‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 139 sur 422 · ROME. — ÉGLISES · texte numérisé non relu

ROME. — ÉGLISES

leur stupeur par des attitudes exi)res- *sives et variées, qui sont tout à fait en opposition avec le style byzantin. Adr., est S' Vit; à g., Léon IV, pape. Le limbe qui entoure sa tête est vert et carré, ce qui indique qu'il était vivant au moment où se faisait cette peinture (ix« s.). « Il V a là, dit Irès-bien M. Fr. Wey l'essai avorté d'une renaissance; avorté, parce que l'inspiration romaine acheva de mourir, et que 1 Ecole grecque, restée maîtresse du champ, finit par imposer son iconographie. »

15 Crucifiement de J.-C.

16 Noces de Cana. — Les deux Marie au

Tombeau. — J.-C. délivrant des limbes Adam et Eve.

17 En haut J.-C., Gabriel, Michel archanee,

S» Clément. S» Nicolas; le haut des figures manque. — Au-dessous trois scènes relatives à l'histoire d Alexis, qui avait quitté la maison paternelle •pour suivre une vie de pénitence; -- Il demande, en pèlerin, rhospitalile à

son père ; — il meurt à itome: — il est reconnu par son père. — On remarquera le dessin élégant des ara« besques.

18 S* Clément, célébrant la messe. Episode de Sisinius *. Un personnage de ce nom vivait sousTrajan. — SurlcsÉaces latérales du pilier : Daniel dans la fosse aux lions. — S* Biaise délivrant un enfant.

19 Autel, placé au-dessous de celui de l'é-

glise supérieure.

20 Chambres avec des décorations en stuc.

On a supposé qu'elles pouvaient être un reste de la maison habitée par S* Clément. On y arrive par un escalier situé à l'extrémité de la nef de droite. Ces chambres étaient envahies par les eaux au mois de septembre 1875. On a vainement essayé de les en débarrasser. Plus loin et plus bas que ces chambres est le mithreum\ également invisible.

*Le sujet principal {V. la gravurcj représente une église, éclairée par sept lampes; S' Clément olUcie, le palliu.n sur lépaule, les bras étendus, le manipule entre le pduce et l'index. Le païen Sisintu», aii.i de Domitien, attiré dans le temple par une malveillante curiosité, devient aveugle. Un jeune serviteur le conduit. La jolie et pieuse Teodora, sa femme, figure noble et éléijante, le regarde curieusement sans grande émotion. De l'autre côté de l'autel, des évêques et des diacres présentent les donateurs de la fresque, élégamment vêtus et apportant des couronnes. Us sont, comme stature, plus petits de moitié que les personnages du drame. Cette inscription latine transmet leurs noms : ego Beno de Rapiza (nom d'un riche bourgeois de ce quartier en 1080) cum MaHa uxore mea pro amore Domini et beati CtementU {pingere fect en lettres initiales seulement). « Dans le sujet, traité en prédelle avec plus de négligence, on voit Sisinius commandant à ses Serviteurs de garrotter Clément ; ils lient et entraînent un lût de colonne que, grâce a un prodige, ils prennent pour le saint. Celui-ci ?est échappé; il n'est représente Que par ses dernières paroles prononcées en traversant le portique où le peintre les a inscrites: duriliam cordts vestrts (sic)... »axa traere meruisii. Sur la tAie d un .serviteur on lit son nom Albertel irai (Albenel tire). Trai n'est plus latin; c est de l'idiome vulgaire. * L'inscription à côté du 4>om (le Sifinius contient une insulte grossière iHîiulive à sa uaissauce. L'a: liUe, dans

son zèle dévot, ne croit pas pouvoir moins faire que de jeter l'outrage à ce païen qui résiste au christianisme.

