SCENE PREMIÈllE
MANFREDl , seul.
MANFREDI , Ir coude aj>piiyi' sur le l.alcon.
Comme tout est tranquille!... quel silence... on fait aussi silence sur la place publique, lorsque le bourreau tient le coutelas levé sur la télé du coupable ; et voilà quel est ton silence à toi , Naples l'endormie... tous maintenant reposent tranquilles , et dans quelques instans tous se rueront péle-mcle dans la ville... tous, la face blême et endormie, sortiront de leurs demeures, en se demandant , comme des hébétés ; « Qu'y a-t-il ? » Et loi, clocher que j'aperçois au loin , tu te tais aussi , et bientôt ta cloche funèbre va tinter le glas de la terreur et de l'incendie... mes compagnons , maintenant ils allument leurs torches, ils aiguisent leurs stylets... — Je ne sais ce que j'ai , mais celte pensée de destruction me brise et me tue... puis il a là, dans mon cœur, quelque chose qui le
iOG ITALIE , DKAMK.
brise , cl le lue plus encore... on ajjpelle cela le remords. . ah! quv. ii'a-t-ori plulôl a|)j)ele celte souffrance enler , car elle vous bi'ule couliiuiellenienl... Ali î je soullre...
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