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LE SORACTE

/. R. il. 103

Près de là et aux environs, dans les gorges, on voit quelques restes de murs antiques et de nombreux tombeaux étrusques taillés dans le roc. — En 1887, on a découvert au N.-E. de la ville, non loin du Ponte di Celle, des restes du temple étrusque de Junon Curitis; l’année suivante, on a mis au jour d’autres restes de temples enfouis à l’E. dans la Contrada lo Scasato , le point le plus élevé de son ancien territoire et enfin en 1902, au N. -O. dans la vallée du Fosso Maggiore, des débris appartenant apparemment à un ancien temple de Mercure. Pour les fouilles v. p. 214.

De Civita Castellana à (54 kil.) Rome, tramw. électr., v. p. 410. La halte S. Oreste (12 kil. en 50 min.; 1 fr. 10 et 70 c.) est le meilleur point (le départ pour I’ascension du Soracte. De la halte, chemin de voit. (3 kil.) jusqu’au chétif petit village de S. Oreste (414 m.; Ristor. Gius. Capelli, chambres, très convenable). De Civita Castellana à S. Oreste, voit, à 1 chev., 6 à 8 fr. en 2 h.; dilig. en 3 h., 1 fr. ; à pied, 3 h. 1/2.

Le Soracte (091 m.), en ital Monte Soratte, mentionné par Horace (Odes, i, 9: Vides ut alta stet nive candidum Soracte) et Virgile (En., xi, 785: Summe deum sancti custos Soractis Apollo!), est un massif de roche calcaire courant du N. -O. au S.-E. sur une longueur de 5 kil., escarpé des deux côtés et formant plusieurs cimes ; c’est un fragment d’une des chaînes des Apennins qui s’est effondrée lors d’une éruption et dont le mont Cetona (p. 47) est fa continuation septentrionale. Au S.-E., la pente est assez douce et forme une croupe sur laquelle se trouve S. Oreste. On laisse cette localité à dr., et l’on monte à g. par un sentier pierreux, pour atteindre en 3/4 d’h. le couvent des réaemptoristes de St-Sylvestre (636 m.), où l’on peut se restaurer frugalement; il a été fondé en 746 par Carloman, tils de Charles Martel et frère de Pépin le Bref. Ensuite on arrive en 10min. sur la cime du milieu, la plus élevée (691 m.), où se trouve l’église et un petit couvent en ruine. Il y avait là dans l’antiquité un temple d’Apollon. La vue est illimitée dans tous les sens; elle s’étend jusqu’à l’Apennin Central, aux montagnes de la Sabine et du pays des Volsques et aux monts Albains, à l’O. jusqu’à la mer et au lac de Bracciano, au N. jusqu’au mont Ciminien. - Un sentier descend de S. Oreste à la stat. de Stimigliano (p. 104), où il conduit en 3 h. Une */2 h. avant la station, on traverse le Tibre (10 c.) en bac.

De Civita Castellana aux ruines de Faléries. — Il y a 5 kil. au N. -O. A une distance de i/2 kil. un chemin se détache à dr. de la route de Nepi (mentionnée ci-dessous) et traverse la vallée du Posso Maggiore, puis, a env. 1 kil. de Faléries, il traverse également celle du Rio del Purgatorio, où se trouvent une quantité de tombeaux creusés dans le roc. — La ville de Falerium novum (p. 102) ou Colonia Junonia , fondée en 240 par les Romains, avait presque la forme d’un triangle; les murailles (2108 m. de circuit), flanquées de tours carrées et percées de portes, sont bien conservées; deux des portes, la Porta di Giove, à l’O., et la Porta del Bove, au S.-E., méritent d’être vues. On remarque aux environs un théâtre romain. A mentionner aussi la piscine et le prétendu forum, derrière le théâtre. — Près de la porte di Giove, à l’intérieur des murs, les ruines de l’abbaye S. Maria , du xii° s., à colonnes antiques dans la nef.

La route romaine de Civita Castellana mène plus loin au S. -O. à Nepi (11 kil.; dilig. en 1 h. >/2, 1 fr. ; voit, à 1 chev. par Nepi et Sutri à Capranica, p. 110, 12 fr.). En deçà de Nepi, on franchit le Rio Falisco sur un beau viaduc. Un sentier plus court traverse au S. le Fosso dell' Isola et continue sur la hauteur (9 kil.); il touche, à 7 kil. de Civita Castellana, Castel S. Fixa (213 m.), un peu au-dessus d’une curieuse basilique construite vers l’an 1000, sur l’emplacement d’un temple de Diane, et restaurée sous Pie IX. Elle a des fresques grossières du xi® s. et des fragments de sculptures provenant de l’anc. temple. Les clefs sont chez le maire (sindaco) ou chez les moines franciscains, en dessus de l’église. On

De Florence à Rome.

