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QUATRIÈME EXCURSION

(A Pouest.)

Ghotte de Pausilippe. — Lac o'Agnano. — Grotte du Chien. — PjsciARELLi. — Solfatare. — As-

TRONI. — POCZZOLES. — MoNTE NdO-

vo. — Lac Locrin. — Lac Averne.

— Grotte de la Sibylle. —Baies.

— Bacoli. — Piscina Mirabilis.— MisftNs. — Lac de FusjÎro. — Cumes.

— Autre j)e la Sibylle. — Literyvu. — Grotte de SâJAii.

En partant de bonne heure, un peut faire cette excursion en une journée, en exceptant Liternuni, qui demande une excursion spéciale. — Une calèche coûte 20 fr. pour la journée. On l>aye un droit de 2fr. 50 c. pour une voiture à 2 chevaux, au passage de la route neuve de Pouzzoles à Miséne; un cabriolet coûte de 8 à 10 fr., et il peut aller jusqu'à la Piscina Mirabilis et au promontoire de Miséne.

Un cicérone pris à Naples, pour éviter les poursuites des guides locaux, coûtes fr. On donne 50 c. ou 75 c. à chaque custode des diverses localités à visiter.

iTiNiRAiRB.— Nous consciUons défaire l'excursion dans l'ordre suivant : on traverse la grotte de Pausilippe (on peut s'arrêter pour visiter le tombeau de Virgile). Au delà de Fuori di Grotia^ prendre la route d'embranchement qui conduit au lac d'Agnano. De là on va à Pouzzoles, soit en revenant sur ses pas en voiture, soit à pied par la Sol-

fatare {V. p. 287). Visiter l'amphithéâtre et le temple de Serapis. Prendre la route neuve au-dessus du lac Averne, passer sous VArco felice (p. 289) ; redescendre la route jusqu'à l'entrée de la grotte de la Sibylle. Si l'on veut visiter Cumes, il faut descendre plus bas avec la voiture et gravir à pied les hauteurs où était située la ville.

On peut gagner Baja directement, en suivant la route, et longeant le /ac Fusaro; mais il est plus intéressant de revenir à l'entrée de la grotte de la Sibylle et de traverser ce long tunnel (si le temps est clair, on peut le faire sans allumer une torche). A l'issue de la grotte, on se trouve sur le lac d'Averne.

Si l'on tient à voir la grotte de la Sibylle, il faut aller chercher le guide. Mais alors c'est une perte de temps d'un quart d'heure. — On passe ensuite au lac Lucrin, puis on visite Baja.

En partant de Naples, on côtoie la villa Reale, et on suit le quai de Cbiaja.

Le quai de Chiaja, à son extrémité , se divise en 2 branches : 1* celle du bas, suivant la plage, va au quartier des pécheurs de Mergellina, qui s'étend entre Chiaja et Sannazaro (le poète Sannazar a habité et chanté cet endroit); delà une route (strada Nuova) s'élève sur le promontoire de I^usilippe et le contourne en passant devant les villas modernes qui occupent celte délicieuse situation,

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el sont plantées de cactus, de palmiers, d'orangers, d'aloês.... C'est par cette partie de la route que nous conseillons de revenir le soir, pour jouir de l'admirable vue du golfe et des lies. Du point culminant une route nouvelle, à mi-côte, ramène dans la ville; elle aboutit prés du musée. — 2» l'autre branche à dr. conduit par la rue de Piedigrotta à la grotte de Pausilippe.

Pausilippe {Posilipo) est un promontoire s'avançant dans la mer entre les golfes de Naples et de Pouzzoles. — Parmi les villas modernes il faut citer celles : de Barbaja; d'Angri Doria; VAuleita; la Hocca Romana ; la Rocca Matilda, luxueuse curiosité d'une Anglaise ; la Serra Marna; la villa où est mort l'acteur Lablache ; la villa Gerace.

Il faut mentionner aussi les ruines improprement nommées ; Palais de la reine Jeanne; la nièce de Paul IV, épouse du duc de Médina» viceroi de Philippe 111, le fil construire. Cette construction interrompue est aujourd'hui une fabrique de verre.

Sur la hauteur, un tunnel dont l'entrée est du côté de l'île de Nisita, connu sous le nom de grotta di Sejano ou di Sillano (nom donné par quelques savants du XV s.), aurait été creusé, selon Strabon, par l'architecte Coccetus, envoyé par Agrippa. Ce tunnel est plus long que la grotte de Pausilippe, plus haut et plus large.

PAtJSlLlPPE. [rO0TE 95j

Au-dessus de l'entrée de la grotte de Pausilippe est le :

Tombeau de Virgile. — Virgile fut, selon ses désirs, enterré près de ce mont Pausilippe, où il possédait une villa et où il avait écrit ses Êglogues et ses Géèrgiques. Ce monument a été l'objet d'un grand nombre de discussions. On n'y voit plus aujourd'hui qu'un columbarium ordinaire.

Grotte de Pausilippe. — Tunnel antique creusé dans le tuf volcanique pour faciliter les communications entre JNaples et Pouzzoles. Il est long de 668 met., large de 6 met., haut de 76 met. à ses extrémités, mais beaucoup plus bas à l'intérieur.

On est réduit aux coi^jectures sur ce travail, que quelques antiquaires veulent attribuer aux habitants primitifs de la Cam-^ panie. — Cette grotte, éclairée par des réverbères, est tellement orientée, qu'à la fin de février et d'octobre le soleil couchant l'éclairé d'un bout à l'autre.

