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PRÉSENTATION AU PAPE

Les personnes qui désirent être présentées au pape doivent adresser leur demande au maestro di caméra. Il y a les grandes audiences solennelles où quelquefois un millier de personnes se réunissent sur deux files dans une des galeries du Vatican. Chacun s'agenouille au passage du pape. Devant lui des camériers prennent le nom des personnes, leur pays, leur religion, pour les indiquer au pape, qui s'arrête peu, mais prend note des demandes. — Les demandes d'audiences particulières doivent être adressées par l'ambassadeur ou apostillées par quelque personnage influent. On doit être en tenue d'étiquette ; les dames en vêtement et en voile noirs. Une des pièces où le pape donne ses audiences particulières est juste au-dessus de la galerie où est la fresque des Noces Aldobrandines. Cette pièce est nue. Le pape se tient derrière une table sur laquelle est un crucifix. Un camérier introduit et nomme

les personnes, qui font en entrant une génuflexion, et doivent en se retirant aller en reculant jusqu'à la. porte. En s'adressant au pape, «n doit lui dire : Saint-Père. On présente ordinairement au saint-père des chapelets à bénir.

FETES POPDLAIRES.

Le Carnaval est un souvenir des antiques saturnales, un legs du paganisme romain à la ville des papes. Il commence 11 jours avant le mercredi des cendres.

Le dimanche et le vendredi sont exceptés. Depuis deux heures de l'après-midi jusqu'à VAve Maria, les voitures et les masques parcourent le Corso et les rues voisines, échangeant des bouquets, des dragées de sucre ou de plâtre. Pour jouir du coup d'œil, les étrangers louent '(souvent très-cher) des places aux fenêtres donnant sur le Corso, où se concentre le mouvement; on peut aussi trouver place sur une estrade élevée devant le Caf fè Nuovo. Alors ont lieu aussi les courses de chevaux Barberi, partant de l'extrémité, de la rue du Corso, et courant sans cavaliers. (A une certaine époque, les juifs étaient obligés de courir à pied pour le divertissement du peuple.) — Les trois derniers jours, la gaieté est à son comble. La fête se termine le mardi gras au soir par le jeu des moccoli, consistant, de la part des pas-

sants, à éteindre les bougies tenues par les personnes en voiture ou en ligne le long du Corso, qui se hàlent de les rallumer. Toutes les fenêtres, toute l'étendue du Corso sont subitement éclairées par cette illumination subite. Le son fatal de la cloche du Capitole annonce la fin du carnaval.

« Le niois d'octobre est une époque de vacances et de réjouissances. Les jeudis et dimanches, les Minenti (nbm des femmes qui vont la tête nue, et de leurs maris) se promènent dans Rome, les hommes dans une voiture, les femmesélégamment costumées dans une autre, on finit la journée par des dîners dans les osterie de Monte Testaccio, etc., puis par la danse du salterello. » — Les dimanches et fêtes, après la messe d'une heure, on a l'habitude de se promener dans le Corso, et le soir au Monte Pin- CIO ou sur la route de Ponte Molle.

Au mois d'août pendant les grandes chaleurs, la place f^avone {V. p. 178) est inondée, transformée en lac ; et les voitures et les cavaliers qui la traversent forment un spectacle amusant pour les spectateurs.

Temps. IMviflion des heures.

On trouve encore à Rome l'ancien cadran italien, comptant les heures du jour jusqu'à 24, et se réglant d'après le coucher variable du soleil, qui mar

^ue la fin du jour. UAve Maria, où l'on sonne la prière du soir, indique 'ii h. (une demi «heure après le coucher du soleil, qui, en toute saison, a lieu à ^3 h.

et demie), et annonee le cornluencement d'un nouveau jour.^

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