DE COBTONE A PÉROUSE EN VOITURE PARTICULIÈRE
N. B. L'intérêt historique et en même temps pittoresque qu'offre le trajet entre Cortone etPérouseî engagera sans doute beaucoup de voyageurs à faire»
ce trajet en voiture particulière,
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afin de pouvoir s'arrêter à leur guise sur les bords du lac de Trasiméne et d'y étudier les localités, théâtre de la célèbre bataille livrée par Annibal.
La route entre Cortone et Pérouse est très-variée en points de vue. Les chênes abondent.
Les collines sont couvertes d'o- | liviers.
En partant du pied de Gorto» 1 na, une voiture atteint en 30 | min. le village é'OssaJa^ nom provenant, non des ossements des Romains, car on n'y a pas trouvé d'ossements, et la bataille de Trasiméne s'est livrée de l'autre côté de la colline, mais plus probablement A'orsa (ourse). 7 kil plus loin est Monte Gualandro (où était auparavant la douane papale).
Lae de Trasimèn*.
Lac DE TRAsmÈNE— (Trasyme^ ne, lago di Perugia, -^ 16 kil.
0. de Pérouse); sans écoulement visible. 11 a 12 kil. du N.-O. au S.-E., et 12 kil. oOO dans sa plus grande largeur.
Tout autour sont des éminen'^ ces couvertes de chênes et de pins, et des plantations d'oli-> viers descendent jusque sur ses bords ; Le lac est très-poissonneux. Le niveau des eaux s'é' lève d'une manière trés-marquée. — Au N. sont les deux îles Maggiore {où est un cou' vent) et Minore^ et auS.-Ë. celle de Polvese,
Ce lac est irés-célèbre par la victoire qu Annibal y remporta
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sur le consul Flaminius, Tan ^7 avant J. G.
« On ne peut se méprendre sur le lieu de la bataille de Trasiméne. En se rendant de Cortona à Case di Piano, on a, pendant les deux ou trois premiers milles, autour de soi les plaines qu'Annibal ravagea afin d'engager le consul Flaminius à sortir d'Arezzo. A g. et en face se trouve une chaîne de collines se dirigeant en pente vers le lac, montes Cortonenses de Tite Live (la Gualandra). Plus loin, on aperçoit le lac en bas, sur la dr., ainsi que Borghetio, tour ronde dans un terrain étroit et marécageux, entre le lac et les collines, en partie couvertes de bois, à travers lesquelles tourne la route. [Ce terrain marécageux forme une sorte de défilé qui commence un peu au delà de la tour isolée, prés du lac] C'est au milieu de ces éminences boisées qu'Annibal plaça sa cavalerie, entre le lac et la route actuelle. Arrivé au plus haut point de la route, le voyageur découvre en partie la plaine fatale, qui s'ouvre tout entière à ses regards quand il descend la Gualandra, Il se trouve bientôt dans une vallée fermée à dr., en face et par derrière, qui semble un emplacement fait exprés pour un piège locus insidiis nains. [La bataille dut avoir lieu, ce nous semble, dans l'endroit où, après le défilé, les collines, se reculant à g., laissent un vaste espace aujourd'hui couvert de chênes et de