D’Attigliano à Viterbe et à Rome
Cette ligne n’a d’importance pour le touriste qu’à cause de Viterbe. Pas d’express et pas de train direct (v. p. 106). D’Attioliano a Viterbe: 40 kil., trajet en 1 h. */4 à 1 h. 3/4; 4 fr. 65, 3 fr. 25 et 2 fr. 10. — De Vitf.rbe a Rome: 87 kil., en 2 h. Va» 10 fr. 10, 7 fr. 10 et 4 fr. 55.
Attiyliano, v. p. 101. — On traverse le Tibre. — 6 kil. Sipicciano. — 17 kil. Grotte S. Stefano.
27 kil. Montefiascone (404 ni.). La gare, où l’on trouve des onin. (50 c.) et des fiacres à l’arrivée des trains, est située sur la route de Viterbe, à 3 kil. (près de 1 h.) de la ville (633 m.). A une centaine de pas en dessous de la porte de la ville, sur la route de Bagnorea (v. ci-dessous), s’élève St-Flavien , église originale à deux étages, de 1030, et restaurée en 1262 par Urbain IV dans un style gothique mêlé de roman. Sa façade principale est tournée vers la vallée. A l’intérieur, des fresques du xive s. Les chapiteaux des colonnes de l’église basse ont un caractère très original. Devant le maître-autel, une pierre tombale fortement usée, précédée d’une plaque spéciale revêtue de l’inscription suivante:
est. est. est. pr (opter) sim (ium) — est iuc lofannes) de vc Do(minus) — mevs MouTvs EST. — On raconte que cette épitaphe a été composée par un domestique, que son maître avait coutume d'envoyer en avant pendant ses voyages pour goûter les vins, et qui lui marquait les endroits où se trouvait le meilleur, en y inscrivant le mot est. A Montefiascone, le domestique répéta trois fois ce mot, et son maître n’alla pas plus loin. Le vin muscat de Montefiascone s’appelle encore aujourd’hui Est, Est (50 c. le fiaschetto).
Montefiascone ( Alb . d'Italia , piazza Vittorio Emanuele, ch. 1 fr.), ville de 3428 hab., est située sur un cratère latéral du lac de Bolscna (p. 101), peut-être sur remplacement du principal sanctuaire des Etrusques, le Fanum Voltumnæ. La cathédrale, Ste- Marguei'ite, église inachevée, à dôme octogone, est une des premières œuvres de Sanmicheli (1519). I)u plus haut point de la ville qui porte les ruines imposantes d’un château fort restauré par Léon X, on a une vue magnifique sur tout le lac de Bolsena: â dr., l’Apennin d’Ombric; en face, la chaîne du mont Amiata; à g., la mer, la plaine de l’Etrurie et la forêt Ciminienne.
Une route (10 kil.; dilig., 1 fr. 75; service d’automobiles à Farnese par Marta, Capodimonte et Valentano } en 2 h. */4 : de Viterbe à Montetiascone, v. p. 106) et un sentier conduisent à l’O. à Marta (Trattoria Laurente Pomponi, bouillabaisse), anc. petite ville sur la rive méridionale du lac, à la sortie do la Marta. Il y a une anc. tour octogone des Farnese. 2 kil. plus loin, sur un promontoire, se trouve Capodimonte (335m.; Alb. Etruria) et plus loin encore, à 4 kil. 6 au N.- O., au bord du lac, au pied du mont Bisenzo (409 m.), les ruines de l’ancien Visentum, dans le voisinage duquel on a récemment déblayé des tombeaux. Retour intéressant en barque (3 fr. ; faire prix), en passant par Martana (p. 101).
A env. 15 kil. au S. de Marta se trouve Toscanella (p. 109).
De Montefiascone à Bolsena (2 h. 3/4), v. p. 100. — La route directe d’Orvicto, qui se détache près de l’église St-Flavien (v. ci-dessus), ne passe pas a Bolsena, mais reste à l’E. sur la hauteur. Un chemin qui s’en détache à dr. conduit à Bagnorea (485 m.; Alb. Allcgrini), à une
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distance de 13 kil. de Montefiascone. C’est le Balneum Regis des anciens, magnifiquement situé sur une colline tufière, entourée de gorges sauvages, reliée au plateau environnant par une sorte de langue de terre et sujette à une constante désagrégation. De Bagnorca à Orvieto, 18 kil. par une route carrossable (v. le papillon du plan, p. 97).
