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DU DÔME

(Cliché Alinari.)

Façade

de Ferrari (1518-1535), leur furent bien supérieurs. Elève de Gian Martino Spanzotti, Defendente subit aussi l'influence de Macrino (d'Alba) ; il produisit une grande quantité d 'œuvres (on en connaît plus de quatre-vingts), dune réelle suavité de sentiment, de formes distinguées, d'une grande finesse de technique et d'une décoration très riche (fig. 389).

Un essaim de peintres plus nombreux encore sortit du Montferrat et des pays circonvoisins.

Asti a donné naissance à Gandolfino di Roreto, qui peignait entre 1 493 et 1 5 1 0 ; il a laissé plusieurs œuvres dans sa patrie, à Turin, à Vercelli et à Savigliano. On ignore où naquit Giovanni da Piemonte ", qui, en 1 456, signait à Cittâ di Castello un tableau remarquable (fig. 390) ; malgré l'incorrection du dessin, la singularité des types aux yeux écarquillés et l'influence évidente de Pier délia Francesca le recommandent à l'attention.

Un certain Pietro Spanzotti (de Varese) vint se fixer à Casale en 1470. Il eut pour fils Francesco, mort vers 1530, et Gian Martino, qui s'adonnait à la peinture dès 1481, et qui mourut après 1 524. Une des filles de Francesco épousa Pietro Granmorseo

timide et incorrect, mais très gracieux. Gian Martino (fig. 387) fut le maître de Defendente (de Ferrari), de Girolamo Giovenone, et compta Sodoma parmi ses élèves à Vercelli. On lui attribue aujourd'hui, outre divers tableaux, une vaste série de Fig. 384. - Chieri. - Cathédrale fresques dans l'ancien COU-

(CHchc AUuari.) vent de San Bernardino,

Fig. 385. — Perosino.

Saint Jean l'Évangéliste.

(Tarin, Pinacothèque.)

LE NORD DE L'ITALIE

près cTIvrée ; ces peintures se distinguent par des qualités peu communes de beauté, de composition et de sentiment qui rachètent les défauts de forme et d'exécution. Gian Martino est très supérieur à Ottaviano Cane, né à Tonno, vers 1498, et mort très vieux, après 1 570 ; quoiqu'il se vantât d'être vraiment imitator naturœ, il n'en restait pas moins très attaché à la tradition (fig. 398). Mais l'artiste le plus célèbre du Montferrat est Macrino de Alladio, dit Macrino d'Alba (1470?- 1528); ilap-

partient moins à l'art de son pays natal qu'à celui de la Toscane et de l'Ombrie, très florissant à Rome vers la fin du XVe siècle (fig. 396). Si, dans la suite, il se ressentit de l'influence lombarde, l'étude de ses œuvres, surtout des premières, montre de réelles affinités de formes avec celles du Pinturicchio, du

Fig. 387. — M. Spanzotti.

La Vierge et l'Enfant.

(Turin, Pinacothèque.)

(Cliché Anderson.)

Fig. 386. — B. Lanino.

La Vierge, l'Enfant

et des Saints.

(Turin, Pinacothèque.)

(Cliché Alinari.)

Pérugin, de Signorelli et même de Ghirlandaio ; il est donc permis de penser qu'il fit son éducation artistique à Rome, où tous ces maîtres avaient laissé de superbes manifestations de leur talent, en particulier au Vatican.

Pendant près de cinq ans (1515- 1518), le Véronais Giovanni Francesco Caroto (Voir p. 115) vécut dans le Montferrat, où lavait appelé le marquis Guglielmo ; mais nous ne voyons

ANCIENNETE DE VART A VERCELL1

pas que son art ait exercé la moindre influence sur les peintres indigènes.

Citons encore les architectes, Matteo Sanmicheli de Porlezza, Bartolomeo Baronino de Casale et Ambrogio Volpi, dit le Volpino.

Parmi les nombreux peintres de Novare, de Vercelli et du territoire adjacent, il en est deux vraiment grands : Gaudenzio Ferrari et So-

Fig. 38g. — Defendente de Ferrari.

Triptyque.

(Turin, Pinacothèque.) (Cliché Alinari.)

Vercelli fut de bonne heure, du reste, un véritable centre artistique.

De même que les principales églises, les plus anciennes traces de peinture y remontent au XIIIe siècle. On sait que l'évêque Ugone, mort en 1235, avait fait décorer le vestibule du Dôme, et qu'un demisiècle plus tard un certain Aimeno inaugura la série des peintres, si

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Fig. 388. — G. Mazone.

Annonciation.

(Gênes, Santa Maria di Castello.)

(Cliché Alinari.)

doma ; ils se rattachèrent plus tard à l'école lombarde, mais, par leur naissance comme par leurs débuts, ils appartiennent au Piémont.

Fig. 3go. — Giov. Piemon rESE.

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(Città di CastellOj Pinacothèque)

LE NORD DE L'ITALIE

Fig. 3qi. — Granmorseo.

Madone et Saints.

(Vercelli, Archevêché.)

(Cliché Masoero.)

nombreux au XIVe siècle, et plus encore au XVe. Nous ne rappellerons que les meilleurs artistes qui appartiennent aux groupes des Oldoni, des Giovenone et des Lanino.

Boniforte I Oldoni, né à Milan vers 1412, établi à Vercelli en 1462, mourut en avril 1478. 11 eut sept fils, dont six au moins suivirent la carrière paternelle. On conserve à Turin un unique tableau d'Eleazaro (1516): il reste à Verrone une fresque de Josué ( 1 465 ?- 1 5 1 8 ?). Enfin, à Vercelli, on montre une peinture de Boniforte III (1520-1586?).

Girolamo Giovenone ( 1 490- 1 555 ; fig. 392), d'un talent calme et distingué, acquit plus de largeur et exécuta de bons portraits, en s'mspirant de l'art de Gaudenzio, après avoir subi d'abord l'influence de Spanzotti. Giuseppe Giovenone l'Ancien (1495 P-1553 ?) a laissé un tableau à Ciriè. On doit à Giuseppe

Giovenone le Jeune (1524-1606?) deux retables de la Pinacothèque de Turin, où il se montre le disciple de Gaudenzio. Bernardino Lanino ( 1 5 1 2 ?- 1 583 ?), fécond et gracieux, quoiqu'un peu mou (fig. 386), se réclamait du même maître.

Mais il est temps de parler de Sodoma et de Gaudenzio, qui furent les deux gloires de cette période.

Giovanni Antonio Bazzi (1477- 1 549), connu sous le nom de Sodoma, naquit à Vercelli ; d'abord élève de Gian Martino Spanzotti, il prit ensuite contact avec l'œuvre de Léonard et finit par s'établir à Sienne, vers 1 50 1 . Esprit inquiet et fantasque, il avait un sentiment instinctif de la beauté ; la grâce féminine et l'espièglerie des

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Fig. 392. — G. Giovenone.

La Vierge, l'Enfant

et des Saints.

(Turin, Pinacothèque.)

(Cliché Alinari.)

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