BOUTE
ROMB. — ÉGLISES.
qnes restent ouvertM. -^ Pour faciliter les jtîchcrches, nous suivrons l'ordre alpliabéliqae.
Sauta âgata. — (Plan F, 4) dans le quartier de Suburra, construite au Y* siècle. Elle conserve 12 colonnes en granit ; elle fut restaurée en 1655. On y voit la pierre tombale de J. Lascaris, auteur de la grammaire grecque, et un monument contenant le cœur de Damel OXonnell. Cette église appartient au séminaire irlandais.
Saxta âgnese. — (Place Navone — H. 26 D, 5.) Innocent X S dont le tombeau, par Maini, est placé au< desffos de ia grande porte, fit consfrm're, en 1550, une nouvelle église à ia piace de l'ancienne. Gir. Rainaldi monta Tintérieur jusqu à Tentablement du grand ormre. Borromini iV cbefa, fit la coupole, la façade. Dans aucun de ses ouvrages, dit betarouilly, Borromini n'a été mieux inspiré et ne s'est montré plus sobre d'mcorrections. Le parti de h façade de Téglise estbien conçu. Sans changer la masse, sans uHMlifier les proportions, en se bornant seulement à purifier quelques détails, à supprimer quelques bizarreries, cette façade ainsi rectifiée, ferait honneur même aux maîtres. Cette église, qui est à Rome un rare exemple d unité décorative, a été récemment restaurée très-splendidement.
L'intérieur à croix grecque est en marbre blanc jusqu'à Tentablement, orné de stucs dorés, et décoré de 8 colonnes en marbre d'ordre corinthien. — Les peintures de la coupole font de Ciro Ferri et de CorbelUni ; celles des pendentifs sont du Baciccio. Les cnapelles et les autels sont fniéB de bas-reliefs et de statues, ou-
* Son corps, après avoir été exposé ponçai iroi» j(»urs à Saint-Pierre, l'ut ahan- <ioonépar se** neveux, qu'il at-^it enrirhis, 't p«r H)n avare belle-sœur Olimpia Mai- ■*Miiiii, qui s'éloiffDa avec les dépouilles ^ b papauié qu'elle avait accumulées e( 1^ perniireut à son fils de b&tir la belle \^ ftoria PanÛli et le palais Doria Panl'h.nCorM.
vrage^ des artistes les plus célèbres de cette époque. [Ces bas-reliefs, habilement traités, appartiennent à cette époque, où, par i^ne confusion des moyens propres à chaque art, on cherchait à lutter avec la peinture pour \q rendu et la complication des compositions. 11 y en a même qui sont sur un plan circulaire, pour obtenir uno plus grande profondeur de perspective.] Dans le transsept de g., une statue de saint Sébastien est un ouvrage antique converti en statue de saint par P. Campi [elle contraste par sa fermeté de style avec les mollesses élégantes et faciles des autres sculptures). — Derrière le maitre-autel, (sur lequel est un groupe par Dom, Guidi)^ monument funéraire de la princesse Talbot-Doria (f 1857), par TeneianL — Transsept de dr., cnapelle Sainte-Agnès, d'où un escalier descend dans les corridors qui soutenaient les gradins du cirque; au-<iessous de ces gradins étaient les réduits ou chambres voûtées (fornicet) habitées par des femmes de mauvaise vie ; on y voit un bas-relief représentant la sainte, conduite nue au martyre et miraculeusement couverte de ses cheveux [pauvre ouvrage, que l'on proclame comme l'une des belles créations de VAlganle et qui est peut-être de son élève Domenico Guidi] ; — Le 21 janvier, jour de la fête de la sainte, on ouvre la crypte, établie sur un des antiques lupanars du cirque, où, selon la légende, sainte Agnès fut exposée et sauvée miraculeusement.
Sant' Agosuno, — Saint-Augustin (an N.-E. de la place Navone,près de la rue de la Scrofa. — PI. 27 D, 5). Celte église fut bàlie en 1482 sur les dessins de Baccio Pintelli par le cardinal d'Estouteville, archevêque de Rouen. La coupole, la première que l'on ait élevée à Rome (celle do S-iint- Pierre ne fut achevée que plusieurs années après), fut exécutée en 1580, et la façade en 1583. L'église, dont l'intérieur tient un peu du style ogivp'
ROUTE 29. — ROME. — ÉGMSBS.
du XY* siècle, fut restaurée en 1750 par Vanvitelli. Elle a subi une réparation générale en 1856-1864. — On va admirer dans celte église, sur le 3* pilier à g., la célèbre fresque (aujourd'hui très-altérée) du prophète Isaïe, par Raphaël, qui la peignit en 1512, et, dit-on, après avoir tu les prophètes de Michel-Ange.
