ST-MARIN
en face, au n° 45), qui possède un tableau de Paul Véronèse, le Martyre de St-Julien (voilé), et un autre de Bittino daFaenza (1357), dont le sujet est aussi emprunté à la. vie de ce saint.
De Rimini à Ravenne, 50 kil., ch. de f. eu 1 h. »/4 à 2 h. ; 5 fr. 80, 4 fr. 10, 2 fr. 65. Pour Ravenne, Ferrare, etc. v. V Italie septentrionale , par Bædeker.
De Rimini a St-Marin, excursion très intéressante: env. 20 kil., dilig. en 4 h. ; 2 fr. ; départ de la place Cavour, tous les jours entre midi et 8 h. suivant la saison. Retour (en 3 h.) entre 4 h. et 6 h. du matin. Voit, à 1 chev., 15 fr. ail. et ret. ; à 2 chev., env. 20 fr. et pourb. A pied, la course, d’abord un peu monotone, demande 4 h. ‘/a l’aller et 4 h. au retour: déjpart de la Porta Montanara (pl. B6); à partir de SerravaUe (148 m.), par la vieille route. — La meilleure carte est celle de l’état-major général italien au 25000» (1894, 50 c.).
La république de St-MÜrin (San Marino), la plus petite du monde (61 kil. car.; 11000 hab.), a été, dit-on, fondée dans un désert inabordable
Sar St Marin (m. 366), au temps de la persécution de Dioclétien. La fête u saint est célébrée le 8 sept. De fait, il y a eu là dès 885 un couvant de St-Marin, autour duquel s’est formée une localité qui s’est agrandie peu à peu, a été reconnue par le paje Urbain VIII en 1631 et s’est toujours maintenue indépendante. L’Etat y est représenté par deux capitaines-régents, élus solennellement tous les six mois, le l»1- avril et le l»r oct., par le Grand Conseil composé de 60 anciens, 20 nobles, 20 bourgeois et 20 propriétaires fonciers. Douze membres choisis dans son sein forment le Petit Conseil.
On arrive d’abord, de Rimini, au faub. de Borgo Mayyiore (521 m.), au pied septentr. d’un rocher à pic (Monte Titano, 743 m.), sur la crête duquel s’étale la ville (env. 1500 hab.; Alb. del Titano, avec café-rest., très convenable, ch. 1 fr. 50 à 2). On peut gagner le sommet par des sentiers qui raccourcissent. L’église S. Francesco , du xiv» s., près de la porte du même nom, a des tableaux de G. da Cotiguola et des fresques de Niccolô Alunno. Sur la place del Pianello, d’où l’on jouit d’une belle vue, s’élève le palais du Gouvernement (1894), en style gothique, par Fr. Azzurri; l’intérieur présente un certain intérêt. Devant, une statue de la Liberté, donnée en 1876 par Mme Ottilia Heyroth-Wagener, qui a reçu en échange le titre de duchesse d’Acquaviva. Derrière le palais, on voit dep. 1904 un buste en bronze du comte Rart. Boryhesi (1781-1860) connu par ses travaux d’épigraphie et de numismatique; il a habité St- Marin de 1821 à sa mort et y a mis en ordre et décrit ses collections. La cathédrale («Pieve»), de 1826-1838, contient le tombeau de St Marin (v. ci-dessus). Le musée comprend une petite collection de tableaux. ♦Vue splendide de la Rocca (738 m.) qui sert de prison (souvent fermée dans l’après-midi), comme aussi de la tour (748 m.) qui est au S. de la Rocca, et du jardin Borghesi.
De Rimini a St-Léon: 32 kil. de route (v. pl. A 6) intéressante même pour les piétons, dilig. t. les j. à 8 h. */* du mat., trajet en 5 h. 3/4; 3 et 5 fr. Première partie uniforme, en remontant au S. -O., la vallée de la Marecchia. On voit longtemps à g. l’énorme cône de la montagne que couronne St-Marin. Ensuite apparaît, sur une hauteur, Verucchio, berceau des Malatesta, dont on voit aussi les châteaux de l’autre côté de la rivière, au-dessus de Scorticata. Les montagnes se rapprochent jusqu’au bord de la rivière. A 16 kil. de Rimini, le pont par où l’on va à Scorticata, à dr., et une aub. passable. A 3 kil. de là, à g., une route menant à St- Marin (6 kil.). 4 kil. plus loin, après Fietracuta, on tourne au S. dans la vallée du Mazzocco , qu’on parcourt l’espace de 3 kil. 5 pour monter enfin en lacets le versant escarpé de St-Léon, en jouissant de oeaux coups d’œil en arrière sur Verucchio, St-Marin et la mer.
