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lé le ministère des travaux publics.
Palais dï la Chamcellerib — {dcUa Cancelleria — PI. 61), un des plus beaux palais de Rome, et œuvre capitale de Bramante; type véritable de son architecture. La porte est de Dom. Fortiana. — En 1848, ce palais devint le siège du parlement romain; le ministre Rossi fut assassiné, aa bas de l'escalier, le 15 novembre 1848.
Palais Colonka — (place des Saints-Apôtres — PI. 71). (La galerie est ouverte tous les jours de midi à 5 h. — La galerie de tableaux, jadis considérable, conserve encore quelques bons ouvrages, et un grand nombre de médiocres. — Les noms des peintres sont mis au bas des cadres). Ce palais, résidence de l'ambassadenr français, fut con> struit par Martin V (Colonna).
Jules il y demeura quelque temps. Quatre ponts sur la rue délia Pilotta mettent en communication le palais avec des jardins qui s'étendent sur les hauteurs du Quirinal. L'extérieur n'a rien de saillant; les appartements sontmagniflques.
Galerie remarquable par son étendue et la richesse de son architecture.
Faialt Oorsinl (rue délia Longara ; au Trastevere — Pi. 72).
On y voitune galerie de tableaux distribués dans 9 salles ; elle est ouverte tous les jours de 10 h. à 3 h. (11 y a des catalogues dans chaque salle.) Ce palais, compté parmi les plus beaux de
Rome, fut habité par Christine, reine de Suéde, qui y mourut.
Magnifique aspect du vestibule, du double escalier et des cours. — Bibliothèque de 60,000 vol. et 1,300 manuscrits; ouverte au public.
Derrière le palais s'étendent, sur le penchant du Janicule, des jardins que l'on peut demander à visiter, et d'où l'on a une très-belle vue sur Rome. Au haut des jardins sont trois pinâ bien connus, et que l'on aperçoit de bien des points. On peut sortir par la grille, près delà porte Saint-Pancrace.
Palais Doria PanAli — (rue del Corso — PI. 74). La galerie, ouverte ordinairement le mardi et le vendredi, *de 10 h. à 3 (elle l'a été dernièrement tous les jours), contient 800 tableaux, distribués en 15 salles. (Il y a un catalogue dans chaque salle.)
Palais Famèae — (place du même nom — PI. 75), visible le vendredi de 10 h. à 1 h. — D'une masse imposante, uniforme sur les 4 faces du quadrangle, ayant un caractère de force des plus remarquables.
Il appartient à l'ex-roi de Naples.
Le palais Parnêse, type le mieux caractérisé du palais romain, est dû à San Gallo, à qui il ne fut pas donné de lé compléter. Paul III le fit commencer lorsqu'il n'était encore que le cardinal Farnèse. Quand le 2* étage de la façade principale fut achevé, le pape mit le
m ROME.
couronnement de l'édifice au concours. Il choisit le dessin de Michel'Ange, pour la célèbre corniche qui couronne l'édiftce.
— Celui-ci, âgé de 71 ans, succéda, comme architecte, à San Gallo, et il eut pour successeurs Vignole et Jacques de la Porte.
La grande galerie, de 62 pieds de long, contient l'œuvre capitale d'Annibal Carrache. Dans ce vaste ensemble de fresques, Annibal Carrache fut aidé par son frère Augustin, par le Dominiquin et quelques autres de ses élèves. La composition centrale est le Triomphe de Bac- Chus et d'Ariane. Les autres sujets sont : Pan offrant une peau de chèvre à Uiane. — Mercure remettant la pomme d'or à Paris. — Apollon enlevant Hyacinthe. — L'Aigle et Ganymède, par le Guide, — Polyphéme jouant sur ses pipeaux. — Polyphéme poursuivant Acis. — Persée et Andromède, par le Guide. — Persée pétrifiant, avec la tête de Méduse, Phinéus et ses compagnons. — Junon accueillie par Jupiter. — Galatée avec des Tritons et des Amours.
— Apollon et Marsyas. — Borée et Orythie. — Eurydice. — Europe et le Taureau. — Diane et Endymion. — Hercule et lole.
— Aurore et Céphale. — Anchise et Vénus. — L'Amour et un Satyre. —- La nymphe Salmacis et Hermaphrodite. — Syrinx et Pan. — Héro et Léandre. — > 8 petits tableaux au-dessus des niches sont par le Dominiquin. — Cabinet : peintures à fresque
[boute 86] par Ann. Carrache •; Hercule entre le Vice et la Vertu ; Anapius et Amphinome sauvant la vie à leurs parents dans une éruption de l'Etna; Ulysse et Circe; Ulysse et les Sirènes; Persée et Méduse; Hercule et le lion de Némée. — Une salle est peinte à fresque par Daniel de Volierre, Franc. Salviati, Thadée Zucchero et VorSari. — Dans une salle attenante, trois fresques du Dominiquin : Narcisse ; Apollon et Hyacinthe; Vénus et Adonis déchiré par un sanglier.
