‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 128 sur 422 · PONT. MAXIMO. TRIB. POT. XVII IMP. V · texte numérisé non relu

PONT. MAXIMO. TRIB. POT. XVII IMP. V

COS. VI. P. P. AD. DEGLARANDVM, QVAN- TAE. ALTITVDINIS. MONS. ET LOCVS. TAN- TIS. OPERIDVS. SIT EGESTVS ^

Colonne Antonine — de Marc Aurèle (9 Plan E, 3 ; — place Golonna, à laquelle elle a donné son nom). Cette colonne est inférieure à la colonne Traiane sous les rapports de la beauté, de la forme et de l'exécution. Les basreliefs sont plus saillants ; ce qui lui donne un air de pesanteur. Elle est composée de 28 blocs de marbre, et a également un escalier intérieur de 1 90 marches éclairé par 41 soupiraux.

Elle fut endommagée par les incendies et la foudre. Sixte V la fit restaurer. 5 met. 56 c. du piédestal antique, avec la porte, sont encore ensevelis sous le sol. La partie du piédestal qui s'élève au-dessus du sol, fut revêtue de marbres et mise dans l'état actuel sous la direction de Dominique Fontana. — L'inscription moderne du piédestal a substitué par erreur le nom d'Antonin le Pieux à celui de Marc-

* En 1864. on a placé dans une salle basse du Musée du Louvre (et transporté depuis au musée de S'-Germain) des moulages en cuivre bronzé, en tronçons séparés, de tous les bas-reliefs de la colonne Trajane, de manière que les mille détails qui la composent sont sous le regard du spectateur, tandis

Si'à Rome, à cause de la hauteur de la coone» iU soBt k peine visibles.

Aurèle, à qui la colonne était érigée par le sénat pour ses victoires sur les Marcomans. — La statue en bronze doré de l'apôtre saint Paul remplaça l'ancienne statue de Marc-Aurèle dis-

I)arue. — Aux quatre coins de la coonne se dressent des candélabres portant des becs de gaz. Grâce à cet éclairage moderne le monument antioue devient, la nuit, un but de réunion pour les habitants.

Obélisques. — Un assez fifrand nombre de ces prodigieux monolithes égyptiens lurent transportés à Rome

Sar les empereurs pour la décoration e la ville. Ces obélisques furent renversés et ensevelis. Sixte V fut le premier à les relever. L'archilecte Fontana se fit une grande réputation pour avoir dirigé le premier une de ces périlleuses entreprises.

Obélisque de la place du Vatican -- (Plan B, 3). Ce monolithe, en siénite, transporté d'fléliopolis à Rome par Caligula, a 25 met*. 58 de haut (40 met. 91 du sol au haut de la croix) . Il n'a pas d'hiéroglyphes ; on Ta considéré comme une copie faite en Egypte d'un obélisque antique. C'est le seul ju'on ait trouvé dans sa position

Srimitive, et, par suite, intact. Dressé ans le cirque de Néron, il était resté debout, près de l'endroit où est maintenant la sacristie de Saint-Pierre.

Paul III pensa à le transporter sur la place du Vatican et il consulta Michel- Ange qui ne voulut pas se charger de l'entreprise. A son tour, Sixte-Quint voulut le placer en face delà basilique. Une foule d'ingénieurs présentèrent des plans. Sixte V chargea Domenico Fontana de cette entreprise difficile et nouvelle. Il fallut l'abattre d'abord. L'érection eût lieu le 10 septembre 1586. Le pape dit ime messe solennelle à Saint-Pierre et bénit Tarchitecte et les travailleurs. Ceux-ci étaient au nombre de 800. On employa en outre 140 chevaux. Le pape, avec sa

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