St-Léon (639 m.; Alhx Leone Oardeüi), petite ville de 2239 hab. sur une hauteur rocheuse et escarpée au-dessus de la vallée de la Marecchia, d’où l’on a de belles vues, a un vieux château servant auj. de prison Bædeker. Italie centrale. 14» édition. 9
PESARO
De Bologne
et où mourut en 1795 l’aventurier Cagliostro, qui y était détenu. L’anc. cathédrale , qui renferme des parties antiques, est une construction remarquable du style roman, à trois nefs, avec chœur élevé sur une grande crypte et le sarcophage de St Léon, sous un escalier à g. du chœur. — Un sentier beau, mais pénible, mène au N.-E., en 3 h. à St-Marin (p. 121). On retourne par la route dans la vallée du Mazzocco, puis on franchit la rivière, et après avoir gravi à dr. le mont Maggio , on redescend dans la vallée du torrent de St-Marin qu’on traverse pour remonter à St- Marin.
Au delà de Rimini, la voie suit la côte, en franchissant le Marano et la Conca (Crustumium). — 121 kil. Êiccione. — 130 kil. Cattolica , localité dont le nom rappelle l’hospitalité qu’elle donna aux évêques pendant le concile de Rimini (359). Les contreforts des Apennins s’avancent ici jusqu’à la mer; on traverse un tunnel et l’on continue en laissant à g. le mont S. Bartolo avec la villa Impériale (p. 124) et en franchissant la Foglia , le Pisaurus des Romains.
- 145 kil. Pesaro. — Hôtels: Alh. Zongo , via Zongo (v. ci-dessous), avec restaur. (ch. 2 fr. 50, omn. 50 c.); Leon d'Oro, via Garibaldi (pl. C4-5; ch. 1 fr. 25). — Restaur.: Tratt. del Genio , place Victor-Emmanuel, bon. — Cafés: au rez-de-chaussée de l’hôtel Zongo, entrée par la via Branca; C. délia Piazza, place Victor-Emmanuel. — Voitures: de la gare en ville, à 1 chev., 80 c. ; à 2 chev., 1 fr. — Poste et Tél. (pl, 6, C4), à la préfecture (v. ci-dessous).
Pesaro , ville de 14768 hab. , le Pisaurum des anciens, auj. chef-lieu de la province de Pesaro et Urbino, était célèbre au moyen âge par ses fabriques de majoliques (v. p. 61).
Pesaro, habité à l’origine par les Sicules, puis par les Ombriens, les Etrusques et les Gaulois Sénonais, fut une colonie romaine dès l’an 184 av. J.-C. Détruite par le Goth Vitigès en 536 api. J.-C. et reconstruite par Bélisaire, la ville fit partie de la Pentapolis maritima (p. 118), échut aux Malatesta au xm® s., aux Sforza en 1445 et aux de la Rovère, ducs d’Urbin, en 1512, qui en firent leur résidence. Elle devint, surtout sous Lucrèce d’Este, femme du duc François-Marie II, le rendez-vous des artistes et des poètes. Bernardo Tasso y acheva son Amadis et son fils Torquato y séjourna aussi. Pesaro fut incorporé aux États du pape en 1631. — Les figues de Pesaro sont réputées.
De la gare (pl. A 5), on va par la porte du S. à la place Garibaldi, où se trouve, dans un jardin, une statue de Garibaldi (1891); puis on passe au théâtre Rossini (pl. B 5) et on arrive par la via Branca à la place Victor-Emmanuel. Immédiatement à g., se trouve la via Zongo avec l’hôtel du même nom (v. ci-dessus), ancien palais de cardinal. A dr., le joli portail de l’anc. église St - Dominique (pl. 04), de 1390.