104 I- K. il. NEPI.

rejoint la route de Nepi immédiatement avant cette localité, près du viaduc mentionné p. 103.

Nepi (225 m. ; Alb. & Trait. Franc. Crivellari, recomm.), dans un site pittoresque, ville de 2973 hab. et siège d’un évêché, la Nepete ou Nepet des Etrusques, plus tard Nepe, a encore son enceinte et ses tours du moyen âge. Sur la place, le Palais Municipal, joli édifice de la Renaissance, renferme des inscriptions et des sculptures romaines. La cathédrale, du xi« s., a une crypte encore plus ancienne. A l’O. de la ville, est le château, construit en 1499, sur l’emplacement d’un autre, par Ant. da Sangallo le Y. pour le pape Alexandre VI, restauré par Paul III et actuellement une belle ruine. Lucrèce Borgia y résida en 1500, après la mort de son premier mari. Au-dessous du château, près de la porte de Rome, des blocs de tuf de murs étrusques. — Env. 10 kil. plus loin à l’O., Sutri (3 h.; p. 111).

Au delà, courte échappée sur Civita Castellana, à dr. La ligne passe sur la rive g. du Tibre. — 258 kil. Stimigliano (Loc. & Ost. délia Posta, à la gare) et — 267 kil. Poggio Mirteto, situés dans la montagneuse Sabine qui produit beaucoup d’huile. (De Stimigliano au Soracte, v. p. 103). — 278 kil. Fara Sabina (28 m.).

Une route monte au N.-E. dans la vallée du Fosso Corese à (16 kil. ; dilig. 2 fr., retour, 1 fr. 50) Fara in Sabina (484 m.; Alb. délia Posta). A 5 kil. à peu près se trouve à dr., au delà du ruisseau , une éminence {Arci, 151 m.) couronnée par les restes de l’anc. ville sabine de Cures,

Eatrie de Numa Pompilius. Un chemin carrossable et un sentier à travers i forêt descendent de Fara in Sabina vers le N. -O. à (1 kil. 5) Farfa, anc. abbaye de bénédictins, fondée en 681, dans la belle vallée de la Farfa, le Farfarus ou Fabaris des anciens. Après avoir franchi la Farfa , à 2 kil. 5 de l’abbaye, le chemin passe à l’O. sur la hauteur pour se bifurquer à 6 kil. plus loin (108 m. d’alt.): de là, il se dirige au N. sur la station Poggio Mirteto (v. ci-dessus) qu’il atteint au bout de 4 kil., ou bien il traverse au S. à 1 kil. 5 de distance un pont naturel (Ponte Sfondato), passe 1 kil. plus loin devant une osteria et arrive à la station Fara Satina, à 7 kil. 5 de la bifurcation.

En poursuivant le long de la rive g. du Tibre, on atteint la station de (290 kil.) Monte Rotondo; la ville (165 m.; 4552 hab.; Tratt. Yitt. Emanuele, sur la place de ce nom), à g., 3 kil. plus haut van posto 50 c.), a un vieux château des Orsini, plus tard propriété des Piombino, servant maintenant d’hôtel de ville. Belle vue du haut de la tour. Dans l’église S. Maria Maddalena , le monument équestre de Giordano Orsini (1484).

A 3 kil. au S.-E. de Monte Rotondo, se trouve Mentana (Albergo Vincenzo Pieucci), l’anc. Nomentum , où Garibaldi fut battu le 3 nov. 1867 par les troupes pontificales et françaises, après avoir pris d’assaut Monte Rotondo, le 26 octobre. Un monument (Ara) sous lequel reposent les soldats tombés et un petit musée Garibaldi, ouvert en 1905, rappellent le souvenir de la bataille. Le château (Castello Baronale) date du xm® au xvie s. — De Mentana à Rome, v. p. 417.

De Monte Botondo, la ligne suit la direction de l’anc. voie Salaria. Au delà de Castel Giubileo (p. 415) on aperçoit pour la première fois le dôme de St-Pierre, qui disparaît à mesure qu’on s’approche de VAnio (p. 415). A g., les montagnes de la Sabine et les monts Albains. — 299 kil. Sette Bagni (p. 415). — 311 kil. Portonaccio. Après un grand circuit, on passe, au delà de la porte Majeure, devant le prétendu temple (à g.) de Minerve Medica.

316 kil. Rome (p. 141).

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