Farnésine — (villa Chigi — PI. 86). — Visible le f et le 15 de chaque mois, de 10 h. à 2 h.
Ce palais fut construit par Bal' dassare Peruzzi pour le banquier Chigi, qui, à sa mort, arrivée 4 jours après celle de Raphaël, laissa une fortune colossale.
On va admirer à la Farnésine les célèbres fresques de Aaphaël : I. La Fable de Psyché :
1* Vénus commande à son fils de faire brûler Psyché d'un amour vulgaire, pour la punir de la passion qu'elle a conçue pour lui ; — 2' l'Amour montre Psyché aux trois Grâces; — o»
Junon et Cérès parlent à Vénus en faveur de Psyché ; — à* Vénus va trouver Jupiter ; — 5' Elle lui demande vengeance ; — 6" Mercure publie la récompense promise par Vénus à celui qui lui livrera Psyché ; —7" Psyché revient des enfers avec le vase de fard que Proserpine lui a donné pour apaiser la colère de Vénus ; — 8» A genoux de-
vaut Vénus, elle lui présente ce vase; — 9' L'Amour demande à Jupiter la permission d'épouser Psyché; — 10» Mercure conduit au ciel Psyché fiancée à r Amour. — Au milieu de la voûte : 11* Les Dieux sont assemblés pour écouter les prières de l'Amour et les plaintes de Vénus; — li» Festin des dieux, célébrant les noces de l'Amour et de Psyché. Ces peintures furent exécutées par les élèves de Raphaël sur ses dessins. — Célèbre fresque du Triomphe de OaUtée, par Raphaêl (1514). — Les peintures de la voûte sont par Daniel de Yolterrey Sébastien delPiombo.
— Une tète colossale a été, diton, tracée par Michel-Ange.
palais MasBimi (rue S. Pantaleo — PI. 78), chef-d'œuvre de l'architecte Baldas. Peruzzi.
Palais db Mon» Citorio (naguère Curia /nnocen<tana), aujourd'hui Palais de la Chambre des députés du royaume d'Italie.
Palais aotpiffUoti (rue du Quirinal — PI. 81). — On y entre le mercredi et le samedi, de 11 h. à 5. On va particulièrement y admirer, dans le pavillon du Jardin, la célèbre fresque de l'Aurore, du Guide. On y voit aussi quelques tableaux.
Palais Soiarra (sur le. Corso PI. 8â), précieuse galerie de tableaux (ouverte les samedis de 11 h. à 5 h.). Parmi les tableaux les plus remarquables sont les suivants : Raphaël, Joueur de violon; -^Léonard de Fmd, la
Vanité et la Modestie; — Titien, la Bella di Tiziano.
Palais Spada — (rue Capo di Ferro — PI. 85). — (La galerie est ouverte tous les jours, de 10 h. à 3 h.) Borromini y a figuré une galerie en perspective, qu'on aperçoit dans la cour à travers une grille et qui n'est qu'un trompe^l'œil.
La grande curiosité de ce palais est la statue colossale en marbre de Pompée, trouvée en 1553, près de la Chancellerie :
on croit que c'est celle aux pieds de laquelle César tomba sous le fer des conjurés.
Palais Torlonia — (sur la place de Venise — PI. 84). — Collection de tableaux. — Statue de Canova : Hercule lançant Lycas. — On est admis assez difficilement à le visiter.
Palais db Venisb — (place de ce nom, à l'extrémité du Corso
— PI. 85). — Ce vaste édifice à l'aspect féodal fut construit en 1468 par Giuliano da Manjano.
— Il appartenait à la république de Venise. Résidence de l'ambassade autrichienne.
COLLÉâES ET ACADÉMIES
Collège de la Sapiekza — (Pi.
64.) ^ Université de Rome. 42 professeurs y enseignent les diverses branches des sciences.
— Bibliothèque. — Cabinet géologique et minéralogique.
CoLLÉttE ROMAlIf. — (PI. 65.) —
Les jésuites y enseignent les mathématiques , l'astronomie , la théologie. '- OosERVATomE
ASTRONOHiQUK Célèbre. — Une des dépendances est le :
MuâÉE KiRCHBR. — Ântiqultés, inscriptions. Épée du connétable de Bourbon. — Visible le dimanche, de 10 h. à midi. Les femmes n'entrent pas.