Sur la place Victor-Emmanuel (pl. C4), ornée d’une belle fontaine, à g., l’imposante préfecture , anc. palais ducal, commencé avant 1465 par Luciano da Laurana (p. 138) pour les Sforza, et achevé au xvie s. par Girolamo Genga et son fils Bartolomeo pour les de la Rovère. La salle des fêtes, longue de 34 m. et large de 16 m. 50, a un plafond en bois décoré de peintures, qui date de la fin du XVIe s. C’est dans cette salle que fut célébré, en 1475, le
Metri
1 Banca dJltalixv C 3
2 Casa, di GioojCeh. Bossini C 3
3 Liceo Mamiani B 3
4 Pal.devPagl. C3
5 IhL.tlôGiusUzia- C3
6 Pescheria, B3-
1 PiazzcL Marnùiru C3
8 Posta, ic'fetegrxx/ô C 3 1
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à Ancône.
PESARO
mariage de Costanzo Sforza avec Camille d’Aragon. En face, le palais dei Pagi , de construction plus récente. Entre les deux, à dr., une façade érigée en 1848, avec les statues en marbre de Gioacchino Rossini, le «cygne de Pesaro» (né en 1792 et mort à Paris en 1868), et de l’écrivain comte Giulio Perticari (1779- 1822), par P. Lorandini. — A l’autre angle de la place est le palais municipal , devant lequel se trouve le monument du comte Terenzio Mamiani (p. 246), natif de Pesaro, par Ettore Ferrari (1896). Sur la place Mamiani (pl. 5, C4), dans la petite église S. Ubaldo (clef à l’économat) attenante à l’hôtel de ville, un Couronnement de la Vierge en présence de quatre saints, toile fortement rembrunie, et des prédelles par Giov. Bellini (vers 1475).
A l’O. de la place, via Mazza, n° 24, dans le palais Almerici , se trouve l’Athénée de Pesaro (pl. B 4; Ateneo Pesarese ) ou musée de la ville (Museo Oliveriano), public les dim. et jeudi, de 10 h. à midi, et visible les autres jours moyennant pourboire (50 c.), de 10 h. à 2 h.
Rez-de-chaussée. Le vestibule contient des pierres votives de matrones de Pisaurum, qui comptent parmi les plus anciens monuments latins. — Dans la cour et dans l’escalier: inscriptions et sculptures de l’antiquité et des temps chrétiens. — I» étage: deux dessins gravés sur pierre, du vu® au vi® s. av. J.-C., l’un d’eux représentant un vaisseau; figures en terre cuite et lampes antiques; ivoires, par ex. un vieux basrelief chrétien figurant le Paradis perdu et la Lapidation de St Etienne ; bronzes et monnaies italiques, entre autres un Æs grave de Vetulonia (p. 4); un Mithra en pâte de verre; puis une excellente collection de majoliques (550), de Pesaro , d’Urbin , de Castel Durante et de Gubbio, ces dernières en partie par Maestro Giorgio (catalogue 1 fr.) ; des tableaux, dont doux par Marco Zoppo; une Pietà et une tête de St Jean-Baptiste; un buste on marbre de Napoléon I®r par Canova, etc. ; enfin une collection d’histoire naturelle, riche en coquillages. — II® étage: bibliothèque Olivieui, qui compte 50000 vol. et 2000 raan., entre autres des lettres du Tasse. Ouverte dans la semaine de 9 h. à 4 h.
Le lycée Rossini (pl. B 4), anc. palais Machirelli, renferme une statue de Rossini par Marochetti (1864).
Dans la via Rossini, par où l’on va de la place aux bains de mer de Pesaro (pl. C 4-3), se trouvent la maison natale de Rossini (pl. 2, C4), le palais Mosca (vis-à-vis) et sa collection de tableaux, de faïences, de meubles, etc. (15 salles), léguée à la ville et visible les dim. et jeudi de 11 h. à 3 h., et la cathédrale (S. Maria Assunta). A côté, dans le vestibule de l’ évêché (pl. 8, C 3-4), un «nymphée» ou vieille fontaine chrétienne. — A l’E. de la ville, la Rocca Costanza , anc. citadelle construite par Giov. Sforza, servant maintenant de prison.
L’église St-François (pl. C 4), via Roma, a un portail goth. — St-Augustin (pl. B 3), corso Undici Settembre, a un beau portail goth. de 1412. — A l’extrémité de cette rue, à g., le Manicomio, asile d’aliénés; puis VOrto Giulio (pl. A 3-4), petit jardin avec observatoire, d’où l’on a une belle vue sur la Foglia traversée par un pont antique, et sur le mont S. Bartolo (p. 124). St-Jean-
124 I- R- is.
PESARO
De Bologne
Baptiste (pl. A4), au S.-E., via Passeri, commencé en 1540 par Girol. Genga, renferme le tombeau de Giulio Perticari (p. 123).
