‹ Italie et SicileChapitre 159 sur 426 · ANTIQUITÉS · texte numérisé non relu

ANTIQUITÉS

que nous ait transmis la Home antique, a été érigé par Agrippa, gendre d'Auguste, 26 ans avant l'ère vulgaire. On lit sur la frise : m. agrippa, l. f. cos. tf.r- TivM FEcit. — Brûlé sous Titus et sous Trajan, cet édifice fut restauré par Adrien, et ensuite par Antonin le Pieux, Septime Sévère, Caracalla, l'an 202 de l'ère vulgaire. — En avant. du Panthéon s'ouvre un portique ayant 53 met. 45 de largeur et 19 met. 81 de profondeur, présentant de front huit colonnes corinthiennes. Au moyen âge, des habitations furent construis tes entre ces colonnes. Lesseiie colonnes, toutes d'vn seul bloo de granit, ont 4 met. 54 de circonférence et 12 met. 50 de hauteUf , sans y comprendre la base et le chapiteau de marbre blanc. Ces chapiteaux sont les plus beaux que nous ayons de l'antiquité. La hauteur de l'édifice, depuis le pavé jusqu'au sommet de la voûte, est de 44 met. 40.

Le diamètre et la hauteur intérieurs de l'édifice sont, à peu de chose près , égaux. 11 n'y a pas de fenêtres : la lumière n'entre dans le temple que par une seule ouverture circulaire, pratiquée dans la voûte^ — Le Panthéon, le reste le plUs parfait dé l'architecture romaine, renferme les restes de Raphaél et de plusieurs autres artistes:

Dalt. Peruzzi, Jean d'Udine, Perîn del Vaga, Annibal Carrache.

TeItpLe dc Testa (place de la Bocca délia Vèrità, sur \ë9 bords du Tibre, — Pi. 95), de Mme

circulaire ; SO colonnes cannelées.

Arofl.

Outre les arcs de Constanlin, de Titus et de Sep ti me Sévère, dont nous avons parlé, il y a encore I'Arc des Orfèvres , de forme carrée (prés de S. Giorgio in Velabro); — I'Arg de Janus QoADRiFONs (rue S. Giorgio in Velabro, — Pl. 99), du temps de Septime Sévère, etc.

Golonnet.

Colonne Tri^ane (Pl. E. IV. n) (dans le forum de Trajan — aujourd'hui place Trajane), est un des beaux monuments antiques de Rome. Le fût de la colonne est composé de 23 blocs de marbre blanc de Carrare, unis par des crampons de bronze. Le chapiteau est d'un seul morceau. La colonne seule, avec sa base et son chapiteau, a 25 met. 98 cent. Le piédestal, 4 met. 53 cent.; la statue, 3 met.

56 cent. Le diamètre intérieur de la colonne est de 3 met. 24 cent. On y monte par un escalier tournant de 182 marches taillées dans le marbre et éclairé par 43 petites ouvertures. La colonne présente extérieurement un bas-relief en spnale, qui suit la direction de l'escalier intérieur et fait 23 fois le tour. On y compte jusqu'à 2,500 ligures. Celte immense composition représente des sujets tirés des deux expéditions de Trajan contre les Daces. — En 1864, on a placé dans une

ANTIQUITÉS. [route 86]

salle basse du musée du Louvre des moulages en cuivre de tous les bas-reliefs de la colonne.

Ils ont dû être transportés au musée de Saint-Germain.

Colonne Antonine — de Marc Auréle (14. E. 111, c.) (place Colohna, à laquelle elle a donné son nom). Est inférieure à la colonne Trajane sous les rapports de la beauté, de la forme et de l'exécution. Elle est composée de 28 blocs de marbre et a également un escalier intérieur de 190 marches. Sixte V la lit restaurer. La partie de l'ancien piédestal, au-dessus du sol, fut revêtue de marbres et mise dans l'état actuel sous la direction de Dominique Fortfana.

Thermeg.

TUERMES DE CaRAGALLA (Pl. F.

VIj. — Therm» Antoniniame, par altération du nom d'Anlonin Garacalla. Les plus grandes ruines de Rome, avec le Colisée, le pajais des Empereurs, les thermes de Dioclétien. C'est, avec le Colisée, la ruine qui frappe le plus l'imagination. En montant sur ces massives constructions, on a une belle vue sur les ruines et sur la campagne de Rome. Les anciens euxmêmes ont vanté la magnificence et la richesse de ces bains.

C'cbl là qu'au xvi* s. on a trouvé l'Hercule Farnése. le Torse du Belvédéie , la Flore, la* Vénus Callipyge. L'emplacement occupé par les Thermes est un carré de 341 met. de côté.

[aODTE 86] ROME MODERNE.

Thbahss de TiTn«. On en visite les ruines aux flambeaux.

Thermes de DiocLÉTiEN (PI. G, III), les plus grands de tous les thermes de Rome. La grande salle du milieu a été transformée en l'église Santa Maria degli Angeli.

Théâtre de Harcellds (PI. 106 D, IV). Il en reste des arcades du côté de la place Montanara.

Cirque Maxime (Pi. E. Y. VI).

On en voit l'emplacement (780 met. de long sur 166 de large) entre les monts Aventin et Palatin.

Aqnedaot.

Les aqueducs sont encore des travaux gigantesques légués par la Rome antique et restaurés par les t)apes. Nous n'entrons dans aucun détail à ce sujet, parce qu'ils n'attirent pas en particulier l'attention des voyageurs.

Tombeaux.

Les principaux sont : le madsoLKB d'Adrien (Ghftteaa Saint- Ang: PI. G. II.) Il fut transformé en forteresse au moyen âge.

On y voit des cachots ; — le mausolée d'Auguste (PI. E. II), édifice circulaire dans l'intérieur duquel on donne aujourd'hui différents spectacles.

Le Tombeau des Scipions (via di S. Sebastiano).(PL G. VU.) Il ne reste que le souterrain creusé dans le tuf. Le célèbre sarcophage qu'on y a trouvé est au musée du Vatican.

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