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LES EMBELLISSEMENTS DE MILAN

Fig. 246. — Castiglione d'Olona.

Église de Villa.

(Cliché Alinari.)

à Prato, est la sœur jumelle de celle de Sant* Eustorgio.

Les successeurs de Francesco Sforza continuèrent à favoriser les arts. Le premier, Galéas Marie, épris de magnificence, frappa les Milanais d'impôts nouveaux qui servirent à construire des palais, des monastères et des églises, à paver les rues, à embellir les édifices déjà existants. Les artistes les plus renommés affluaient à cette époque dans la grande ville. On croit que Bramante y arriva vers 1 474. Agé alors de trente ans, il venait d'Urbin, ce foyer de haute culture, où avaient vécu des hommes tels que Luciano da Laurana, Paolo Uccello, Pier délia Francesca, Juste de Gand, Melozzo da Forli. Bramante devait certainement à Luciano sa passion pour l'architecture ; Pier délia Francesca et Melozzo l'avaient initié à la science de la perspective ; ses tableaux, car il commença par se livrer à la peinture, se ressentent de ces diverses influences, et le caractère en est avant tout monumental. Les historiens nous ont conservé le souvenir de plusieurs œuvres de lui à Rome, à Bergame

et surtout à Milan ; mais aujourd'hui il ne subsiste plus que le Christ à la Colonne, de l'abbaye cistercienne de Chiaravalle (monument élevé entre 11 35 et 1221), l'Argus du Château des Sforza et les huit fresques de la maison Panigarola, aujourd'hui au Musée de Brera (fig. 245).

Ces peintures suffisent à prouver que, s'il avait persévéré dans cette voie, il aurait certainement brille

Fig. 247. — Bramante. — HERACLITE

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