De Pesaro, on visite au N.- O. le mont S. Bartolo ou mont Accio (202 m.). Sur le versant O., où l’on monte en 3/4 d’h. du vieux pont de la Foglia (pl. A4), par un chemin escarpé' (voit, à 1 chev., 4 à 5 fr. ; faire prix), se trouve la * Villa Impériale (fermée pendant la vendange ; carte d’entrée chez le propriétaire, le prince Albani, à Pesaro, via Mazza, 5). C’est là qu’ Alexandre Sforza. avait construit sa maison de campagne, dont la première pierre fut posée par l’empereur Frédéric III, dans son voyage de 1469. Les étages supérieurs ont été décorés sous les de la Rovère d’ornements en stuc, de carrelages en majolique et de fresques. lre salle («Stanza del Giuramento»): au plafond, Cortège triomphal du duc François -Marie d’Urbin (à côté de lui, Alphonse de Ferrare), par Girol. Genga; aux murs, paysages et enfants par Camillo Mantovano. 2® salle («St. delle Cariatidi»), la plus belle: décoration en berceau, avec paysages et figures représentant Daphné, par les frères Dossi. Au plafond, une expédition militaire du duc. 3® salle («St. dei Semibusti»): Couronnement de Charles Y et allégories d’après Angélo Bronzino. Les peintures des salles suiv., à partir de la 4® qui est décorée de grotesques charmants dans le genre d e Jean d'Udine, représentent le duc nommé général par le cardinal Alidosi, le pape Léon X et le doge de Venise. La dernière salle («St. délia Calunnia») a un beau plafond en stuc et des peintures de Raffaellino dal Colle: le Couronnement du duc; la Calomnie, d’après Apelles; les Vertus chrétiennes. — Eléonore Gonzague a fait construire vers 1530, par Girolamo Genga, derrière l’anc. maison, un palais pour son mari François-Marie, au dire de l’inscription sur la façade: «a bellis redeunti animi ejus causa». Resté inachevé, il n’en est pas moins un magnifique édifice. Vues plendide de la terrasse. — Près de là, l’église des Girolamitani. Sur une hauteur, derrière l’anc. couvent, vue grandiose sur la contrée environnante.
La petite ville de Gradara, tout entourée de murs crénelés, à 11 kil. au N.- O. de Pesaro, possède dans son Municipio une Vierge et des saints par Giov. Santi (1484) et dans la Rocca un autel en terre cuite par Andrea délia Robbia. Belle vue, du haut de la tour.
De Pesaro a Urbin: 37 kil., deux services par jour en 4 h. à 5 h. l/4 à la montée et 3 h. V2 à 4 h. à la descente: 3 fr. 20, 5 fr. 20 aller et retour, billet valable pour 15 jours: la « Messaggeria accélerata», à 6 h. a/4 du mat. de la grand’place de Pesaro (3 h. Va du soir d’Urbin), et la «Diligenza comunale», à 3 h. du s. de Pesaro (6 h. du m. d’Urbin). Service d’autobus projeté; voit, à 2 chev. 15 à 20 fr. — La route passe d’abord par la vallée de la Foglia , à travers des collines fertiles, touche (13 kil.) le village de Montecchio et franchit la rivière 1 kil. 5 plus haut. On aperçoit de loin Urbin, où l’on monte à la fin par de grands circuits. A l’arrivée, à dr. sur la hauteur, se voit le palais ducal, avec trois loges entre des tours rondes. La diligence s’arrête au cours Garibaldi, un peu en dessous de l’Alb. d’Italia. — Urbin, v. p. 137.
De Pesaro a Ancône, la voie longe la côte, parfois tout près de la mer, les ramifications des Apennins s’étendant souvent jusqu’au rivage ; on a sans interruption une belle vue sur la mer qu’animent de nombreuses barques.
157 kil. Fano (hôt. : Alb. Moro-Nolfi, via Nolfi, ch. dep. 1 fr. 25), ville riante de 10 535 hab., l’anc. Fanum Fortunæ, encore entourée de murs et de fossés et fréquentée pour ses bains de mer. Elle doit sa fondation à un temple de la Fortune, que rappelle une
à Ancône.