Le chemin de fer de Yiterbe tourne au S. à travers la plaine, qui s’étend entre les régions volcaniques des lacs de Bolsena et de Vico. Puis un tunnel et, quelques min. plus loin, à dr., un reste de l’anc. voie Cassienne (p. 410).
40 kil. Viterbe. — G-ares: Stazione Porta Fiorentina (pl. Bl; petit buffet), au N., à 3 min. de la porte Florentine; Stazione Porta Ro?nana (pl. C 5), pour la ligne de Rome, à 3 min. au S.-E. de la porte Romaine. — Voitures des gares en ville et vice-versa: à 1 cliev.: 1 ou 2 pers., de jour 50 c., de nuit 1 fr., 3 ou 4 pers. 1 fr. et 1 fr. 50; à 2 cliev.: jusqu’à 4 pers., 1 fr. 20 et 2 fr., chaque pers. en sus, 25 c. et 40 c.; à l’heure, en ville ou hors de ville (les jours de fête et de marché exceptés), à 1 chev.: 1 à 3 pers., 2 fr., avec supplément de 50 c. pour chaque 1/i d’h. en sus; à 2 cnev.: jusqu’à 4 pers., 3 fr., suppl. 75 c. par V 4 d’h. A Montefiascone (p. 105) en 2 h. à 2 h. */ 2, 8 à 10 fr. (service d’automobiles, en 3/4 d’h.; v. p. 105); à Orte (p. 101) en 3 h., IG à 20 fr.
Hôtels (v. p. xv), tous avec restaurant: Gr.-H. Viterbo (pl. a, B 1), près de la porte Florentine, lum. élcctr., bains minéraux (50 ch. dep. 1 fr. 50, déj. 1, p. dep. 8 v. c.). — Angelo & Torretta (pl. b, B 3), place Vict.-Emm. (ch. 1 fr. 50 à 2) , bon; Schenardi (pl. c, B 3), non loin de la place, avec café. — Photographies: Gizis. Polozzi , vicolo délia Ficunaccia (pl. C 2) ; Zeffirino Mattioli, cours Vict.-Emm. (pl. C 3). — Poste: sur la place du Plébiscite (pl. B 3).
Viterbe (293-354 m.), ville de 17 344 hab., siège d’un évêché, avec de vieux murs et des tours du temps des Lombards, est située dans la plaine au N. -O. du mont Ciminien, sur l’emplacement de l’anc. Sorrina ou non loin de là. C’était le centre du pays donné au pape par la comtesse Mathilde de Tuscie (m. 1115*) et appelé «patrimoine de St-Pierre». Viterbe est souvent mentionnée dans l’histoire comme résidence des papes et lieu de leur élection au xme s. (v. p. 107). Les anciens auteurs italiens l’appellent «la ville aux jolies fontaines et aux belles femmes»; on y rencontre encore aujourd’hui quantité de beaux détails architectoniques et d’endroits pittoresques. L’eau potable est excellente.
Le centre de la ville est la place du Plébiscite (pl. B 3), où se trouve le *palais municipal, commencé en 1264; il a un beau vestibule du xve s., et des salles ornées de fresques des xve-xvue s. On voit dans la cour (belle vue à l’O.) une jolie fontaine et six grands couvercles de sarcophages étrusques, enrichis ' de statues couchées. A dr., l’entrée du musée municipal (clef au 1er étage; 50 c. à 1 fr.).
Ir® salle: couvercles de sarcophages avec figures et inscriptions; antiquités étrusques et romaines; objets du moyen âge, quelques-uns apocryphes, comme le décret de Didier, roi des Lombards (à la fenêtre), et la Tabula Cibellaria, fabriqués par le fameux Annius de Viterbe, moine dominicain, mort à Rome en 1502. Au mur de dr., une Vierge de Lor. da Viterbo. Il® salle: tableaux, surtout une *Pietà, œuvre principale de Seb. del Piombo} peinte sous l’influence de Michel-Ange, aupa-
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à Rome.
