LA GAVA
n'y est passalubre. Fête célèbre le jour de l'Ascension. — On aperçoit vers la dr. la ville d'Angri. — A mesure qu'on approche de Pagani, les arbres se raulliplient. A dr., sur la montagne, on aperçoit la tour de Ghiunzi. — On arrive au pied des montagnes, à la station de :
Nocera—( Nuceria, l'ancienne rivale de Pompéi), 7,800 h., — dans une vallée ceinte de collines.
A partir de Nocera, on s'engage dans la vallée qui mène à la Gava. Les montagnes sont couvertes de hameaux, de villages et de tours.
La Gava , — commune de 24,378 h. Sorte de vallée suisse avec des oliviers et le soleil de Naples ; très-fréquenté pendant la saison chaude par les Napolitains. La ville consiste en une rue dont les maisons sont en arcades.
On va visiter le couvent de la Trinita della Gava, dans une situation très -pittoresque au pied des pics du mont Finestra. (Une voiture y monte en 50 min.) G'est un monastère de bénédictins, fondé vers l'an 1205. Il possède dans ses archives 40,000 parchemins et 60,000 diplômes sur papier, relatifs à l'histoire du moyen âge. Le plus ancien est de 840. La bibliothèque a plusieurs manuscrits précieux. Au tiers du chemin, on peut quitter un instant la voiture et aller à une. petite distance, à Pietra Santa, jouir d'un beau point de vue sur toute la
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vallée. A dr., vers le golfe de Salerne, la montagne conique qui attire les regards est le San Salvadore (San Liî)eratore?).— Au delà de la Gava, le chemin de fer traverse des tranchées et franchit plusieurs viaducs.
ViETRi, — 4,000 h., — est un petit bourg heureusement situé au bord de la mer, à l'entrée de la vallée qui mène à la Gava et à l'entre-croisement des routes qui vont à Amalfi et à Salerne.
Salerno,— Salerne,— 20,000 h.
Quoique admirablement situé au fond d'un large golfe, il n'a pas un aspect gracieux. L'air n'y est pas très-sain. Il est assez mal bâti. Sa plus belle rue est celle de la Marina, et son édifice le plus important est la cathédrale. Son port est aujourd'hui ensablé. — Salerne a eu j une grande célébrité au moyen j âge par son école de médecine, j
Gathédrale. — A perdu son | style par suite des restaurations. Elle fut fondée en 1084 par RobertGuiscard, qui enleva de Pœstum des bas-reliefs, des colonnes de vert antique, etc., pour la décorer. Les portes de bronze sont de 1099. Chaires et siège épiscopal revêtus de mosaïques. On y voit deux tombeaux romains ; tombes de princes normands avec des bas-reliefs bachiques et celle du célèbre Hildebrand, le pape Grégoire Vil, mort en exil. — Grypte remarquable pour ses mosaïques. — - Dans la sacristie, devant d'autel en ivoire sculp- j té, travail curieux du xm» s.
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N. B. — La voie la plus rapide de Naplesà Pœstura est de prendre le chemin de fer jusqu'à Eboli {ePEboli à Pœatum — environ 24 kil.); — de Naples en chemin de fer jusqu'à Eboli, 79 kil., trajet en 5 h. — Prix ; 7 fr.;5 fr. 30c.;2 fr. 70 c.
Poestum est à 50 kil. de Salerne. Une voiture fait le trajet en quatre heures. Cette excursion par terre était peu silre à une certaine époque ; des gendarmes escortaient les voyageurs pour les protéger. La maVaria règne à Pœstum. Il faut y aller pendant les mois de mars et d'avril, ou à partir du milieu de septembre. Il ne faut pas y passer la nuit. On peut, en partant le matin de Naples, visiter Pœstum, aller coucher à la Cava, ou même retourner par le dernier train du chemin de fer à Naples. A partir de ponte di Cagnano, la campagne devient déserte. A Battipaglia, on quitte la grande route de la Calabre et on prend le chemin de traverse qui mène à Pœstum. On traverse le Tusciano et on s'avance à travers la plaine malsaine entre ce torrent et le Sele {Silarus des anciens) ; on passe ce dernier en bac. La campagne, jusque-là monotone, prend ici un aspect plus pittoresque ; on aperçoit sur la gauche, au pied du mont Albumo, de belles forêts. Mais bientôt tout l'intérêt se concentre sur les ruines de Pœstura, dont les