« A la fin de l'année 1870, le P. MuUooley, continuant les fouilles de l'église, trouva à 7 met. 53, sous l'ancienne basilique, un petit temple consacré au culte de Miihra. Le Dieu est représenté sur l'autel, égor-

Seant le tauripu. La voûte du Spelxum de lithra est percée de onze lucernaires (représentant la voûte du ciel?). — Les deux podium latéraux sont en plan incliné et étaient probablement des lits tricliniaires, destinés à recevoir les sectateurs de Mitbra, pour des agapes religieuses. — Ce speUeum (le Mithra ne fut probablement introduit dans une cella de l'édifice inférieur que dans la période de temps pendant laquelle les lieux de réunion des chrétiens subirent plusieurs confiscations. M. de Rossi pense

3 ne ce lieu fut un ancien conventiculum es fidèles conservant la mémoire de S' Clément sur le Cœlius et qui aurait été usurpé pendant la persécution. — Ce Mithreum était, non un temple publie, mais im Sacrarium destiné aux assemblées secrètes des initiés. — Les monuments mithriaques datent, en grande partie, du temps de Marc- Aurèlc et de Commode, surtout, a<lonné aux mystèies de ce culte persan. (Lampridius, cap. 9.) Un grand nombre de monuments mithriaques appartiennent aux m* et iv* siè* des. Le culte de Mithra se célébrait dans des grottes. Les initiés étaient soumis à des épreuves extrêmement rigoureuses.

ROUTK 29. — ROME

prtoes hresbyterium). Au fond de IhémicTcle s'élève sur trois degrés le siège épiscopal (cathedra) ; on y lit le nomdÀDastase, titulaire de TE^lise,

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en 1108. —La mosaïque de la route est du xiii« siècle; elle a été restaurée au xvir. -- On troure ici les deux absides latérales dont nous avons parlé

rl^l- — Dans celle de dr. : statue j* V -^Ptiste, par Simone, frère ^« ûonalelfo. - Dans celle de s. :

•emtaredela Vierge, par Conca,^^

Chapelle à gauche de la porle d'entrée : Fresques [renommées de Masacdo, malheureusement altérées parle temps et les restaurations. Quelques criti-

— ROME, — ÉGUSES.

ques les attribuent à Masolino da Panicale [on remarquera particulièrement celle qui représente la sainte discutant au milieu des docteuvs] ; im crucifiement derrière Fautel ; 8** Catherine bravant les idoles ; convertissant de sa prison la fille de Maximin : agenouillée entre les roues du sup* plice. — A dr. dû sanctuaire, monument du cardinal Rovarella (1426).

DBSGRIPnON ht Là BASILIQUE INF£rIEURB DE SAINT-GLâMEMT.

Pour la visiter, il faut s'adresser à dr. à la sacristi.e, où l'on voit suspendues aux murs des copies des fresques de l'église souterraine. C'est de la sacristie que part l'escalier qui y descend. 1 fr. au sacristain qui vous accompagne avec une lumière. — Celte ^lise souterraine est illuminée le 23 novembre et vers le 26 février.

<t Les trois nefs ont été bâties, dit de Bieser (auteur du Guide du voyageur catholique à Rome) , sur d'anciennes substructions, formées de grands blocs de tuf volcanique et surmontées d'une énorme corniche en travertin sans ornement quelconque. Suivant H. de Rossi, ces énormes blocs de travertin remonteraient au temps des rois de Rome (?). » Le plan ( F. p. 224) (que M. de Bieser nous avait obligeamment permis de reproduire, en le réduisant d'après celui donné dans son ouvrage) fera parfaitement comprendre ces diverses superpositions de nâlisscs et d'édifices.

On descend de la sacristie dans le narthex. ce Huit colonnes de marbres divers, dont une de vert antique et l'autre de breccia corallina, séparent la nef latérale droite du vaisseau principal. Ces colonnes et les massifs de maçonnerie, qui remplissent les intervalles entre elles, ont servi de fondement au mur extérieur de la basilique supérieure. » La nef latérale g., la seule qui corresponde à la nef d'en haut, est également séparée de la nef centrale par des colonnes, entre lesquelles sont des murs anciennement construits et ornés de fresques. (Les chiffres de renvois du nuLN et la légende qui raccompagne indiquent l'emplacement et le détail des diverses peintures.)

San Cosibuto ou SS. Cosmo e Da- MiANO in Trastevere. — (Pi. D, 6).

Tonstruite en 1475, Ou retrouve dans

la façade le style de Baccio PinUlli, Parmi les fresques de Tintérieur, on remarque celle de la Yierge, trônant entre S* François et S** Claire, attribuée au Pinturicchio (?).

Santi Gosmo e Damuno — S**-Ck>sme etDamien(auFonun. — PI. 51 F, 5), fondée par Félix IV en 521. Adrien 1" la fît restaurer en 780 et fit mettre les portes de bronze au vestibule.

