ixe s. elle retourna au premier emplacement. — La cathédrale, S. Maria, a un beau porche élevé en 1210, selon une inscription, par Laurentius Romain, son fils Jacques et son petit-fils Cosme. Au-dessus de la porte de dr. , un buste du Christ en mosaïque, par Jacques Romain. L’intérieur a été modernisé de 1736 à 1740. Un escalier à g. du maître-autel descend à la crypte ornée de colonnes en partie antiques et de deux autels de la Renaissance fondés par Rodrigo Borgia; dans une pièce contiguë se trouve emmurée l’ancienne clôture du chœur, richement décorée de mosaïqués dans le goût des Cosmas. — La citadelle, construite de 1494 à 1500 par le pape Alexandre YI, sur les plans d’Ant. da Sangallo le Y., a été agrandie par Jules II et Léon X; dans la cour, un relief en marbre représente le Christ sous les traits de César Borgia, dit la légende.
à Rome.