L'influence des œuvres de Blichel-Ange sur le talent de Raphaël, qui modifia sa manière après les avoir vues, a été contestée. Mais les assertions de Vasari trouvent à cet égard une remarquable affirmation dans les paroles dites par Jules II à Sébastien del Piombo et rapportées dans une lettre de celui-ci à Michel- Ange : « Guarda V opère di Rafaelo, che corne vide le opère di Michelagnolo surbito lassa la maniera del Perusino ; et auanto piii si accostava a quella di Michelagnolo ; ma è terriblle, corne tu vedi, non si pol pratichar con lui. »
a L'imitation du grandiose parliciilier à Michel- Ange n'a donné , dit Passavant, qu'une lourdeur désagréable des formes, et ce au'on a regardé comme de la majesté dans cette figure n'est qu'une absence complète d'expression. »
Les moines Augustins ont écrit dans leurs archives que cette fresque était de Michel-Ange ; mais on n'a tenu nul compte de leurs écritures. Un d'eux a fait un tort plus grave à l'œuvre de Haphaël ; il s'avisa de vouloir la laver, et tn gâta. Elle fut restaurée par Daniel de Volterre (en 1555). Rithardson (Traité sur la peinture, III, 154) raconte que le personnage qui avait commandé ce tableau à Raphaël en trouva le prix trop élevé, et alla demander conseil a Michel- Ange. Celui-ci voulut voir la fresque, et dit : a Le genou seul vaut le prix demandé. » Cette anecdote paraît douteuse. — Les cinq autres prophètes ont été peints par Gagliardi,
Nef latérale à dr. : 1" chapelle.
Martyre de sainte Catherine, peint par Venusli, — 2° chap., copie du tableau perdu de la Vierge à la rose, d'après naphaël. — Dans le transsept de dr., chapelle de Saint-Augustin : peinture [noircie] du Guerchin. — Au maîtreautel, composé par le Bemin. on re-
marquera une image de la Vierge, attribuée à saint Luc, et cfue Ton croit de l'école allemande primitive. — Chap.
à g. du chœur : Tombeau en vert antique, que Ton dit être celui de sainte Monique, mère de saint Augustin, qui mourut à Oslie. — Après le transsept, en redescendant par le coté gauche :
2* chapelle, sainte Apolline, peinture attribuée à Daniel de Volterre; A* chapelle, beau groupe en marbre : la Vierge et sainte Anne, par Andréa Contucd da Monte San Savino; 5* chap. (1" à g., en entrant) : Vierge, par Michel Ange de Caravage.
Près de la grande porte (à dr., en entrant), dans un riche sanctuaire, beau groupe en marbre, par Jacopo SansovinOy Madone tenant rEnfant Jésus chargé de pierres précieuses et de bijoux d'or. On ne peut pas bien voir le groupe surchargé à ex vota et entouré d'une foret de lumières. On a mis un brodequin en cuivre à un des pieds de la Vierge que les dévots ne cessent de venir baiser. « De toutes les images peintes ou sculptées qu'on vénère en Italie, celle-ci est peut-être la seule qui offre de l'intérêt sous le rapport de l'art. En général, tous les simulacres qui sont en grande vénération chez les fidèles, ne sont, comme objets d'art, que d'affreuses monstruosités. Il n y a pas une Vierge de Raphaël ou d'André del Sarto qui ait pu exciter l'enthousiasme des dévots ; ta Pietà de Michel-Ange est abandonnée dans la solitude. » (Robello.) — En 1860, cette église a été décorée de nombreuses peintures à fresque par Gagliardi. Au fond du cbœur, il a peint l'Immaculée Conception.
Dans le couvent annexé à l'église, bâti par Vanvilelliy est établi le MilusTÈRB de la Marine, C'est là que se trouve h bibliothèque Angelica (Y, Bibliothèques).
