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R. 10. — SYRACUSE

Neapolù au S.-O., du côLé du grand port (de 6 kil. de circuit entre l'iie d'Ortygie et le promontoire Plemmyrium). Vers le N.-O. étaient les Épipoles (Epipoli), sommet couronné par des forts et des palais, et séparé de l'enceinte de la ville. Selon Strabon, la ville entière couvrait un espace estimé à 28 kil.

de tour. Elle présentait alors la forme d'un triangle aigu dont la base était le rivage de la mer. et le sommet le fort Euryale.

Monuments sitoés à l'Intérieur de la viUe actuelle de Syracuse.

Cathédrale, — sur l'emplacement d'un temple antique qu'on croit être celui de Minerve, dont le péristyle a été engagé dans fies murs. Façade détestable du XVII* s. Le bassin en marbre des fonts baptismaux, porté par sept petits lions en bronze, est un monument du Bas -Empire.

Quelques églises, telles que ;San Benedetto, San Giovanni Bat- TisTA, présentent de l'intérêt par les détails d'architecture du moyen âge.

MosÉB. — Peu riche pour un sol classique aussi célèbre. On y remarque une admirable statue de Vénus, en marbre de Paros, trouvée en 1804 dans l'Achradine.

Cabinet D'eisToinE naturelle.

— (Via di Santa Maria.) Objets d'histoire naturelle et de la géologie de la Sicile.

[sicile] Antiquités. — Il reste peu de choses de l'ancienne Syracuse, et, si ce n'était la célébrité de ce nom, les ruines disséminées au loin dans les champs, et la plupart inintelligibles aujourd'hui, seraient peu dignes d'intérêt. On ne peut les visiter en une seule journée.

Murailles. — Les voyageurs qui auront le temps de faire le tour du plateau, aujourd'hui désert, de VAchradine (le quartier le plus populeux de la ville antique), en suivant la côte, trouveront çà et là des traces des anciennes murailles. — On peut suivre dans presque toute leur étendue les murs des Épipoles^ principalement du côté de l'est. Denys l'Ancien fit élever (402 ans avant J.-C.)envingt jours, par 60,000 ouvriers et 6,000 bœufs, celte enceinte d'une force prodigieuse.

Achradine.

Maison des soixante lits, — ruines prétendues du palais d'Agathocle. Le palais d'Agathocle se trouvait dans l'intérieur d'Ortygie. En inclinant à IR., on arrive au :

Couvent de Santa Lccu. — (Peinture du Caravage.) — Plus loin, au S.-E., s'élève le :

Couvent des Capucins, — n'offrant de curieux que ses profondes latomies, pleines d'arbustes et de fleurs, et ses momies de capucins.

Catacombes , — ou Grotte di San Giovanni (prés de l'église

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de ce nom). Leur origine est inconnue. Elles forment sous les quartiers Tycha et de l'Achradine une sorte de ville souterraine creusée dans un tuf cuquilier. A peu de distance, on ira visiter la :

LaTOMIE * DU MARQUIS DE CaSALE

ou de* Greci, appelée aussi TIm- TAGLiATELLA, Gcttc eicavation est une des choses curieuses de Syracuse.

WeapoUs.

iV. B. —On peut visiter I'amphi- THBATRB et le THÉÂTRE sans être ancorapagné par le cicérone.

Quant à Tautel de Hiéron et h la latonriie de Denys, il faut s'adresser au custode qui a les clefs des barrières.

Latomie du paradis. — Elle est à ciel ouvert. Un énorme pilier, isolé et portant à son sommet des fragments de ruines du moyen âge, est debout au milieu. Au fond, à un des angles, est l'entrée d'une caverne célèbre sous le nom d'Orecchio di Dionisio :

Oreille de Denys, — dénomination, mise en crédit, dit-on, par Michel-Ange de Caravage.

Cette caverne est haute d'environ 23 met. et longue de 57.

Les moindres bruits y acquièrent une résonnance extraordinaire. Elle communique avec une cellule creusée dans le ro-

* Nom donné à des excavatious assez nombreuses à Syracuse, et qui, dans le principe, étaient des carrières d'où était tiiée la pierre employée pour les cpnstruclipns.

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