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ravant à St-François (p. 109); une vieille reproduction, endommagée, de la Flagellation par le môme artiste (p. 403); un Baptême de J.-C., œuvre d’atelier et une Adoration de l’Enfant par Ant. da Viterbo. A la sortie, buste en terre cuite de G. B. Almadiani probablement par Andrea délia Robbia (1502). — III» salle: une Madone et deux anges, bas-relief de tympan en terre cuite, probablement par Andrea deüa Robbia • sculptures du moyen âge, entre autres un Sphinx provenant de S. Maria in Gradi (1280).
La bibliothèque de la ville , au ét. du bâtiment attenant au N., renferme 50000 vol. (bibliothécaire: le cav. Cesare Pinzi) et les précieuses archives qui comptent des documents remontant au xi«s.
En descendant quelques pas par l’arcade à dr. du palais municipal, on arrive au joli portail de S. Maria délia Sainte (pl. 113), du xme s. A peu de distance, au N., au delà du pont Tremoli, la petite église octogone S. Elisabetta (pl. B 3) ou S. Maria délia Peste , à coupole et à pavement en mosaïque de 1470.
Dans l’angle N.-E. de la place du Plébiscite, où débouche la via dell’ Indipendenza, se trouve la petite église S. Angelo (pl. B 3), qui a à la façade un sarcophage romain décoré de scènes de chasse ; au-dessus se lit une inscription du xvic s. en l’honneur de la belle Galiana, qui, dit la légende, fut en 1138 (?) la cause d’une guerre entre des familles nobles de Viterbe et de Rome, dans laquelle ces dernières furent vaincues. A l’autre coiu de la via dell’ Indipendenza, un lion avec un palmier, armoiries de Viterbe, qu’on trouve répétées au 8. de la place, à la via S. Lorenzo.
La via S. Lorknzo conduit à la cathédrale, en laissant dans la première rue à dr. (n° 7) le palais Chigi , du xvc s.; elle passe encore, à mi-chemin, à la petite place de la Mort (pl. B 4), ornée d’une fontaine du moyen âge, et traverse un pont.
Sur la piazza S. Lorknzo (pl. A4), à g. de la cathédrale, se trouve un petit palais du xme s. A dr. l’anc. Palazzo Papale, précédé d’un perron, commencé en 126(5 et récemment restauré, a servi de résidence épiscopale depuis le xve s. C’est dans la longue et vaste salle que, sur l’ordre de Charles d’Anjou, le conclave s’assembla en 1270 pour procéder à l’élection de Grégoire X, en 1276 pour celle de Jean XXL et en 1281 pour celle de Martin IV. La première de ces élections dura deux ans: les cardinaux ne pouvant se mettre d’accord, le podestat de Viterbe lit enfermer les électeurs dans la salle dont on enleva le toit et les contraignit par la faim à prendre une décision. La belle loggia gothique (jolie vue), d’où le pape nouvellement élu donnait sa bénédiction et d’où Clément IV (p. 109) prononça l’anathème contre Conradin de Hohenstaufen, a été ajoutée en 1267 et restaurée eu 1904.
La cathédrale, St- Laurent (Duomo; pl. A4), est uue belle basilique à colonnes du xiic s. (?), à campanile gothique; elle a été restaurée au xvie s.
A l’intérieur, on remarquera les curieux chapiteaux des colonnes. Dans la lr» chap. à g., le Christ et les quatre Evangélistes (1472), par Oirol. Scacco ue Vérone (non pas Mantcgna). Dans la 2« chap. à ar., tombeau de la princesse Lætitia Wyse-Bonaparte (1804-1871). A l’extrA-
YITERBE.
