ROME. — COLLINES. — LE TIBRE
de Russie acheta la vigne Nusiner et y fit faire des fouilles. Elle la céda ensuite au gouvernement pontifical.
Pie IX étendit les achats du sol à d^autres propriétés. En 1860, Napoléon III acheta les jardins Farnèse du roi de Naples, et confia la direction des fouilles au conunandeur P. Rosa.
(F. plus loin Palais des Césars).
Mont Quirinal — (du temple du dieu Sabin Quirinus) * (48 met. d'altitude aux Thermes de Dioctétien) comprend le monte Cavallo, ainsi nommé à cause des chevaux de marbre qui ornent la place. C'est là qu'était le palais d'été du pape. « Jusqu'à Trajan, le Quirinal tenait au Capitole par une colline intermédiaire que cet empereur a supprimée pour établir son Forum, et dont la colonne Trajane indique (l'inscription qu'elle porte en fait foi) la plus grande hauteur. »
Mont C^lius — (Celio) (48 mètres d'^altitude), d'abord Querqueiulanus^ à cause des bois de chênes qui le couvraient ; il a cessé d'être habité depuis les ravages de Robert Guiscard.
Mont Aventin — (du roi albain Aventinus , qui y fut enterré) (42 met. d'altitude) , habité, dans le
firincipe, par la plus basse classe plebs), et aujourd'hui la plus déserte acs collines de Rome ; elle était d*abord couverte de bois touffus.
Bien qu'elle fût entourée d'un mur d'enceinte dès le temps des rois, elle n'entra que sous Claude dans l'enceinte sacrée du Pomœrium romain. Elle devint le siège de la cité plébéienne, et « fut toujours la colline de l'opposition. »
Mont Viminal, — ainsi nommé des saules (vimina) qui le couvraient; situé entre le Quirinal et l'Esquilin et se confondant avec eux.
Mont Esquilin, — lieu de sépultures, qu'Auguste donna à Mécène pour y construire une villa et des jardins.
* Les Sabins qui, dans le principe, avaient sur ces collines leur Capitole, s appelaient Qiiirites (de gtiiria, lance).
n s'étend entre le Cotisée et Sainte- Marie-Majeure.
Mont Pincius — (Pincio), anciennement Collis hortulorum (42 met.
d'ail. ; sol de la Trinité-des-Monts). L'administration française songea à en faire une promenade publique ; les travaux furentachevés par l'architecte Valadier sous Pie Vn ( F. place du Peuple, p.
151). Du haut des jardins on a la vue d'un coté sur la place du Peuple et sur la ville, de l'autre sur les jardins Borghèse. On s'y rend par la terrasse partant de l'église de la Trinité-des- Monts, ou par les rampes qui descendent à la place du Peuple.
Mo.NT Janicule — (de Janus, dieu Soleil, comme Jana ou Diana étaitla déesse de la lune) (88 met. d'alt. près de la fontaine Paola). Son nom moderne de Montorio (monte d'Oro) provient de la couleur des sables de sa partie supérieure. L'inférieure, de formation marine, est un calcaire coquillier.
Cette colline, la plus haute de Rome, s'étend sur la rive dr. du Tibre, et est circonscrite par les murailles de la ville. — Au N. du Janicule est le MONT Vatican, où est située la basilique de Saint-Pierre.
Le Tibre — {Tiberis, Tevere), le second fleuve de l'Italie, prend naissance en Toscane, dans les Apennins, non loin du mont Falterona. Après un cours d'environ 320 kilomètres , il entre dans Rome à peu de distance de la porte du Peuple. Il a 66 met.
de largeur au porl de Rinetta. Pres-
3ue à sec dans les grandes chaleum e l'été, il a souvent des crues rapide: qui sont un des fléaux, de Rome. Un« des plus désastreuses, celle de 1 598 éleva les eaux du Tibre à 14 met 287 au-dessus de l'étiage (elles attei gnirent la boule qui termine les ce lonnes du port de Ripetta). Il n'eî pas très-rare de voir la place du Pan théon transformée en un petit la< L'épithète de flavus (jaune) , doi