L'exnausseraent du sol rendant Fintérieur trop humide, Urbain VIII fit reconstruire entièrement (1655) la partie supérieure ; le pavé fut exhaussé au niveau du sol actuel au moyen d'une voûte construite entre Féglise inférieure et la supérieure. La rotonde du temple antique, faussement attribué à Romulus et Kemus (F. p. 162), avec sa coupole, inférieure en hauteur à l'église nouvelle, fut conservée comme vestibule. — La mosaïque du grand arc est, à ce que l'on croit, de Tannée 550. Elle représente FAgncau mystique. Lorsque Féglise a été modernisée, le bœuf et le lion, symboles des évangélistes, ainsi que les 24 vieillards, ont été enlevés. — Mosaïque de l'absiob : le Christ vêtu d'un manteau sur lequel est la lettre T, monogramme symbolique de l'homme-Dieu crucifié. Cette figure est signalée comme un des plus merveilleux spécimens de Fart du moyen âge. A sa dr.. S* Pierre conduit S* Cosme, suivi du pape Félix, fondateur de Féglise, dont il tient un modèle dans ses mains; à g.. S' Paul conduisant S* Damien. Au-dessous une composition symbolique (12 brebis représentant les apôtres, etc.). Des découvertes récentes ont fait reconnaître dans cet édifice la réunion de trois temples contigus et indépendants. Le postérieur donnait sur le forum de la Paix; c'est sur son mut* qu'étaient les plaques du plan de Rome.

Santa Francesca Romana — S** Fraaçoise-Romaine (au Forum, près de la basilique de Constantin. — PI. F, 5) »

bâtie auiV siècle, m FempUcewat

ttOtJTË "Zy, — ROME.

ÉGLISES

du temple de Vénus et Rome (F.

p. 162). Renouvelée sous Paul V (1615). — A la voûte de Tabside, mosaïques du IX' siècle. Sous labside, tombeau de la sainte, dessiné et décoré par le Bernin. Au transs^t, tombeau de Grégoire XI, par Olivieri, — Au transsept de g., la Vierge et 4 Saints, peinture de Sinibaldo Ibi.

S. Fkascesco a Ripa (Trastevere. — PI. D, 6). MU* siècle, modernisée au im* siècle. — 2* autel à g., statue de Ludovica Àlbertoni mourante, parle Bei-nin. S'' Famille, du Baciccio. — 4' chap.. Immaculée Conception de Martin de VoSy d'Anvers. — On conserre dans le couvent la chambre habitée par François d'Assise. On y montre la pierre qui lui sei'vait d'oreiller.

Il Gtsù , — le Jésus (place du même nom, à i'O. du palais de Venise. — PI. £, 4) ; une aes églises les plus vastes et les plus riches de Rome; appartenait à la congrégation des jésuites. Erigée en 4575 par le cardinal Alexandre Farnèse, sur les dessins du célèbre Vignole. Giac&mo délia Porta, son élève, la continua ei fit la coupale et la façade. L'intérieur se fail remarquer par ses pilastres corinthiens^ ses stucs dorés, ses sculptures m marbre et ses peintures.. Les murs ont été revêtus de mai^bres précieux en 1860.

Fresques de la voûte (le triomphe du S' nom de Jésus), de la coupole et de la tribune, par le Baciccio [peinture décorative, flamboyante, très-mouvementée]. Au milieu de tous les ressauts décoratifs de la voûte, des ùg^ res d'anges attachées à la voûte qu'elles semblent soutenir sont suspendues cuQme une menace au-dessus du spectateur. -- Chapelle du transsept de dr., dessinée par Piètre de Cortone; Mort de S* François Xavier, par C. Mawrfto [tableau ^i a noirci] . — Maitreaotel dessiné par Giacomo délia Par- Ifl, décoré de 4 colonnes de jaune antique ; restauré en 1842. Tableau de la Circoncision, par Q^U.^A g. de

cet autel, tombeau du célèbre cardinal Rellarmin ; figures de la Religion et de la Sagesse, par le Bernin. — Rien n'égale la richesse de l'autel de S - Ignace (transsept de g.), dessiné par le P. PoMiy |ésuite. Le globe tenu par le Père éiemel passe pour le plus gros morceau de lapis-lazuli connu.

Statue en argent du saint, haute de 2 met. 90, laite d'après la statue modelée par Legrosy artiste français, alors le plus célèbre sculpteur de Rome.

