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LORETTE

ou 2 fr. 80, 1 fr. 95 et 1 fr. 30; jusqu’à Porto Civitanova, 43 kil., 1 h. à 1 h. 30. — Deux tunnels. — 6 kil. Varano. A g., le beau mont Conero (p. 130).

16 kil. Osimo (265 m.; Mb. Nuova Fenice , ch. dep. 1 fr.), petite ville provinciale de 6404 hab., VAuximum des anciens, colonie romaine dès 157 av. J.-C., est située à 1 h. à l’O. sur une colline (omn. 50 c.). — Le mur d’enceinte, du ne s. av. J.-C., existe encore au N.; on fera le tour de la ville pour le voir et jouir de la vue. Le palais public, sur la place, renferme des statues antiques et des socles revêtus d’inscriptions trouvés au xve s. sur l’emplacement du forum antique, mais mutilés en 1487 par les Milanais; de plus, une Yierge et trois anges par Lor. Lotto et un tableau d’autel par Bart. Yivarini. Les sculptures du portail de la cathédrale datent du xme s.; à l’intérieur, beaux fonts en bronze du xvic s

Ensuite on aperçoit à dr. Castel fidar do, où les troupes pontificales, commandées par Lamoricière, furent complètement battues par les Italiens, sous les ordres de Cialdini, en 1860.

24 kil. Lorette, en ital. Loreto. — Hôtei.s (v. n. xv): Race Gemelli, non loin de l’église (ch. 1 fr. 50); Pellegrino, sur la place (ch. 1 fr. 50); Pens. Tommaso Ferri , sur la place, à g., sous les arcades, n°* 77-78. - Trattoria di Franc. Betti, via délia Piazzetta, 180. — Omnibus et voit, partic., en ville, 60 c. par place, à la descente 40 c. ; voit, à 1 chev. pour Recanati (p. 133; 7 kil. au S. -O.) 3 à 4 fr., en faisant prix. Pour aller à pied à Lorette, on prend à dr. de la route, à l’endroit où elle passe sous un chemin qui se dirige vers le chœur de l’église. — Beaucoup de mendiants et de guides importuns dont on n’a pas besoin.

Lorette (127 m.), ville de 1178 hab., à 1/i h. du chemin de fer, sur une colline riche en beaux points de vue sur la mer, les Apennins et la Marche d’Ancône, doit sa célébrité à son pèlerinage qui, cependant, a beaucoup perdu depuis que Lourdes est en vogue. La longue rue qui la compose est bordée de boutiques où se vendent des cartes illustrées, des chapelets et autres souvenirs. Grande fête les 7 et 8 sept., à la Nativité de la Vierge.

D’après la légende, la maison de la Ste Vierge, à Nazareth, eirPalestiiie, était l’objet d’une grande vénération depuis le pèlerinage qu’y fit, en 336, l’impératrice Hélène, mère de Constantin le Grand. Après les invasions des Sarrasins, la basilique qu’elle avait fait construire pardessus cette maison menaçant ruine et les infidèles s’étant rendus maîtres de Ptolémaïs (St-Jean-d’Acre), des anges transportèrent, en 1291, la Casa Santa à Tersatto près de Fiume, et, quatre ans plus tard dans un bois de lauriers (Lauretum) où elle se trouve encore aujourd’hui. L’affluence des pèlerins augmentant d’année en année, il s’est formé alentour une localité que le pape Sixte -Quint érigea en ville en 1586. Le Tasse fit aussi le pèlerinage.

L’*kglise de la Casa Santa, grand édifice goth. à portique et trois nefs d’égale hauteur, avec transept aussi à trois nefs, a été reconstruite à partir de 1468, sous Paul II, de 1479 à 1486 par Giul. da Maiano, de Florence; Giul. da Sanyallo acheva en 1500 le haut dôme du transept, reposant sur huit piliers; l’intérieur a été transformé dès 1526 par Ant. da Sangallo le Jeune. L’ex-

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