Santa Anastasia (PI. F, 5), — au pied du Palatin. Eglise datant du iv* s., c'était une des principales églises de Rome du temps de saint Jérôme :
BODTE 29. — ROME. — ÉGLISES.
elle fut reconstruite au xtii* s. Intérieur à 5 nefs, divisées par de belles colonnes, que l'on pense avoir appartenu au temple de ^ieptune Palatin.-^ Transsept: Tombeau du cardinal Maï, mort en 1854. — En 1857, on découvrit une glande et solide muraille (pie l'on crut nvoir fait partie de l'enceinte de Romulus. On pensa aussi que de cette église on pouvait entrer dans quelques chambres souterraines du Palais des Césars ; mais on a reconnu que ces salles font partie des substructions soutenant les gradins du Grand-Cirque.
Sast'Akdrba — (à monte Cavallo.— PI. F, G, 5). Cam. Panfili, neveu d'Innocent X, fit construire, en 1678, cette église par le Bemiriy pour le noviciat des Jésuites. !'• chapelle à dr., 3 tableaux du Bdciccio; 2* à g., chapelle Saint-Stanislas (enterré sous l'autel) :
tableau d'autel représentant le saint à fçenoux devant la Vierge, par C. MaraU la. Au maitre-autel : Crucifiement de saint André, par dit//. Courtois, frère du Borgognone. Tombeau de Ch. Emmanuel IV, roi de Sardai^ne, qui abdiqua (1802), se fit jésuite et mourut en 1815. — Dans la maison du noviciat : statue, rn marbre de couleur, de saint Stanislas mourant, par Legros.
b chambre qu'habita au noviciat saint Stanislas Kostka, fils d'un sénateur polonais, né en 1556, a été convertie tu chapelle.
Saut' Andréa delle Fratte. — (PI.
28 F, 2) ifratte, haies, jardins.) Le clocher est un des ouvrages les plus bizarres du Borromini. Façade de Vaiadier (1826), aux frais du cardinal Consalvi. Sur le naaitre-aulel, 2 anges dn Bemin. Transsept de g., statue de sainte Anne, par Poceiti. — 2*chap.:
peintures rappelant le souvenir de la conversion subite, en 1842, de M. Ratisbonne, juif français; conversion qui ent lieu dans cette église. Tombeaux dXngelica Kaufmann, femme peintre {\\m); du sculpteur Rudolph Scha- <TOW; de rantiqiiaire danois mefsa.
Sant' Andréa della Yallc — (au S.
de la place Navone. — Plan 4, D).
Commencée en 1591 par Olivieri, et achevée par €. Mademe, Sa façade par Carlo Rainaldi^ que l'on a coutume de vanter comme une des plus magnifiques de Rome, est de mauvais goût. Elle est couronnée d'un double fronton brisé. L'église est à une seule nef; elle possède des peintures célèbres. — La coupole a été peinte par Lanfranc, et c'est un de ses meilleurs ouvrages. [11 s'y montre imitateur de la coujjole du Corrége à Parme, (|uoi qu'il ait adopté une autre disposition.
Ce travail, dit Passeri, fit époque dansf l'art ; il fiit le premier à figurer Touverture d'une gloire céleste avec une splendeur immense. Deux zones circulaires d'anges et de saints sont assis sur des nuages. 11 employa quatre années à ce travail.] — Les quatre évangélistes, dans les pendentifs, sont des chefs-d'œuvre classiques du Do^ miniquin, d'une exécution large et facile ; on admire surtout le mouvement, la gi'âce et le coloris du saint Jean. La voûte du chœur, peinte de sa main, contient une Clorification de saint André ; au-dessus de la corniche, l'artiste a peint: la Charité, la Foi, la Religion, le Mépris du monde, la Constance et la Contemplation.
Trois grandes peintures autour du chœur, relatives à saint André, sont de Preti, dit le Calabrais. — 1" chapelle à droite, dessinée par C, Forttana, sur l'autel, bas-relief [style do la décadence], par Ant Raggi, élève du Bemin. — 2' chapelle (Strozzi); architecture de Michel-Ange^ copie en bronze de sa Pietà, qui est à la basilique de Saint-Pierre, et des statues de Rachel et de Lia, qui décorent le tombeau de Jules II à San Pietro in Vincoli ; 2 candélabres dans lesquels Letarouilly croit aussi reconnaître le style de Michel-Ange. Les 2 «nutres candélabres du chœur sont peut-être de C. Moderne. — Transsept de dr., saint André d'Avellino, par ÏMnfrar
ROUTE 29. — ROME. -^ ÉOLISES.
