‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 129 sur 422 · ROUTE 29. — ROME. — OBÉLISQUES · texte numérisé non relu

ROUTE 29. — ROME. — OBÉLISQUES

cour, assista à cette cérémonie. Un peuple enthousiaste de l'art se pressait sur la place. On prétend qu'il y avait menace de mort pour celui qui romprait le silence, et que, dans un moment où les efforts mécaniques ne pouvaient tendre les cordes davantage, un homme cria : « De Peau aux cordes ! » Le pape lui accorda non-seulement sa ^ce, mais une récompense et le priTdége, dont jouit encore sa famille, de vendre les palmes dans les éghsesdeRome, le jour des Rameaux.

La dépense du transport de Tobélisque monta k 214,000 francs.

Obélisque de Saint-Jean de Latran — (Plan I, 6) . Le plus grand de Rome (érigé à Thèhes par Teutraosis II), il fui transporté d*Héliopolis à Alexandrie par Constantin, puis à Rome

Ë'un vaisseau de 300 rameurs) par stance, qui le plaça sur la spma du Circus Maximus. En 1587, on le trouTa à 6 met. 50 sous terre, brisé en trois morceaux, et en 1588 D. Fontana le redressa par ordre de Sixte V. D est de granit rouge, orné d'hiéroglyphes; sa hauteur, sans la base et le piédestal, est de 32 met. 16.

Obélisque de Sainte-Marie Majeure ~ (Plan H, 3). On prétend qu'il fut amené d'Éçjpte par 1 empereur Claude avec robéhsque de monte Cavaîlo.

Ces deux obélisques décoraient Ten- Irée du mausolée d'Auguste, et restèrent plusieurs siècles brisés à terre. Le premier a de hauteur 14 met., et son piédestal 6 met. 49 ; il est de granit, sans hiéroglyphes, et fut élevé en 1587 sous Sixte V, par Foniana , derrière la basilique. Il était brisé en ^ morceaux ; on les réunit au Jttojen d'entailles en forme de croix, ï queue d'aronde, de telle sorte que « croix supérieure rencontrât exacte- DWDt linférieure. Les vides furent remplis par des morceaux du même P^\ ajoutés exactement.

OifcLisQUB de Monte Cavallo — (PI.

'^ 3), apporté d'Egypte en même temps que celui de Sainte-Marie-Ma-

jeure. Sa hauteur est de 14 met. 60 sans le piédestal; il est de granit rouge, sans hiéroglyphes, et fut élevé par l'architecte Antenori sur l'ordre de Pie VI.

Obélisque de Trinità de' Monti — Plan F, 2). De granit rouge ; hiéroglyphes. Placé autrefois sur la spina du cirque de Salluste. Selon l'interprétation des hiéroglyphes, il aurait été élevé en l'honneur d'Antinous, au nom d'Adrien et de Sabina, sa femme !

En 1789, Pie VI le fit élever où il est aujourd'hui. 11 a la même hauteur que le précédent sans le piédestal.

Obélisque de la place du Peuple — (Plan E, 1). De granit rouge ; il a 24 met. de haut ; 56 met. 36, y compris la croix et le piédestal. Les interprétations des hiéroglyphes sont discordantes. Il parait être de 15 siècles av. J.-C. Moïse et les Hébreux l'ont peutêtre vu. Voilà une antiquité qui efîaoe celle des ruines de Rome. — îl fut transporté d'Uéliopolis à Rome par Auguste, qui le fit placer dans le Circus Maximus ; il y resta brisé en plusieurs morceaux à côté de celui de la place de Latran. Sixte V le fit tirer des décombres et transférer où il est, par Fontana (1589).

Obélisque de monte Citorio — (PI.

E, 3). De granit rouge avec des hiéroglyphes ; selon Lepsius, il serait du temps de Psammeticus, 654-609 av. J.-C. (22 met. 8 de haut ; le piédestal et le socle, 7 met. 14). Auguste l'apporta d'Héliopolis et le dédia au dieu du Soleil. U servait de gnomon à la méridienne du Champ de Mars. Il fut trouvé en 1748 et élevé à cette place par Pie VI, en 1789.

Obélisque du Panthéon. — Il est petit et a des hiéroglyphes. 11 fut transféré en 1711.

Obélisque de Santa -Maria sopra Minerva. — De granit d'Egypte avec des hiéroglyphes ; 5 met. 52 de haut; Alexandre VII le fit dresser en 1767 sur un éléphant, par le Bernin.

Obélisq1}e de la place Navone —

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