D'Attigliano
mité du bas côté de dr., le tombeau moderne du pape Jean XXI; l’ancien, qui date de 1277, est en face, dans le bas côté de g., derrière la
{)orte. — Ce n’est pas devant le maître-autel de la cathédrale, mais projablement devant celui de St-Sylvestre, aujourd’hui le Gesù (pl. B 4), que le comte Guy de Montfort assassina en 1271 le comte Henri de Cornouailles, fils de Richard, empereur d’Allemagne, et neveu d’Henri III d’Angleterre, pour venger son père tué à la bataille d’Evesham, en 1265. Dante fait mention de ce crime et place le meurtrier dans le septième cercle de l’enfer (xn, 120).
En rebroussant chemin jusqu’à la piazza délia Morte et en continuant à l’E., on entre dans le quartier pittoresque de S. Pellegrino (pl. BC4) qui a conservé de nombreuses constructions du moyen âge, particulièrement à la place S. Pellegrino, à l’extrémité E. de la rue du même nom.
Plus loin, au S., l’église S. Andrea (pl. B 5), du xn® s., restaurée en 1902, et sa crypte de la même époque. Dans le voisinage, via di Piano Scarano, jolie fontaine du xivc s.
Au N.-E. de S. Pellegrino, se trouve la place de la Grande- Fontaine ( Fontana Grande; pl. C 4), décorée de la plus grande fontaine de la ville, du style goth., achevée en 1279 et restaurée en 1424. La place est reliée à celle du Plébiscite (p. 106) par la via Cavour et à la porte Romaine (pl. C4; 1653; v. ci-dessous) par la via Garibaldi. C’est près de la porte que se trouve S. Sisto, église dont la construction primitive remonte au ixe s., avec une abside emmurée dans les murs de la ville ; dans la sacristie, une Yierge et des saints par un peintre siennois (xve s. ; voilée, pourb. 20 c.).
L’anc. église S. Maria délia Verità (pl. C 3), à la porte de la Yérité, est maintenant transformée en salle de fêtes (clef, à la «Scuola Tecnica»); elle a un beau cloître gothique. Dans la chap. Mazzatosta, à dr., belles *fresques par Lorenzo da Viterbo, achevées en 1469: le Mariage de la Yierge, l’Annonciation, la Nativité, l’Ascension, des Saints et des Prophètes avec un grand nombre de portraits de l’époque. Dans le pavé, carrelage en faïence de xve s. — En dehors de l’enceinte, à 200 pas au N. de la porte de la Yérité, à g., maigres restes d’un palais commencé par Frédéric II en 1242 et détruit déjà en 1250.
Rentré dans la ville par la porte de la Yérité, on prend à dr. le vicolo délia Porta et l’on passe devant la petite église S. Giovanni in Zoccoli (pl. C 3), du style roman du xie s. et restaurée en 1881. Puis en continuant par la via Mazzini, on monte enfin à dr., par le vicolo délia Ficunaccia, à l’église Ste-Kose (pl. C 2) qui possède, dans une chap. grillée à dr. (sonnette à l’entrée), le corps momifié de la sainte (m. 1261), qui souleva le peuple contre l’empereur Frédéric II. Depuis 1664, la veille du 3 sept., l’image de la sainte, placée sur une tour triomphale (macchina di S. Rosa) de 18 m. de haut, est transportée en grande pompe de la porte Rosine à l’église Ste-Rose. — On descend ensuite au cours Victor- (pl. BC2-3), auquel se rattache, au N.-O., la via Prin-
&eograÿh- Anstalt tou.
à Rome.
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Sur la place de la Rocca (pl. R 2), une fontaine de 1566, attribuée à Vignole. Plus haut, l’église goth. de St-Frauçois , renfermant les tombeaux des papes Clément IV (m. 1268) et Adrien V (m. 1276), à g. et à dr. dans le transept. A g. du maître-autel, tombeau de Fra Marco da Viterbo (m. 1369); dans le bras g. du transept, tombeau du cardinal Gerardo Landriani (1445). — En deçà de l’enceinte, à g. à la porte Florentine (1768), la /?occo, anc. citadelle papale commencée en 1457 et servant maintenant de caserne. Hors de l’enceinte, le beau jardin public (pl. A B 1-2).