— A Textrémité de la nef, tombeaux de Pie II et de Pie HI. — Dans la !'• chap., à g. de la porte d'entrée, peintures [noires] de Dom, Passignani. — 2' chap. (Ruccellai maintenant Ruspoli), tombeau du célèbre évéque Giovanni délia Casa, auteur élégant de poésies, dont quelcfues-unes, de sa jeunesse, sont très-licencieuses. — Cette église est en partie bâtie sur les ruines de la scène du théâtre de Pompée, et, selon d'autres, sur l'emplacement de la curie où César fut tué. (F.
Saut' Antonio abbate — (PI. H, 4-).
C'est devant la porte de cette église que le 17 janvier de chaque année, et pendant huit jours de suite, les gens pieux (et le pape lui-même) envoyaient leurs chevaux, leurs ânes pour être bénits. — A l'intérieur, les murs sont couverts de misérables peintures à fresques représentant les faits les plus extraordinaires de la vie de saint Antoine, par Giovanni délia Marca.
Les peintures de la coupole et de la chapelle du saint sont du Pomerancio.
Sakti Apo^toli, — Saints-Apôtres (place du même nom à l'E. du Corso.
— PI. F, 3). Cette église, fondée au VI* siècle, fut reconstruite sous Martin V (1420) et par Fr. Fontana (1702). Le portail se reconnaît pour une œuvre de Baccio Pintelli, sous Sixte IV ; mais des adjonctions postériem'es déparent le premier étage du portique. La façade au-dessus est de Valaaier (1827). — Dans le portique, ouvrant sur la place par 9 arcades, on voit, à dr., un bas-relief représentant un aig:le tenant une couronne, et qui provient du Forum de Trajan. A l'autre extrémité est le monument du graveur Volpato, par Canova, âgé de 25 ans. — Intérieur :
(côté g.), sur la porte de la sacristie, tombeau de Clément XIV (Ganganelli), ouvrage célèbre de Canova : statue du pontife, et ^;ures assez médiocres de Ja Mansuétude et de la Clémence.
A l'entrée et à dr. du choeur, beau tombeau, dessiné par Michel-Ange, du cardinal Biario, -j^ 1520, « neveu favori de Sixte IV, qui mourut à point pour laisser le champ libre à Julien de la Rovere. » — [Les peinturés de cette église sont médiocres.] La voûte de la nef, peinte par Bacicdo^ représente le triomphe de l'ordre de Saint-François. — 2' chap. à dr., peinture moderne de l'Inunaôiléc Conception, par Coqhetti. Dans la voûte de l'abside la Chute des Anges, peinture à fresque par Odazzi, « un des décorateurs endiablés du xvn* sièclei» .
— Dans le corridor du couvent, cénotaphe élevé à Michel-Ânge, qui fui d'abord enterré ici ; en âîce, monument commémoRitif du célèbre cardinal Besssdon.
Ara C<eli (V. Santa Maria in Ara Cœli).
Santa Balbiha— (PI. F, G, 7), sur le mont Aventin; église en forme de basilique, mais dont les murs sont, ditron, modernes. — A g., tombeau de Sordi avec mosaïques de CosimaH.
— L'église est rarement ouverte. On a de là une belle vue sur cette partie de Rome.
San Bartolommeo. ^ (Ile du Tibre.
— PI. E, 5, F. p. 168.) Ë^ise à 5 nefs, bâtie sur les ruines et avec des colonnes de granit du temple d'Esculape (?). KUe fut à moitié ruinée par l'inondation de 1 557. En 1865 elle fut restaurée et décorée par les frères mineurs Observantius à qui elle appartenait.- Le plafond et plusieurs chapelles ont été peints par le P. Gode-, fi^i^ religieux de l'ordre. — Sur la place, croix avec quatre statues, élevée en 1870.
San Bernardo. — (Plan G, 2.) La comtesse Catherine Sforza, en 15D8, transforma en église une salle ronde (caldarium), située à un angle des Thermes de Dioclétien. Elle a été restaurée par Pie IX.
Santa Bibiana — (vers la porte San Lorenzo. — PI. ï, 4). — Petite église
. ROUTB 99. — ROMB. — ÉGLISES.
