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SOI

DE FOGGlA A ÔA»i, BRlNDlSt ET OTRANTE. [rOUTE 102]

ROUTE 102i

ÔE FOGGlA A BARI, BRINDISI ET OTRANTE

Cette route est la continuation de la grande ligne de che- Min de fer de V Adriatique depuis Ancône, qui a été prolongée jusqu'à Otrante.

D'Ancône à Foggia [V. R. 97).

Foggia est à 326 kil. d'Ancône, et à %4 kil. de Brindisi,

1* DE FOGGIA A BAIKDISI.

l)e Foggia à Brindisi, S convois par jour et traj . en 6 h. ou 8 h. — Prix ; 25 fr. 70 c; 17 fr. 95 c; la fr. 80 c,

Kil.

Ortanuova 346

Cerignola.. 361

Trinitapoli 578

Ëarletta 394

Trani 406

Ëisceglie 414

Molfetta 424

Giovinazzo 430

Santo Spirito 437

Bari 448

Noicataro 460

Mola 467

Polignano à Mare 481

Monopoli 489

Fasano 502

Ostuni. : 522

S. Vito d'Otranto 547

Brindisi 559

Foggia {V. p. 299). De Foggia on traverse la grande plaine de pâturages qui s'élend d'une manière monotone jusqu'à l'Ofanto.

Au delà de Foggia, le chemin de fer franchit le Cervaro ; puis leCarapella etrOfanlo {AufidtLs).

Cerignola, 16,000 h., sur une hauteur d'où la vue s'étend sur la plaine d'Apulie.

Après avoir dépassé Cerignola, la voie s'infléchit à l'E. et regagne les bords de TAdriatique, au delà du lac de Salpi.

Barletta, -^ 23,300 h., dans une situation agréable au bord de la mer. Dans l'été, le vent de N.-O. apporte un air malsain des marais de Salpi. — La cathédrale a une façad« élégante.

Près de l'église San Stefano, une statue de bronze de l'empereur Héraclius? Le port est un des meilleurs de la côte. — La route le long de la mer, que l'on continue à suivre, présente de l'intérêt par les riches cultures du sol ; on trouve d'aboixl :

Trani, — 19,000 hab. Rues étroites, tortueuses et mal pavées. Cathédrale remarquable.

Commerce important en huile, en amandes, figues, vin muscat estimé.

Bisceglie, 17,700 h., bâtie sur un rocher, dans un territoire semé de villas ; renommée par ses vins et par ses raisins secs.

Molfetta, — 21,800 h. — Ville commerçante et industrielle , avec un port de mer.

Dans les environs, Pulo, mine de salpêtre qui se renouvelle sans cesse.

Giovinazzo, — 9,000 h. On arrive à travers un pays couvert de vignes, d'oliviers, d'amandiers, à :

[route lOi] BARI. —

Bari, — 31,000 h. — (266 kil.

de ?iaples. Sur une langue de terre au bord de la mer Adriatique. Les rues sont étroites et tortueuses. Elle donne son nom à la province dite terre de Bari (l'ancienne Peucetia), une des' provinces les moins cultivées du royaume. Bari fait un commerce étendu avec Trieste et la Dalmatie. — La cathédrale (San Sabine) a une tour que l'on a comparée au fameux campanile de Séville. Elle contient des tableaux de Tintoret, de P. Véronèse et du Calabrese. — Prieuré de Saint-Nicolas, bel édifice du xi" s. Le tombeau de saint Nicolas est dans une crypte que Ton a également comparée, pour le style de l'architecture, à I la mosquée de Cordoue.

Mola, — 10,000 h., petit port, dans un pays fertile.

Poitflfnano, — 6,000h., surun rocher présentant une curieuse caverne où pénétre la mer.

Monopoli, — 15,000 h., ville assez bien bâtie. La cathédrale a un Saint Sébastien, par Pal~ tna Vecchio.

Famno, — 10,000 h., à 3 mil.

de la mer.

Ostuni, — 14,000 h., au milieu d'un territoire fertile.

San Vito, — 6,000 h.

Brindisi. — ( Brundusium , Brindcs), 8,844 h. — Cette ville antique, naguère d'un aspect misérable et qui souffre des progrés de la mal'aria, est des* tinée à reprendre une grande importance commerciale. Le nouveau gouvernement de l'Ita-

BRlNDiSi.

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lie a décidé que six millions seraient dépensés pour améliorer son port. — La rade de Brindisi est le seul mouillage de la côte occidentale qui puisse servir aux bâtiments de grande dimension. Elle s'enfonce d'environ 3 kil. dans les terres vers le S.-E. Elle est protégée par deux iles et par une ligne de roches qui la défendent contre les vents de l'E., les seuls auxquels elle soit exposée. On y mouille par 10, par 11 et par 12 met. de fond; les bâtiments y sont très en sûreté. — Brindes était une grande station navale des Romains; c'est à Brindes qu'aboutissait la voie Appienne, et que les Romains s'embarquaient pour la Grèce. Au moyen âge, les flottes en partirent pour les croisades. Virgile y mourut.

Mécène, accompagné d'Horace, y vint réconcilier Octave et Antoine. Le bateau â vapeur de Malte touche â Brindes dans sa traversée à Corfou et à Patras.

— Le territoire produit une grande qnaDtilé d'huile et du vin comparé à celui de Chypre.

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