A l'issue de la grotte, on traverse le village de Fuori Grotta et on entre dans la fertile vallée de Bagnoli, ancien cratère de volcan. Le village de Bagnoli a des eaux thermales. La belle route qui le traverse va rejoindre la route qui suit le littoral jusqu'à Pouzzoles. Un embranchement, depuis le village de Fuori Grotta, gagne le :

Lac Agnano. — Il occupe un ancien cralcre et est sans poissons. Les exhalaisons d'hydro-

SOLDAT AKÊ.

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gène sulfuré y entretiennent

un air nuisible.

Stufe di s. Gkrmano, — sur la rive S.-E. Étuves ou fumeroles de vapeurs sulfureuses. — A peu de distance est la célèbre :

Orotte du Chien. — Aujourd'hui que tout le monde sait que le gaz acide carbonique est impropre à entretenir la vie, qu'il éteint les corps en combustion, et qu'à cause de sa densité plus grande que celle de l'air il descend dans les couches inférieures, il n'y aurait qu'une curiosité niaise éternelle qui pourrait s'intéresser au supplice répété du chien que l'on traîne de force dans la grotte pour l'y voir tomber dans les convulsions de l'agonie.

Des bords du lac d'Agnano un chemin conduit en peu de temps aux:

PisciARELLi. — Étuves situécs au pied de la Solfatare. Eau thermale à la température de 55*, alimentant des bains très en faveur auprès du peuple de Naples, comme moyen curatif des maladies de la peau. Gravissant la colline, on a une très-belle vue et on descend à la:

Solfatara — (forum Yulcani).

Cratère de volcan à demi éteint, dont on ne connaît qu'une seule éruption, en 1199. Le sol est creux, tremble et résonne. Il s'en échappe des fumeroles, et la nuit on voit des lueurs de flammes, il y a une fabrique de soufre et d'alun.

PovizoLls&, 1%1

Du lac d'Agnano on peut aller visiter les :

AsTRONi. Cratère de soulèvement d'un volcan éteint, aujourd'hui ombragé d'arbres et renfermant 3 petits lacs. On en a fait un parc de réserve pour les chasses royales.

En descendant de la Solfatara vers Pouzzoles, on visite l'amphithéâtre.

Amphithéâtre. — Monument remarquable par sa grandeur et la solidité de sa construction. 11 a 4 entrées. Les gradins sont soutenus par 3 rangs d'arcades. Cet ovale a 147 met. de long sur 117. Il est moins grand que l'amphithéâtre de Gapoue, et une fois plus grand que ceux de Pompéi et de Vérone. On estime qu'il pouvait contenir 30,000 spectateurs.

Pouuoli, — Pouzzoles, 12,800 h. Cette ville, colonie de Cumes, qui conserve peu de traces de sa grandeur passée, était dans l'antiquité beaucoup plus étendue. C'est ici que Sylla succomba à ses débauches. Gicéron y avait une villa. Pouzzoles perdit sa prospérité à la chute de l'empire; elle fut ravagée par Alaric, Genséric etTotila ; au moyen âge elle le fut par les Sarrasins.

En 1550, les Turcs la détruisirent presque entièrement. Déjà antérieurement elle avait été bouleversée par les éruptions de la Solfatare.

Cathédrale, — sur l'emplacement d'un temple érigé à Au-

guste. Colonnes corintliiennes antiques. Tombeaux de Pergo- 'ése ; du duc de Montpensier, vice-roi de Charles VIII.

Antiquités de PonuoieB.

Temple de Sérapis — (dans une petite rue à dr. à l'issue de Pouzzoles, du côté de Baja). Ce raonuraent, la principale curiosité de Pouzzoles. consistait en un atrium carré, formant un portique de 48 colonnes ayant chacune une statue en avant.

Au milieu était un temple rond de 16 colonnes corinthiennes en marbre africain. Autour de l'atrium étaient distribuées des chambres servant de salles de bains pour les malades; ils étaient alimentés par des eaux minérales chaudes et froides, dont les sources subsistent encore. Ces bains étaient, pour les prêtres du temple, avec leurs oracles, une double source de revenu.

Les ruines mêmes de cet édifice furent perdues pendant plusieurs siècles, et les trois célèbres colonnes du portique d'entrée restées debout et dont nous allons parler, étaient enfouies en partie dans les strates du dépôt sous-marin, et le haut en était masqué par des broussailles quand on les découvrit, en i750. Ces colonnes, d'un seul bloc de cipoUn, ont 13 met. environ d élévaUon. Leur surface, dans une étendue de 2 met. 07 cent environ, présente des perforations que l'on a reconnues avoir

tOUZZOLËS. [route 93j

été produites par des coquilles marines ( lithodomes, Cuvier ; modiola lithophaga, Lamarck), espèce vivant encore dans la mer. La profondeur et l'étendue de ces cavités témoignent d'un long séjour des colonnes dans la mer. D'après une série de faits, on peut conclure que le sol du temple de Sérçipis a eu des périodes alternatives d'abaissement et d'exhaussement au-dessus de la mer. Avant le soulèvement du Monte Nuovo (1538), le sol du temple de Sérapis était d'environ 5 met. audessous du niveau actuel. C'est à ce soulèvement et aux tremblements de terre qui le précédèrent qu'il faut attribuer l'exhaussement si marqué de la côte. Après s'être relevée, elle est entrée de nouveau dans une période d'abaissement.

Des restes de plusieurs temples sont sous les eaux Une

GRANDE PISCINE Sert cucore à son antique destination. — On a découvert un grand nombre de

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