‹ Italie du nordChapitre 147 sur 200 · WALS. — LEURS ÉLÈVES GÉNOIS : LES CARLONE, BERNARDO STROZZI · texte numérisé non relu

WALS. — LEURS ÉLÈVES GÉNOIS : LES CARLONE, BERNARDO STROZZI

D. PARODI, LE BACICCIA.

NOUS avons vu jusqu'ici que Gênes, à peu d'exceptions près, n'a produit ni architectes, ni sculpteurs, et que dans cette ville l'architecture et la sculpture furent presque exclusivement cultivées par des étrangers, qui combinèrent leurs efforts pour créer des types spéciaux, en raison des nécessités techniques et des exigences locales. Il n'en est pas de même de la peinture ; il y a eu plusieurs peintres vraiment génois, et, de plus, une école génoise, limitée il est vrai, et relativement tardive.

Laissons à d'autres le soin de recueillir les renseignements épars, très rares d'ailleurs, sur certaines peintures exécutées du XIIe au XIVe siècle en Ligurie, surtout à Gênes et à Savone, où affluèrent principalement les artistes toscans. Notons au contraire à Gênes, avec le développement des rapports commerciaux au XVe siècle, une tendance croissante à favoriser la peinture étrangère, qui, sous l'influence flamande, s'étendait en Espagne, en Allemagne, en France et en Italie, en suivant la vallée du Rhin. On aurait peine à compter les chefs-d'œuvre flamands qui se voyaient autrefois dans la capitale de la Ligurie; aujourd'hui, bien que les

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