])resque toujours fermée (frappes à k porte à dr.) ; fondée au iv* siècle sur remplacement de la maison de la sainte ; rebâtie par Urbain YllI. Façade du ^ernm (1625). La statue de la sainte, sur le maitre-autel, est un de ses meilleurs ouvrages. [Figure d'expression amollie et d'un caractère moiûiain ; jolie statue ayec toute Tabsence possible de style.] — Trois nefs, difisées par huit colonnes antiques. —A g. de la porte, une colonne où l'on dit que la sainte aurait été attachée. Dix fresques (Histoire de sainte Bibiane), à dr., par j4. Cornpielli; à g., par Piètre de Corione (restaurées).
Capdccqii — (les Capucins, ou Santa Maria delu Concezione, près la place Barberini. — Plan F, 2). Casoni la bâtit (en 1624) par orare du cardinal Fr. Barberini, capucin et frère du pape Urbain Ylll. — Intérieur à une seule nef. — !'• chapelle à dr., célèbre tableau du Gtâde^ représentant Tai'change saint Michel [figure d'une beauté et d'une grâce singulières. On Ta appelée TApollon catholique ; mais c est un Apollon d'un mm incorrect. Quel que soit Fattrait de cette peinture, il faut reconoaitre que la pose est théâtrale, que la ligne diagonale formée par les bras est anlipittoresque ; que l'on ne comprend pas l'enmianchement du bras gauche, et encore moins le raccourci du bras levé tenant l'épée] . On raconte , mais cela est douteux, que la figure de Lucifer serait celle du cardinal Panfiji, depuis Innocent X, dont les critiques avaient blessé le peintre. — Sur la paroi, à g. (même chapelle).
Couronnement d'épines [noirci], par Qherardo délie NoUi (G. Honthorst).
-3« chapelle, sur lautel, saint François en extase, ouvrage remarquable, peint à l'huile et donné par le Domi- Ti^n ; fresque du même, repré^ wntant la ipor4. de saint François [très-altçrée] . — 5» chapelle, saint Anloinc ressuscitant uu mort, iï An-
dréa Sacchi, — Le tableau du maîtreautel était une œuTre remarquable de Lanfranc; il fut détruit par un incendie et remplacé par une copie. — Devant le chœur, pierre tombale du cardinal Barberini, fondateur de l'église, avec l'inscriotton : Hic jacet pulviê^ cinis el nihil, — Andréa Sacchi : Saint Bonaventure avec h Yierge et TEnfant Jésus. — Dans la dernière chapelle, vis-à-vis de celle où est le saint Michel du Guide, est un des ouvrages les plus corrects de P. de Cortone, représentant la conversion de saint Paul. — Sur les portes de Téglise, dans l'intérieur, on remarque les cartons qui servirent de modèle pour réparer la célèbre mosaïque de la>avicella de saint Pierre, par GioUo ( K. p. 195).
Les teuristet ne manquent point d'aller visiter le cimctiàrb souterrain établi au-dessous de l'église *, dans lequel les cadavres des csmucins, desséchés et recouverts de leurs, robes,, sont exposés aux regards. Plusieurs salles de file (dont quelques-unes sont éclairées par des baies grillées) sont occupées par ce curieux cimetière.
S Pour dissimuler sans doute l'horreur e ce spectacle, on s'est plu à tapisser les parois, les plafonds de ces salles de décorations variées, formées avec des ossements. Ancune partie du squelette n'est perdue dans cette hideuse nécropole, dont on a réussi à faire une insigne dérision de la mort.] Le 2 novembre les caveaux sont illuminés.
San Carlo — (sur le Corso. —PI.
Ë, 2). Commencée en 1612 sur les dessins à'Onorio Lunghi; terminée par P. de Corione. La façade, exécutée postérieurement, est d'un style détestable. — Intérieur à 5 nefs, aivisées par des pilastres corinthiens.
Cette église est d'une décoration riche» mais de mauvais goût. Elle abonde
* L'entrée du cimetière est par la cour à év. Je réglise. Pour y être admis il faut s'adre^ier à un dçi mojuies, . .
ROUTE 29. — BOME. EGLISES.
en marbres précieux, en peintures, en stucs dorés. — Maitre-autel : S* Charles présenté au Sauveur par la Vierge, un des meilleurs ouvrages de C. Maratia. — Dans le transsept de dr., mosaïque de la Conception de la Vierge, d'après une fresque de C. Maratta^ à S**-Marie du Peuple. — Le C** Alexandre Verri (auteur des Noiti romane) est enterré près du 2' pilier, à g. Les bancs couvrent et masquent l'inscription.
