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ROUTE 29. — ROME. — PORTS. — PONTS. — PLACES

née au Tibre dans l'antiquité, est justifiée par les matières terreuses qu*il entraîne. Sa navigation, plus étendue dans Tantiquité , est restreinte aujourd'hui. Dans les dernières parties de son cours ses bords sont malsains. — Au milieu du Tibre est Vile de San Bartolommeo (insula Tiberina), à qui une légende absurde donne pour origine les gerbes de blé, moissonnées par le peuple, après Texpulsion des Tarquins, dans des champs qui leur appartenaient, et jetées dans le Tibre.

Ports.

H V a deux beaux ports sur les rives du Titre : i" Porto di Hipetta (construit en 1704), sur la rive g. du fleuve, à son entrée dans Rome. Le Iraverlin employé dans les constructions provient du Colisée. 2" Ripa Grande (1695), sur la rive dr. et à sa sortie.

Ponts.

Six ponts Font communiquer les deux rives du Tibre, et ne procurent en réalit(5 «pe cina pa^snccs, parce que deux aboutissent a 1 île Tibérine sur une même iipie de prolongement. Il faut y ajouter le pont suspendu , récemment appuyé sur le ponte Rolto. Dans la Rome antijoece système de communication eût été iosuflisant pour la population ; aussi comptait-elle 7 ponts. Ces ponts, dont les plies trop massives ne laissaient pas no débouclie suffisant aux eaux, ont été emportés dans les inondations. Les pools existant aujourd'hui, en grande partie coostruits sur des fondations antiques, sont (en descendant le cours du Tibre] les suivants ;

PosT SArsT-AKGE, — iSani' Angelo) , apcipnnement jElius , bâti par Adrien ▼is-è-vis de fon mausolée; il était couvert <l'on plafond de bronze. Au Jubilé de 14^, le peuple revenait de la basili(][uc de S'-Pierre, où il avait reçu la bénédiction du pape, il y eut une telle foule qne les parapets cédèrent, et 172 permîmes furent noyées. Le pape fit alors 'éparer ce pont antiaue. Au xvii* s., le Bernin le fit mettre aans l'état actuel et

décorer de statues. C'est sur ce pont qu*eut lieu Thorrible supplice de la malheureuse Béatrice Cenci.

Un po:ït suspendu, construit près de l'église San Giovanni de* Fiorenlini, aélé jeté en 4863 entre le pont Saint-Ange et le suivant :

PoxTE SiSTo, — anciennement Janiculensis. Sixte IV le fit refaire, en 1474, par Baccio Pintelti. « Il n'est pas sûr, dit Ampère, que ce pont remplace un pont antique. »

Ponte de' Quattro Capi — [Fabncius], construit (708-723 de Rome) par Fabricius, inspecteur des chemins. Son nom moderne lui vient des Hermès (Janus Quadrifrons) qui ornent ses extrémités. Il va de la rive g. du Tibre à l'île Tibérine ou San Bartolommeo.

Pont San Bartolovheo — (Cestius ou Gi'atien), reconstruit vers 307 de l'ère chrétienne, par les empereurs Valentinien et Gratien, et refait en 1192-93. U va de l'île Tibérine au Trastevcre.

Le PONTE Rotto, anciennement Pala-' tinuSy le premier pont antique bâti en pierre à Rome. C'est de ce pont que le corps d'Héliogabale fut jeté dans le Tibre. Plusieurs fois reconstruit par les papes, il fut détruit par T inondation de 1598 et on lui donna le nom de ponte Ratio. Depuis 1853 on l'a rendu praticable moyennant un pont suspendu en iil de fer. — De ce point on aperçoit l'emplacement du camp de Porsenna. l'embouchure de la cloaca, l'île d'Esculape, le pont Fabricius, celui de Gratien, le Janicule, etc. — De nouveaux ponts suspendus doivent être encore jetés sur le fleuve.

Les autres ponts antiques étaient le Triumphalis ou Vaticanus, un peu plus bas que le pont S*-Ange. Il ne reste que quelques débris de piles, qui sont à découvert aux basses eaux. — Le pont Sublicius (entre l'Aventin et le nord de Ripa Grande] ; il ne reste que des débris peu apparents de ce pont, plusiiiurs fois emporté par les inondations du Tibre. Il fut illustré par l'exploit d'iloratius Coclès. Ce fut le premier pont de Home. Le second fut le Palatinus. Rome, pendant les six premiers siècles, n'eut que ces deux ponts.

Places.

On compte à Rome jusqu'à 148 places.

Voici, par ordre alphabétique, les plus renmrquables {V. notre Plan de Borne).

FoBOM i^oro Romano) — (K. p. 156).

Place darberini, Piazza Baroerina, — PI. F 2, sur remplacement du cirque de Flora*. Prend son nom du palais Barberini. Au milieu est la fontaine del Tri- TONE, par le Bernin, formée de quatre dauphins soutenant une conque, où siège un triton tenant à la bouche une co« quille par laquelle il lance de l'eau.

Place de la Bocca della Verità — (ri. E 5), près du Tibre; ainsi nommée a' un grand masque de marbre à bouche béante, servant peut-être pour une fontaine, et placé sous le portique de l'église do Santa Maria in Gosmedin. Suivant une légende, ceux qui introduisaient le bras dans cette ouverture et ne disaient pas la vérité ne pouvaient plus le retirer. Sur cette place sont les ruines du Temple de VestUf de Cérès et Proserpine, aujourd'hui Santa Maria in Cosmedin ; et, à peu de distance, l'embouchure de la Cloaca Uaxima; l'arc de Janus Quadrifrons ; le Temple de la Fortune virile; la maison de Rienzi,

Place Campo di Fiori, — (PI. D 4), petite place près et au N.-E. de la place Farnèse. Giordano Bruno y fut brûlé au xv« siècle. G'est là que se tient aujourd'hui le marché.

Place du Gapitole, piazza del Campidoglio[l^\. F 4, 5), V. Gapitole.

Place Colonna — (PI. E 3). Gette place centrale et ouverte sur le Gorso, occupe, à ce que l'on croit, une partie du forum d'Antonin. Au milieu est la colonne érigée par le sénat et le peuple romain à Marc Aurèle (p. 180). Entre la colonne et le Gorso est une fontaine qui a été dessinée par Jacques de la Porte, La place est tx>rdée à dr. par le palais Ghigi; au fond sont, au rez-ae-chaussée, les bureaux de la Poste, sous un portique dont les colonnes ioniques antiques proviennent des fouilles de Véies.

Autour de la colonne, quatre grands candélabres, allumés le soir, répandent une vive clarté sur la place qui reste, assez tard, un lieu de réunion.

Plage d'Espagne, piazza di Spagna

* « Selon Becker, rexislence de ce cirque de Flore est imaginaire el repose sur une mauvaise lecture d'un calendrier romain. • 11 a'y a eu qu'un temple de Flore. Il faut le placer aux environs de la rue Dataria, aboutissant k Monte Gavallo.

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