Aux côtés de l'autd, deux groupes en marbre : 1* le Christianisme embrassant les peuples barbares, par le sculpteur français Théodon; 2* le Triomphe de la Religion sur THérésie, par Legroi. « Le 31 décembre, le 51 juillet et les deux derniers jours du carnaval l'église est splendidement illuminée le soir. » — A or . de l'église était la maison PBûFBSSB DBS P. JésoiTES ; c'cst là quc résidait leur général. — On peut voir encore au Gesù les chambres de S^ Ignace ; celle où il mourut. On y conserve les portraits du saint, de S^ Philippe de Neri, de S' François de Sales, et divers objets ayant appartenu à Rellarmin, à S* François Xavier.

San Giorgio in Velabro (PI. F., 5), à côté de l'arc de Janus Quadrifons.

Eglise (rarement ouverte, frapper à la porte à ç. derrière Tarcade) rebâtie au vm' siècle, restaurée en 1810; le portique est du xiii* siècle. A l'intérieur, 16 colonnes variées provenant de monuments antiques. — Les fresques de Giotto ont souffert des repeints.

SanGiovauki dei FiOREHTiKi— Saint- Jean des Florentins (au bord du Tibre, à l'entrée de la rue Giulia. — PL C, 5) doit son origine à une association de pieux Florentins. Michel-Ange fit cinq projets (l'un d'eux est repKwluit dans l'ouvrage de Letarouilly, p. 541 du texte) ; San Gallo, Raphaèl, concoururent éealement. Léon X dioisit le modèle de Sansovino. Cdui-ci étendit ses fondations en empiétsait sur le Tibre. Après le sac de R^me {1J527),

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San Gallo lui succéda ; puis Giacomo délia Porta, Carlo Mademo. Enfin, Aless, Galilei fit la façade en 1725. — Troisième chapelle à dr., S* Jérôme priant, par Santi di Tito; à dr., S' Jérôme écrivant, belle peinture de Cigoli; la peinture à dr. est du Passignani. Autranssept de dr., célèbre peinture de Salvator Rosa: les saints Cosme et Damien condamnés au feu; elle est couverte d'un rideau. Aller à dr. à la sacristie demander qu'on la découvre.

Du reste, elle n'est guère visible que dans la matinée. — Maître-autel, groupe, par Raggi : Baptême de J.-C. — A g. du maître-autel, chapelle du Crucifix, peintures [médiocres] de Lanfranc. [Dans la coupole pemte par le même, singulière figure du Christ, étendu à la renverse, les jambes en Pair. On peint toujours des sujets religieux, mais l'art religieux est mort.] — Transsept de g., la Madeleine portée au ciel par des anges, peinture de Baccio Carpi, le maître de Piètre de Cortone. — 5' chap. àg» • S* François [noirci], par Sanitdifito; les autres peintures sont du Pomerancio [ton léger delà fresque].

C'est dans cette église aue B. Gellini enterrait, en 1529, son frère, tué dans une attaque contre le guet, et jurait une vengeance qui ne se fit pas attendre.

S. Giovanni in fonte ( V. Baptistère de Constantin place du Latran).

S. Giovanni e san Paolo — (Pi. G, 6). Les frères Jean et Paul furent d'abord attachés à la maison de S** Constance, fille de Constantin ; ils furent décapités sous Julien. L'église a un portique antique de 8 colonnes ioniques. Le porte est flanquée de deux lions antiques. Intérieur à 3 nefs divisées par 16 colonnes de granit. Riches pavements en opus Alexandri'' nttm, en porphyre, serpentin, etc. — La voûte de la tribune est peinte par le Pomerancio, — Clocher du xiii* s.

S. Giovanni a Porta Latina — (PI.

^,8). Bâtie au vin* siècle sur les fon-

dements d'un temple de Diane, près de l'endroit où l'on prétend que S' Jean fut plongé dans une chaudière d'huile bouillante ; souvenir consacré par le nom de la petite chapelle : S. Giovanni in oleo, située presque en face.

San Gibolamo degli Schiavoni — SWérôme des Esclavons [Dlyriais] (port de Ripetta. — PI. 33 E, 2). Cette église, construite par Sixte V sur les dessins de Mart, Lunghi et Giov, Fonr tana, a été rouverte en 1852, sortant toute coquette des mains des décorateurs. Gagliardi, peintre yivant, a peint à fresque la voûte et plusieurs compositions.