San Carlo ai Catinari — Saint- Charles des Potiers (place Catinain, nom provenant des fabricants d'écuelles qui habitaient jadis ce quartier. — PI. 50 E, 4), bâtie en 1G12.
La façade,par J* B, Soria, L'intérieur est en croix grecque et d'ordre corinthien. Cette église a été renouvelée par la restauration achevée en 18 (il.
La coupole est une des plus grandes de Rome. On y admire les beaux pendentifs du Dominiquin représentant les vertus cardinales. Ces fresques ont été restaurées avec soin pai* L. ScalzL — !'• chapelle à dr. : Annonciation de Lanfranc- — Au maitre-autel, immense tableau (qui a noirci) de P. de Cortone : Procession de S* Charles Borromée pendant la peste de Milan. Les peintures de la voûte au-dessus id'un ton diaphane et léger) sont do janfranc, — Dans le chœur , situé derrière cet autel j'en y arrive par In sacristie), belle tresque du Guide (S* Charles). — 2* chapelle à g. :
.Mort de S** Anne, chef-d'œuvre d'An- (Irea SacchL
San Carlo allé Quattro Fontanb.
— (PI. G, 5). — Architecture incorrecte du Borromini.
Santa Ckgilu im Trastevere. — (PI. E, 6.) — Bâtie, à ce que l'on croit, vers 250, à la place de l'habitation de la sainte ; reconstruite au IX* siècle. Elle conserve des mosaïques de cette époque. Dans la cour qui précède l'église est un grand vase en marbre qui servait pour l'ablution des fidèles. Ciément Vil (1525) plaça à
S**-Cécile les religieuses bénédictines, qui restaurèrent l'église. Des tribunes fermées de grilles dorées servaient aux religieuses pour assister aux cérémonies du culte. Cette église, restaurée entièrement en 1599, fut restaurée encore et modernisée en 1825 ; les 24 colonnes de granit qui séparent les 5 nefs furent alors enveloppées de maçonnerie et transformées en pilastres.— A l'abside, mosaïque du ix* siècle , d'un caractère bien archaïque, représentant le Christ; à g.. S* Pierre, S» Valérien et S»« Cécile; à dr., S»
Paul, S^* Agathe appuyant sa main sui l'épaule de Pascal. — Maitre-autei couvert d'un beau ciborium gothique de 1285. Dans la confession anir-aes- 80U8 est le tombeau de S** Cécile transporté des catacombes par Pascal t\ Dans une cavité ouvci*te au-dessous du maitre-aiitel on voit la statue de la sainte, par Slef^ Mademo [un corps et une tele enveloppés de linge. Il n > a de visibles que les mains et un pied. Cette sculpture réaliste, reproduisant l'aspect du corps de la sainte lorsqu'il fut trouvé, est citée par quel- Sues-uns comme un des bons mo* èles de la sculptur&-dti xvii* siècle].
—Le plafond ae la nef, peint d'un ton léger, représente le couronnement de la Vierge, et est attribué à Seb.
Conca, — Dans la nef de dr., uncor* ridor conduit à la chapelle de la sainte, érigée sur l'emplacement d'une ancienne étuve, ou salle de bains, que les antiquaires allemands croient avoir été celle de la maison de S^* Cécile.
On voit encore les conduits de la vapeur autour de la salle. C'est là que, selon la légende, la sainte aurait reçu le martyre. — Au-dessus de l'autel, Martyre de S** Cécile, de Vécole du Guide; dans le corridor, des paysages [altérés], par P. BriL
San Clémente. — (PI. H. 5, entre le Colisée et la place S*^ean de Latran. L'entrée est sur la petite rue allant de la via di S. Giovanni in Laterano à la via Labicana ; sonner à la
lOOTB 29. — ROME. — ifcOLIS^
porte sous le portail.) Cette église, consacrée à S* Clément S considérée comme une des plus anciennes de Rome, était intéressante surtout en ce (]u*eUe consenait la forme des basiliques (Y. p. 124) des époques primitives; elle a perdu de son intérêt archaïque depuis (jue le P. Mullooley, le savant prieur des Dominicains irlandais, dessenant cette église, a découvert en 1857 le sol inférieur de l'ancienne basiliaue; mais, dans son ensemble, cet édince est une des plus remarquables curiosités de Rome. S -Clément n'est donc pas, comme l'ont répété les ai^ chéologues, la plus ancienne église de Rome. Les deux basiliques, superposé^ l'une à l'autre, n'ont jamais régulièrement coexisté, de façon que l'une fôt l'hypogée de l'autre (comme dans l'étonnant sanctuaire d'Assise).
