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LA PEINTURE A MILAN, APRÈS L'ÉCOLE DE LÉONARD

ABSENCE D'UNE ÉCOLE LOMBARDE DE PEINTURE A PARTIR DU XVP SIÈCLE. — LES PROCACCINI ; LE CERANO ; MICHEL-ANGE DE CARAVAGE ; D. CRESPI ; P.-F. MAZZUCCHELLI. — LE NÉO-CLASSICISME ET ANDREA APPIANI. LE ROMANTISME.

DEPUIS la fin du XVL siècle jusqu'à celle du XVIIIe, il y eut en Lombardie un certain nombre de bons peintres, mais pas d'école proprement dite. Tous furent plus ou moins les disciples des écoles de Venise, de Rome et surtout de Bologne, mais ils ne réussirent pas à créer un type bien à eux, distinct des autres, facilement reconnaissable.

Après la disparition de l'école de Léonard et avant l'arrivée des Procaccini (de Bologne), un groupe d'artistes de Crémone et de Lodi travaillèrent avec succès à Milan. Parmi eux se trouvait Nicolas d'Appiano, qui peignit dans la cathédrale, et Giovan Paolo Lomazzo (1538-1600), artiste maniéré, mais plein de vie, qui a écrit sur la peinture un traité fort intéressant ; son disciple, Ambrogio Figino (1548-1600?), qui réussit les portraits mieux que les travaux d'histoire (fig. 332) travaillait également à ce moment dans la grande cité lombarde.

L'absence de renseignements biographiques sur la famille Procaccini est une des nombreuses lacunes de l'histoire de l'art. Pourtant il s'agit d'artistes remarquables, relativement modernes, sur lesquels

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