A 2 kil. au N.-E. de la porte Florentine (v. pl. Cl; dilig. en 35 min.; voit, à 1 cliev., 1-2 pers., aller et retour 1 fr.) se trouve l’église du pèlerinage S. Maria délia Quercia, bel édifice de la Renaissance, érigé de 1470 à 1525. Les bas-relief» des tympans du portail sont d’Andrea délia Robbia (1508), le plafond en bois ae l’intérieur d'Ant. da Sangallo le J. (1619-1525) et le tabernacle d’Andrea Bregno (1490). Le couvent de dominicains à côté de cette église a deux cours, chacune avec une jolie fontaine (de 1508 et 1633); la première possède une loggia de la Renaissance, sur une base gothique. 2 kil. plus loin, la petite ville de Bagnaia (dilig. en 1 h.; voit., 3 fr. aller et rotour, v compris l’arrêt ii la Quercia). On monto de la grand’place à dr., par la via di Mczzo, h, la charmante villa Imite commencée en 1477, agrandie en 1504 et achevée en 1588: c’est le séjour d'été de la famille ducale du même nom, qui en permet l’entrée. Elégant casino par Vignole, beaux jets d’eau et magnifiques chênes rouvres. 50 c. de pourboire.
A env. 9 kil. au N. de Viterbe, 1 kil. 5 h l’E. de la route de Civileüa ( TAgliano , se trouvent les ruines de Ferento (v. pl. Cl){ le Ferenhun des Etrusques, patrie de l’empereur Othon, détruite par Viterbe en 1172 à cause de son hérésie, parce que scs habitants représentaient le Christ en croix avec les yeux ouverts, tandis qu’il aurait dû les avoir fermés. Parmi les ruines du moyen ùge et des époques romaine et étrusque, dans lesquelles on a fait en 1902 des fouilles fructueuses, on remurdus ou théâtre d’une construction primitive toute particulière, avec additions postérieures. — On recommande, pour le retour il Viterbe, le détour par la vallée sauvage de Y Arqua Rossa.
A env. 3 kil. à l’O. do Viterbe (voit, à 1 chev. 2 fr.), la source thermale sulfureuse il Hulicaine, mentionnée par Dante (Eufer, xiv, 79) et fréquentée encore aujourd’hui (63°); c’est un petit étang, un des nombreux témoins de la nature volcanique de la contrée, tout bouillonnant de bulles de gaz, reposant sur une colline aplatie formée de travertin disposé en gradius. L’établissement des bains est à 1 kil. 5 au S. -O. On y va tout droit do la porte Faul (pl. A 4) en */4 d’h., par un joli chemin qui laisse à g. le petit pont par où l’on va ii Castel d’Asso (v. ci-dessous). Belle vue sur Viterbe.
Ctustel d’Asso est k 8 kil. il l’O. de Viterbe (3 h. on voit, aller et rotour). A 500 m. à l’E. du Bulicame, on tourne à g., puis à dr. après avoir traversé doux gorges à 2 kil. 6 vers le S. et on arrive, 3 kil. plus loin, à la vallée où se trouvent une trentaine de tombeaux étrusques , creusés daus le roc. Sur la colline située en face, les ruines pittoresques d’un château du moven âge et quelques restes d’un village antique, probablement du Castellum Aria mentionné par Cicéron.
De Vitkkhe a Toscaxblla: 23 kil., dilig. tous les jours, è 9 h. */a du matin, en 3 h., 1 fr. 50 (départ de l’Alb. dell’ Angelo). Toscanella (166 m.; Alb. Itracchetti , piazza dell’ Indipendenza), ville de 4839 hab., encore entourée de son enceinte et de ses tours du moyen âge, est l’anc. Tusraim. En dehors, du côté «le Viterbe, se trouve nue gorge IU0 des tombeaux étrusques. Au-dessus, il dr., dans les ruines de l’anc. citadelle, à côté du palais épiscopal, aussi en ruine, où demeure le gardien (il >/« d’h. à l’E. de Toscanella), l’église S. Pietro , du style roman du ix» s.,
TOSCANELLA.
