LAC DE TRASIM^NE
cultures, qui s'étend jusqu'au lac. C'est sur les collines de la Gualandra t formant un demicercle à g., que se trouvent le village de Sakcviicbtto et, un peu plus sur la dr., celui de TroRO, sur une colline couverte d'oliviers. La route franchit le petit ruisseau nommé Sanguinetto ]
< Flaminius atteignit le lac près de Borghetto au coucher du soleil, et, sans envoyer quel* ques éclaireurs en avant, il s'en* gagea dans le défilé le lendemain matin avant le jour, de sorte qu'il n'aperçut pas la cavalerie et les troupes légères qui l'environnaient, et ne vit que les Carthaginois pesamment armés en face de lui sur la hauteur de Torre [sans doute Tuoro]. Pendant qu'il étendait son armée dans la plaine, la cavalerie en embuscade occupa derrière lui le passage de Borghetto. Ainsi les Romains furent complètement cernés .
ayant à dr. le lac, en front le gros de l'armée ennemie, à g.
les collines de la Gualandra pleines de troupes légères, et sur leurs derrières la cavalerie coupant la retraite. Un brouillard s'élevant du lac couvrit alors toute l'armée du consul.
Les hauteurs, au contraire, étaient éclairées par le soleil levant, et les différents corps placés en embuscade regardaient la hauteur de Torre [Tuoro] pour concerter leurs attaques. Annibal donna le si?
gnal et descendit de sa position
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élevée. Au même moment, et de toutes les éminences qui dominaient l'armée romaine, ses troupes se précipitèrent dans la plaine. Les Romains, qui formaient leurs rangs au milieu du brouillard, entendirent tout à coup les cris de l'ennemi retentir de l'un et de l'autre côté, et, avant de pouvoir se mettre en ordre de bataille, sentirent qu'ils étaient environnés et perdus.
tt Deux petits ruisseaux coulent de la Gualandra dans le lac : le premier, environ un mille après être descendu dans la plaine ; le second, environ un quart de mille plus loin, est appelé Sanguinetio (Ruisseau sanglant),' et les paysans montrent sur la g., entre le Sanguinetto et les collines, une place découverte qui fut, disent-ils le théâtre principal du carnage. — Les Romains combattirent en désespérés pendant trois heures, mais la mort de Flaminius fut le signal d'une déroute générale. La cavalerie carthaginoise fondit alors sur les fuyards, et le lac, le marais de Borghetto, la plaine du Sanguinetto, furent jonchés de morts. Près de quelques vieux murs, sur une éminence à g. du ruisseau, on a souvent trouvé des os humains, et ceci a confirmé le nom du ruisseau de Sang. — Prés du lac de Trasimène, la tradition est encore ûdèle à la renommée d'un ennemi : Annibal le Carthaginois est le seul nom ancien dont on ait gardé
 pArouse. [route 70]
le souvenir sur les bords du lac de Pérouse; Flaminius est inconnu; mais les postillons de cette route ont été instruits à montrer le lieu même où il console romano fut tué. » (Extrait d'une note de J. Hobhouse, sur le chant IV de Childe- Harold.)
Quelque temps après avoir traversé le ruisseau de Sanguinetto, on arrive à Passignano, situé au bord du lac.
La Torrètta, petit village à l'extrémité du lac.
Magione, v. situé sur une hauteur. La montée offre de beaux points de vue.
Au delà de Magione, la route traverse une vallée comprise entre une suite de collines accidentées.
Ce n'est que lorsqu'on est près de Pérouse qu'on commence à apercevoir cette ville formant une ligne étendue sur une hauteur. La montée, depuis la gare, est longue et offre de beaux points de vue.
PÉROUSE
Perugia, ville de 41,830 hab.
Pérouse, — capitale de l'Ombrie, située à la dr. du Tibre, présente un périmètre très-irrégulier et s'étend en longueur sur le sommet d'une colline, élevée de 300 met., dont les hauteurs inégales multiplient les pentes à gravir et à descendre.
< Voir pour les renseignements pratiques la table alphajDôtique à la tin du volume.
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PÉROUSE