Collège de la Proi>a6anu£ (di Propagande Fide — PI. 62), prés la place d'Espagne. — Bibliothèque et imprimerie riches eu livres et caractères orientaux.
Académie db France (K. Villa Médicis).
Hôpitaux. — Le principal est I'hospice di San Spibito. — (PI.
Les villas continuent sous une autirê forme le luxe des palais. A la différence des jardins anglais, où l'on cherche à produire l'illusion d'une libre campagne, le jardin italien n'est qu'un prétexte à un plus vaste développement d'un en semble de décorations architectoniques.
Villa Albani (Castelbarco, et récemment acquise par le banquier Torlonia au prix de plus de 5 millions) — (l'entrée est à qtielque distance en sortant par la porte Salara. U faut un permis pour la visiter (K. p. 477).
^ (Un catalogue : Salviucci, 1869 ; 5 fr.) ; une des plus remarquables de Rome, ayant une belle vue sur les hiontagnes de la Sabine et une collection d'antiquités, intéressante pour la part que Winckelmaui eut à
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son organisation. Construite au milieu du xvui' s. Quand Rome tomba au pouvoir de Napoléon 294 morceaux d« sculpture furent enlevés à la villa Albani ; en 1815, une partie a passé au roi de Bavière. Les sculptures, encore nombreuses, sont réunies dans deux édifices : le Ca- ^ siNo et le CoFFEE-HousB. — Belle galerie, dont la voûte est décorée de la célèbre peinture du Parnasse, A^Baphaël Mengs.— Bustes, statues, hermés, etc.
Villa BosthèM — (l'entrée est à dr., en dehors de la porte du Peuple), ouverte tous lesjoui^ à midi , le lundi excepté.
Les voitures y entrent. — La galerie n'est ouverte que le samedi de midi à 3 h.
Ce beau parc, d'environ 6 kil.
de tour , est célèbre par ses beaux ombrages et ses promenades. Cette villa fut agrandie par les derniers princes Borghèse. LeprinceCamiileBorghése épousa, en 1803, Pauline, sœur de Napoléon, union q-si ne fut pas heureuse; il céda de plus à son bean-frére, au prix d'estimation de 8 millions, une grande partie de ses sculptures antiques, aujourd'hui encore le principal ornement du Louvre.
— Nombreux bustes et statues réunis dans les salles du res-dechaussée. — 1" étage : Apollon et Daphné, groupe du Bemin, âgé de 18 ans ; du même, David j et Ënée. — Vénus Victrix, d'à- !
prés Pauline Bonaparte, par Canova.
Vffla UidamM ^monte ftncio).
ROHE.
Visible avec permission le jeudi (V, p. 177). Elle renferme 3 pavillons : le deuxième à dr. renferme une collection d'antiques. On y voit aussi le groupe du Bemin : Pluton enlevant Proserpine. — 3* palais : c'est ici qu'est la célèbre fresque de l'Aurore, par le Guerchin.
Villa Madava — (à 2 kil. de Rome, par la porte Angelica).
Peintures à fresque de /. Bomain et de Jean d'Vdine. Appartenait au roi de Naples, On y jouit d'une très-belle vue.
Villa Médicis (Académie de France), palais admirablement situé. Il fut bâti (4540) sur l'emplacement d'une partie des jardins de Lucullus par le cardinal Bicci deMontepulciano, qui le cédaau cardinal Ferdinand de Médicis, lequel succéda (1587) à son ft*èreFrançois comme grandduc de Toscane. Sous Gôme 111, grand-duc de Toscane, les tableaux et les statues de ce palais allèrent à Florence enrichir la galerie degli Ufflzj ; puis il fut à peu prés abandonné. Au commencement de ce siècle.
M. Suvée, directeur de l'Académie, dépensa sa fortune particulière pour subvenir aux frais de réparation de la villa. — Riche galerie de plâtres ; — bibliothèque. (En s'adressant au concierge on peut visiter les jardins.)
Villa DoriaFanflli (à 1 kil. au delà de la Porte Pancrazio), ouverte tous les jours aux promeneurs à pied. Promenades, terrasses, jardins, bois, bassins,
cascades. Très-belle vue sur les environs de Rome. En 1849, cette villa fut le quartier général de Garibaldi et ensuite du général français.
Villa m papa Giclio — (à 1 kil.
environ en dehors de la porte du Peuple). Ce casin du pape Jules III, pour la construction duquel MicheUAnge fut consulté, eut Vignole pour architecte.
Villa Torlonia : Visible avec permission, le mercredi, de 11 h. â 4 h.