D'Attigliano
remaniée en 1039, à façade richement décorée, mais en partie moins ancienne. A l’intérieur, un tabernacle de 1093, une clôture de chœur de construction primitive; à dr. du chœur, des peintures murales du xje s. et une vieille crypte. — Près de là, dans la vallée, la belle église S. Maria Maggiore , de 1050-1206, à façade pittoresque. La chaire est composée de parties de diverses époques; au chœur, une fresque intéressante, le Jugement dernier, du xive s. (s’adresser pour visiter au Palais Communal). L’une et l’autre de ces églises ne servent plus au culte. Les vieilles églises romanes’ dél Gonfalone délia Rosa et S. Silvestro sont également intéressantes. — De Toscanella à Corneto, v. p. 8.
La vieille route de Yiterbe à Rome passe par la porte Romaine et gravit lentement le mont Ciminien (Monte Cimino), dont le plus haut sommet (1058 m.) , cône volcanique de trachyte en désagrégation , reste sur la g. La forêt ciminienne (mons Ciminius) était autrefois considérée comme un boulevard insurmontable de l’Etrurie centrale; mais en 310 av. J.-C., l’audacieux consul A. Fabius Rullianus le franchit pour la première fois et défit complètement les Etrusques. Depuis le défilé (860 m.; à 11 kil. de Yiterbe) on jouit d’une vue très étendue: en bas, sur la dr., le Lago di Vico (507 m.), l’anc. lacus Ciminius , entouré de forêts, occupe le cratère d’un volcan ; il a une superficie de 12 kil. car., un pourtour de 18 kil. et une profondeur de 50 m. Sur la rive septentr. s’élève un cône de scories d’origine plus récente ( Monte Venere, 834 m.); à l’O., le bord du cratère atteint une hauteur de 963 m. (Monte Fogliano). — A env. 16 kil. de Yiterbe, la route se bifurque à g. dans la direction de Caprarola (p. 111); 5 kil. plus loin, Ronciglione (p. 111).
La ligne de Yiterbe a Rome (v. p. 105 ; gare à la porte Romaine, pl. C 5; 351 m. d’alt.) ouverte en 1894, a ranimé la contrée presque oubliée de l’Etrurie méridionale , par laquelle passait autrefois la voie de communication la plus directe avec Rome. La voie ferrée monte lentement et traverse plusieurs rivières profondément encaissées. — 4 kil. S. Martino al Cimino (387 m.). La localité (561 m.) et son abbaye gothique du xnc s. sont à 2 kil. 5 à g. La vue s’étend à dr. sur la plaine jusqu’au mont Argentario (p. 5); à g., les hauteurs boisées du mont Fogliano (v. ci-dessus).
13 kil. Vetralla (396 m.). La ville (Alb. Lupi, Borgo Roma) est à dr., à 3 kil. de la gare; elle a 8020 hab. et une église St- François du xne s. A 1 kil. 5 au S.- O. était le Forum Cassii des Romains.
C’est de Vetralla qu’on visite la nécropole de Norchia (guide nécessaire). On suit la route de Corneto (3/4 d’h. en voiture), puis une mauvaise route sur un plateau désert (1 h.). La nécropole est dans le genre de celle de Castel cl’Asso (v. p. 109), mais encore plus grandiose. Parmi les tombeaux, on en remarque deux d’un style approchant du style grec. — Au delà de la vallée se trouvait au ix® s. une ville d’Orcle; il n’en reste que les ruines du château et de l’église. — Il ne subsiste également que des ruines insignifiantes de Bieda, l’anc. Blera, misérable village à 9 kil. au S.- O. de Vetralla, qu’on visite pour ses grottes sépulcrales et ses deux ponts antiques (en voit, un «posto» 50 c.).
19 kil. Barbarano (456 m.), au point culminant de la voie, au milieu de pâturages déserts. — Viaduc de 50 m. de haut et à sept arches avant la stat. suiv., sur le Fosso Cacchiano.
24 kil. Capranica (397 m.; Alb. dell’ Angelo, médiocre), ville de 3335 hab., avec deux tours à flèche pointue, est à 3 kil. à g.
à Rome.