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SYRACUSE

trajet de Terranova jusqu'au pied de Niscemi ; mais entre Niscemi et Caltagirone le trajet ne peut se faire qu'à cheval. On a en vue l'Etna. Le chemin est difficile en temps de pluie.

Niscemi — 8,145 h. (Auberge).

Un sentier va par la montagne * en 4 h. à :

Caltagirone. — Sur cette ville et sur la route de Caltagirone à Syracuse (K.R. 20).

Syracuse— (Syracusaî), 19,401 hab.

I « Si l'on arrive par mer, on paye 40 cent, pour aller du bat.

à vapeur au débai-cadère ; 85 e.

avec bagages. »

Nous emprunterons quelques traits de la description de Syracuse à Cicéron, qui y avait été questeur {in Verrem, IV, 52-53) :

« Syracuse est si vaste qu'elle semble composée de 4 grandes villes : la première est Vile (Ortygie), qui, séparée par un petit bras de mer, communique par un pont au reste de la ville.

— La seconde ville, VAch7'adine, renferme un forum spacieux, de très-beaux portiques , un vaste palais pour le sénat, un temple majestueux de Jupiter Olympien. — La troisième a été nommée Tycha, parce qu'il y avait autrefois un temple de la Fortune; c'est la partie la plus populeuse. — La quatrième est Neapolis, ainsi nommée parce qu'elle a été bâtie la dernière.

Dans sa partie la plus haute est un théâtre immense. On y voit de plus deux beaux temples de Gérés et de Proserpine. »

De toutes les parties dont était composée l'ancienne et opulente cité, la seule habitée ai^gourd'hui est l'île d'Ortygie, la première habitée par les colons grecs et qui forme la moderne Syracuse. Elle est séparée de la Sicile par un canal étroit. On n'y pénètre qu'en traversant quatre ponts levis. Elle, est défendue par des murailles bastionnées, et à l'extrémité S. par le château de Maniacé. — Les rues sont étroites et tortueuses; celle de Maestranz, large et ayant quelques belles maisons, sert de promenade aux habitants. L'extrême chaleur de l'été et le voisinage des marais de l'ouest contribuent à rendre la ville malsaine. —Le port de Syracuse est l'un des plus beaux de l'Europe ; il est parfaitement garanti contre tous les vents.

On espère que le chemin de fer lui donnera un peu de vie.

Des fortitlcations et une plage sablonneuse bordent aujo::rd'hui le petit port {porto piccolo), appelé aussi le port de Marbre, la merveille de Syracuse antique, ainsi nommé à cause de son pavage en dalles de marbre et de ses nombreuses statues, élevées par Denys et Agathocle.

Après l'île à'Ortygia (lie des Cailles), la population croissant, il se forma successivement de nouveaux quartiers : VAchradine {Achradina), bâtie en parlie le long de la mer ; Tycha, du côté duN.-E., dans la direction de Calane ; Téménitès ou

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