ET DÉMOCRITE
Milan, Musée de Brêra) (Cliché Brogi.)
LE NORD DE L'ITALIE
Fig. 248. — Lodi.
Église de l'Incoronata.
au premier rang. Mais il préféra se consacrer tout entier à l'architecture, où il excella et dont il fut appelé le réformateur, sans que ce titre lui convienne du reste absolument, car il ne fit que continuer, fortifier et développer les principes de Brunelleschi, suivis par Léon Battista Alberti et Laurana. Bramante fut un des plus grands architectes, non seulement de son temps, mais de tous les temps. Grâce à lui, prévalut en Lombardie le nouveau type architectonique déjà employé avec éclat à Castiglione d'Olona pour l'église de Villa (fig. 246), et connu à Milan par les œuvres de Filarete, de Michelozzo et d'Amadeo.
En général, les documents font défaut sur la vie de Bramante, et par suite les incertitudes abondent, même sur ses œuvres de la période milanaise. Aujourd'hui, on ne lui attribue sans réserve que le portique de la maison des Chanoines, de Saint- Ambroise (fig. 247), avec ses colonnes noueuses comme des troncs dépouillés de leur écorce, et l'église de San Satiro (fig. 251), avec la savante perspective du chœur et la sacristie (fig. 253) aux proportions gracieuses, à la riche ornementation. Le petit pont du Castello, que Cesarini croit être de Bramante, a subi au cours des siècles des transformations considérables. D'aucuns prétendent qu'il est l'auteur de la coupole, de l'abside et de la porte de Sainte - Marie - des -Grâces (fig. 249), des cloîtres enclavés aujourd'hui dans l'hôpital militaire de Sainte- Radegonde et de bien d'autres édifices ; mais ces hypothèses se heurtent à de graves objections. Ailleurs, en Lombardie, d'autres monuments sont sûrement
Fig. 249. — Milan.
Sainte-Marie-des-Graces.
(Cliché Brogi.)