Milan. — Presbytère
de Saint-Ambroise.
(Cl. I. I. d'Arti Grafiche.)
édifices, le Dôme de Milan, le Château de Pavie et les fortifications de Pizzighettone et de Novare ; son fils Guiniforte, d'abord ingénieur du Dôme en 1459, travailla ensuite à la Chartreuse de Pavie, puis succéda à Filarete à l'Ospedale Maggiore, dont il exécuta les admirables fenêtres conjuguées, à arc aigu. La sculpture se transforme facilement, pendant cette période, grâce aux deux œuvres grandioses du Dôme et de la Chartreuse de Pavie, auxquelles collaborent non seulement les Solari, déjà nommés, mais aussi les Mantegazza.
Michelozzo, appelé de Florence par Pigello Portinari, directeur de la Banque médicéenne de Milan, est peut-être Fauteur de la porte représentée â la figure 233, à l'exception des quatre figures latérales. On hii attribue également l'architecture et la décoration sculpturale de la chapelle de San Pietro Martire (fig. 243), contiguë à Sant* Eustorgio (1462-1470). Mais cet admirable monument conserve des traces d'art lombard aussi bien dans les peintures, dues à des artistes indigènes que dans les ornements sculpturaux. Ces traces sont visibles dans les fenêtres conjuguées, dans les colonnes qui affectent la forme de candélabres. Néanmoins, dans son ensemble et dans maints détails, l'édifice constitue, en plein Milan, un sanctuaire de l'art toscan vers le milieu du XVe siècle, c'est-àdire à l'époque où triomphaient les formes architectoniques inaugurées par Brunelleschi et définitivement établies par Giuliano da San Gallo : la coupole, édifiée par ce dernier à Santa Maria délie Carceri,
Fig. 245. — Bramante. — L'Homme
a la Hallebarde.
(Milan, Musée de Bréra.) (Cliché Brogi.)