‹ Italie et SicileChapitre 166 sur 426 · MUSÉE DE LATRAN {H · texte numérisé non relu

MUSÉE DE LATRAN {H

Il n'y a point de catalogue; les objets sont souvent déplacés.

Le musée de Latran (Laterano), se compose de deux musées : Musée Profane et Musée Sacré. C'est Grégoire XVI qui eut ridée d'y placer diverses sculptures antiques entassées dans les magasins du Vatican.

Musée profane (rez-de-chaussée). 4 Salles à dr. de la porte d'entrée. On y a placé les marbres conservés auparavant dans l'appartement Borgia (Vatican).

— 10 salles à g. : contenant des statues (la plus remarquable est celle de Sophocle ; chef-d'œuvre de premier ordre) ; bas-reliefs, fragments divers antiques.

Au 1" ÉTAGE, mosaïques d'un travail remarquable; —une trèsvaste mosaïque représentant des Athlètes et provenant des bains de Caracalla. Elle forme sept rangées, composées chacune de neuf sujets. Le dessin en est grossier.

Musée chrétien (!•' étage). Ce musée, fondé par Pie IX, est encore en voie de formation. — Sarcophages, monuments précieux de la sculpture chrétienne aux IV et V s.; statue assise

2ii de saint Hippolyte, évéque de Porto, au III* s. : inscriptions chrétiennes provenant des catacombes. — Deux chambres décorées de peintures chrétiennes relevées dans les catacombes.

Tableaux : — Peintures de frà Angelico, Crivelli, Signorelli, frà Filippo Lippi, César e da Sesto, etc.

Mosée de l'Académie de Saint-Luc (via Bonella, prés du Forum — PI. 65), — visible tous les jours moyennant une rétribution). On y voit : Saint Luc peignant la Vierge, attribué à Baphaël (ce tableau a été récemment débarrassé de nom* breux repeints) ; la Fortune.du Guide, etc.

Les palais de Rome sont des modèles d'architecture civile moderne. LesBramante, les San Gallo, les Balthazar Peruzzi, qui les ont hâtis, sont des maîtres qu'on ne se lasse pasd'étu»

dier. La magnificence de ces palais réside priocipalement dans leur architecture et dans les collections artistiques que quelques-uns contiennent. Un certain nombre sont malheureusement dans un triste état d'abandon. — Nous signalerons, seulement les plus importants.

Palais Barberini — (rue délie Quattro Fontane (PI. 67). — La Galerie* (démembrement de la

* Dans les galeries particulières on donne 50 c. ou 1 fr.

galerie Sciarra) est visible de 1 h. à 4 h.; le jeudi de 2 h. à 4 h.; vendredi et samedi de 10 li.

à 4 h. (1871). Vaste palais bâti par le cardinal F. Barberini, neveu d'Urbain VIII. — On y voit une galerie de tableaux distribués en 5 salles (il y a un catalogue dans chaque salle).

Les plus remarquables sont :

Raphaël, la Fomarina ; — Titien ou Palma Vecchio, charmante figure d'une esclave. — Guido Reni, célèbre foutrait de Béatrice Genci (belle et jeune Italienne, malheureuse parricide d'un exécrable père) *. (Les copies en foisonnent à Rome.) — Scipione Gaetani, Lucrèce Cenci, belle-mère de Béatrice Cenci (tête énergique), etc.. —

LaBiiLioTHÈQUE Barberini, ouverte le jeudi de 9 à 2 h., contient 50,000 vol. et 7,000 manuscrits.

Palais Bor(hè80 — (place du

* Francesco de Genci, ayant une grande fortune, et marié deux fois, avait outragé la jeunesse de ses tils ; il en avait fait assassiner deux et fait subir à sa lille Béatrice l'outrage d'une passion brutale. Béatrice et ses frères ayant . inutilement invoqué la protection de Clément VIII, le 15 septembre 1598, Fr. Genci fut assassiné, pendant son sommeil, au château de Petrella (21 kil. S.-E. de Rieti). Un monsignore Guerra, qui aimait Béatrice, s'enfuit après avoir fait tuer un des deux assassins dont on avait retrouvé la piste; l'autre accusa du crime Béatrice et sa belle-mère, secondées par Guerra. Mais confronté avec Béatrice et écrasé par ses reproches indignés, il se rétracta et persista à se rétracter dans les toitu-

BOME. [route 86]

même nom, vers le port de I\ipetta — PI, 68) , un des plus beaux de Rome; commencé en 1590. Cour entourée de portiques, soutenus par 96 colonnes de granit, doriques au rez-dechaussée et corinthiennes à l'étage supérieur. Dans cette cour, statues colossales de Julie, de Sabine, de Gérés et d'Apollon. — Riche galerie de peintures distribuées dans 12 chambres. (Elle est ouverte de 9 à 5 h. tous les jours, excepté les samedis et dimanches. Il y a un catalogue dans chaque pièce).— Parmi les tableaux les plus célèbres, il faut citer les suivants :

Baphaël , Mise au tombeau (lc07); César Borgia (c'egt une fausse attribution ) ; Carrége, Danaé; Dotniniquin, Sibylle de Cumes; la Chasse de Diane; 7i> tien, l'Amour sacré et profane, Palais Brascui — (PI. 69). Le gouvernement italien y a instaU

res mêmes où il périt. Béatrice supporta avec un courage surhumain les tortures, renouvelées pendant un an, en afUrmant son innocence. Mais ses deux frères aînés et sa belle-mère, û bout de constance, tirent des aveux.

Us furent condamnés tous quatre à mort . Béatrice et sa belle-mère furent exécutées au moyen d'une mécanique à couperet appelée mannaja. Les cris de Lucrezia arrachèrent à la fonle des cris d'horreur. Giacomo Cenci fut assommé avec une masse de fer, et Bemardino Genci, à qui le pape avait fait grâce de la vie à cause de sa jeunesse, dut assister sur l'èchafaud au supplice de sa famille. Les bie^s de la familleCenci, et entre autres la villa Borghêse, furent confisqués, et Paul Y en enrichit sa famille.

Page 1