La première basilique, l'édifice inférieur, serait, selon les archéologues, d'après le caractère et le style de ses peintures, de l'époque de Constantin.
S' Jérôme en pane en 392. Elle avait déjà un revêtement de marbre (en 584-398). En 880, on construisit le chcBur en marbre, transféré plus tard dans l'église moderne. Jusqu'au xi* siècle, elle reçut diverses restaurations.
Ce n'est guère avant le xu* siècle que furent construits, dans la basilique inférieure, les piliers couverts depemtures qui déforment l'architectui'e de l'édifice. On fut obligé d'adopter cette niesure de prudence afin de soutenir 1 édifice écrasé par le poids des décombres et des ruines qui s'étaient accumulées sur le sol extérieur jus- ^l» îi la hauteur du sommet des colouues de la grande nef, pai* suite des dévastations de Robert Guiscard. Mais il fallut se résigner à ensevelir l'antique édiûce, devenu souterrain, et à en construire au-dessus un autre au niveau rehaussé de la voie du Lati^an,
On croit que ce S' Clémcnl est le collaboraieor que S' Paul nouime dans l'épîtic »«\ Pbilippiens, et qui flgurc Je 4* sur la «ite des papes. I
appelée à cette époque via Major et via Sancla. Ce fut, au xii* siècle, l'œuvre du cardinal Ânastase. Si, dans la nouvelle église, on voit le sanctuaire, les ambons, la Schola Cantoi'umy fermés par des chancels de marbre, antériems à ce siècle, c'est que ces objets furent enlevés de l'édifice primitif avant de l'ensevelir. Aussi si l'on considère attentivement comment ces marbres sont raccordés ensemble, on s'apercevra sans peine qu'ils ne sont ni à la place à laquelle ils étaient destinés, ni disposés de la même manière.
L'ÉGLISE SUPERIEUR El Construite, diton, pai- Pascal II (1099-1118), et depuis restaurée plusieurs fois, est précédée d'un atrium ou cour carrée ii portiques, où se tenaient les péni* tents exposés aux intempéries, et désignés pour cela sous le nom d*hye'manies. En avant du portique est mi porche, du viu* siècle, le beul qui se soit conservé à une des basiliques de Rome. Le portique de la façade représente le narihex. — Le clocher qui s'y élève à g. est de construction plus récente. La basilique supérieure ressemble, pour la forme, à l'inférieure, mais elle est moins large.
— L'intérieur a trois nefs : le bas côté g., plus large, était occupé par les hommes. — On remarquera le beau pavé en opus Alexandrinum. — Au milieu de l'église est l'enceinte servant de CHŒUR, entourée de balustrades en mai'bre : on y voit un monogramme qu'on croit être celui de Jean YIU, ou peut-être de Nicolas I*' (ix* siècle). Ù provient de l'église souterraine. — Sm* les côtés sont les amhons de mari)re. A côté de l'ambon de g., destiné à la lectm'e de l'Evangile, est une colonne servant de candélabre pour le cierge pascal. — Le SANCTUAIRE ost séparé du chœur par des marches et un chancely formé ici d'un mm* d'appui en marbre.
Au milieu est l'autel surmonté d'mi cihorium, — Derrière l'autel s^étend l'abside , emplacement réservé aux
ROME. -> EGUSËS.
LÂaEMDS DU PLAN.
a Abside de la basilique supérieure.
h Abside de la busilique inférieure.
c e Mur servant de substruclion aul colonnes de la basilique supérieure.
d d Piles, de construction récente, destiuées à soutenir la basilique supérieure.
1 £»valiei veuanl de la sucndiic.
NtP^LATél-.ÀLE DROITE :
t Deux tombeaux anciens.
5 Dans u)ie niche de la muraille, à dr., la Vierue, diadémée et chargée de pierreries, tenant verticalement devant elle Tenfant Jésus; deux figures moraillées, de style hyatanlin. Peinture à fresque. (On peut acheter à la sacriâlie des photographies reproduisant les diverses fresques.)