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I. Frais de voyage. Monnaie. Langue. Passeport

Douane.

Frais de voyage. — Le voyageur qui est habitué au confort peut compter en route sur une dépense moyenne de 20 à 25 fr. par jour, non compris les frais du transport en chem. de f. ; dans les arrêts prolongés, cette dépense se réduit à 15 ou 20 fr. Si l’on est au courant de la langue et des usages du pays, on voyagera encore à meilleur compte (notamment plusieurs messieurs ensemble); en compagnie de dames, les dépenses sont naturellement plus élevées.

Monnaie. — L’Italie est sous le régime du système monétaire français; elle a des pièces de 1 , 2, 5 et 10 c. en cuivre, de 20 c. en nickel, de 1 , 2 et 5 fr. en argent, de 10, 20 et 100 fr. en or. Il y a peu d’or dans la circulation ; il est remplacé par le papiermonnaie dont la valeur est actuellement au pair par suite de l’amélioration de la situation financière du pays. Les biglietti di Stato de 5, 10 et 25 fr., tous les billets de banque de la Banca d’Italia,

INTRODUCTION. Monnaie. Langue

ainsi que les nouveaux billets des Banco di Napoli et Banco di Sicïlia revêtus d’une estampille rouge (profil de l’Italia) ont seuls cours à l’exclusion de tous les autres.

Outre les pièces d’or des pays de l’union monétaire latine (France, Italie, Belgique, Suisse et Grèce), celles de T Autriche- Hongrie, de la Russie, de la Roumanie, de la Serbie et de Monaco sont également reçues en payement, de même que les écus de 5 fr. («scudi») des dits pays et des anciens Etats italiens, à l’exception de ceux des Etats de l’Eglise et du duché de Lucques. A part les monnaies d’argent d’Italie postérieures à 1863, de France post. à 1864, de Belgique et de Suisse post. à 1866, de Grèce post. à 1867 et de St-Marin post. à 1898, toutes les autres sont hors de cours. Le billon de nickel et de cuivre du pays, ainsi que le billon de St- Marin post. à 1864, ont seuls cours légal. — Dans les auberges, les magasins et même aux guichets des gares, il arrive souvent qu’on cherche à insinuer aux étrangers les faux billets de banques, ainsi que les pièces fausses, démonétisées ou usées par le frai.

Dans le cas d’un séjour prolongé en Italie, on aura soin de se* munir d’une lettre de crédit sur une maison de banque connue. De plus, on n’aura dans son porte-monnaie que l’argent nécessaire aux dépenses du jour, tandis qu’on prendra la précaution de porter les sommes plus considérables dans une poche intérieure de ses vêtements.

Langue, f — Bien que le français soit très répandu dans les grandes villes de l’Italie, la connaissance des premiers éléments de l’italien contribuera cependant pour beaucoup à diminuer les frais de voyage. A celui que se propose de séjourner quelque temps à Rome, nous conseillons par conséquent de prendre quelques leçons particulières avant de se mettre en route.

f On fera bien de retenir ce qui suit par rapport à la prononciation de l’italien: u se prononce ou; le c devant e et i, tch ; le g devant e et i, comme dg. Devant les autres voyelles, le c se prononce comme k , et le g comme en français. Ch et gh ne se rencontrent ordinairement que devant un e ou un i et se prononcent: ch, comme k ; gh, comme gu français; sc devant e et i comme ch; gli, comme Ui dans le mot français cueilli. Ainsi, Civitavecchia « Tchivitaveckia », Perugia «Peroudgia», Scheggia «Skédgia», Ronciglione «Rontchilioné », CoUescipoli «Collcchipoli ». Pour le reste, l’italien se prononce généralement comme il s’écrit, c’est-à-dire qu’on prononce toutes les voyelles, que l’a est toujours a et que Ve n’est jamais muet. La principale difficulté consiste en ce que Ve se prononce quelquefois é et quelquefois è, l’o souvent d’une façon qu’on ne saurait figurer en français. L’accentuation des voyelles, leur brièveté ou leur longueur diffèrent également de léur valeur en français, par ex. : Brindisi « Brindisi », Casamicciola « Casamitchiola », etc.

Nombres cardinaux de 1 à 20: uno (un, una), due, tre, quattro, cinqtie, sei, sette, otto, nove, dieci, ündici , dôdici, trédici, quattôrdici, quindici, sédici, diciassétte, diciôtto, diciannôve, venti.

Dizaines de 30 à 100: trenta, quaranta , cinquanta, Sessanta, settanta, ottanta, novanta, cento.

Plan de voyage.

INTRODUCTION

Passeport. — Un passeport est toujours utile, et même nécessaire pour retirer à la poste (p. xxiv) des valeurs ou lettres chargées et pour communiquer avec les autorités italiennes et les consulats.

Douane. — La visite douanière, à laquelle les petits bagages sont également soumis, a surtout en vue le tabac, les cigares (2G fr. de droit par kilo; exemption de drôit pour 8 cigares seulement), les cartes à jouer et les allumettes. Toutes espèces d’armes sont confisquées. On conservera soigneusement les reçus de douane (v. p. xix). Les bagages expédiés d’avance sont parfois ouverts immédiatement et visités à la frontière malgré l’affirmation contraire des expéditeurs ; les colis expédiés par petite vitesse subissent trop souvent des retards considérables (v. p. xm).

Presque toutes les grandes villes prélèvent un droit d’octroi sur les denrées (dazio consumo); il suffit en général d’affirmer qu’on n’a rien à déclarer.

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