San Giuseppe de' Falegnami — Saint- Joseph de la confrérie des Menuisiers.

(PI. 6 F, 4). Construite au-dessus de la prison Mamertime (V. p. 153) ; s'adresser k la sacristie pour y descendre. Sur un autel h g.. Nativité, premier ouvrage exposé par C. Maratla.

San Gregorio — Saint-Grégoire (sur le mont Celio, vis-à-vis du Palatin. — PI. G, 6). Construite à la place où Grégoire le Grand (590-604) avait transformé en couvent le palais de son père. Façade et portique de Giov, B. Soria (1633). Les Camaldules qui desservent l'égh'se la firent recoin struire en 1734 par Fr, Ferrari. Sous le portique est l'entrée d'une terrasse d'où on a une vue pittoresque sur les ruines du palais des Césars. — Intérieur à 3 nefs, 16 colonnes antiques.

— Au fond de la nef à dr. , chapelle absidiale de San Gregorio, sculptures du XV* siècle ; tableau de saint Grégoire attribué à Sacchi (?); la prédelle i saint Michel et les Apôtres) est attri- >uée à Signorelli. (A dr. de cette chapelle est une chambre qu'on dit avoir été habitée par saint Grégoire.)

C'est dans Té^Use San Gregorio que la célèbre courtisane Impéria, maîtresse du banquier Chigi (F. Palais : la Famésine), avait obtenu Thonneur d*an nnonument avec cette inscription : c Imperia, cortisana rom^a, qiîp digna i€Mio

KOUTE 29.

BOMË. — ÉGLISES.

nomine, rarae inter boniines formae spécimen dédit. Vixit annos XXYI dies XII, obiit iMi, dieiS aueusti.» — « Monument et inscription, dit Valéry, détruits dans le siècle dernier, non point par con^ Tenance ni par scrupule, mais dans quelque restauration, par inadvertance, d

Une porte à dr. dans le portique de Véglise San Gregorio, qu'il faut faire ouvrir, conduit aux trois chapelles détachées suivantes (PI. 29 G, 6) : celle du milieu, dédiée à :

Sacit ANDRÉ. — On y voit deux fresques précieuses. Tune à g., de Guido Reni (saint André adorant la Croix), Tautreà dr., àviDominiquin (Flagellation du saint). Ces deux fresques, exécutées en concurrence par les deux artistes, méritent, seules, qu'on aille visiter cette église. Le flagelleur, vu de dos, du Dominiquin, est remarquable comme puissance de dessin et élévation de style. Annibal Carrache dit de ces deux ouvrages : « La peinture du Guide est d'un maître, celle du Dominiquin est d'un élève qui en sait plus que le maître. » — 2* chapelle à dr. de celle de SaintrÀndré :

Santa Silvia (nom de la mère de Grégoire), fresque de la voûte (Anges exécutant de la musique à une tribune) par Gtiido Reni, statue de Santa Silvia par Cordieri, — 3* chapelle, à g. :

Santa Barbara (Samte-Barbe). Statue remarquable de saint Grégoire, par Cordieri y ébauchée, dit-on, par Michel-Ange,

Sant* Ignazio, — Saint-Ignace de LoTOLA (place du même nom entre le CoTïo et le Panthéon. — PI. E, 3).

Commencée (en 1626) aux frais du cardinal Ludovisi, neveu de Grégoire XV, et terminée en 1675. Le Dominiquin donna deux dessins, et le P.

Cnust, jésuite, fit un plan combiné des deux. La façade est de VAlgarde.

Cest mie des belles feçades, de style jésuite. — Le P. Pozzi ou Pozzo (1642-1709), jésuite, peintre, sculpteur et architecte, possédant une sur-

prenante célérité d'exécution, peignit le plafond de Saint-Ignace transporté au ciel, en 10. ou 12 mois. Il dessina les autels de cette église, et peignit encore la tribune et un tableau du 1*' autel à dr. 11 a exécuté des peintures dans des églises de jésuites à Turin, Mondovi, Modène, Ârezzo, Montepulciano, et au Collège Romain, à Rome.

Il excellait dans la perspective. [A la voûte de Téglise Saint-Ignace, il a peint une architecture fantastique, avec des ressauts, des corniches, des arceaux, des tribunes où sont répandus des spectateurs et d'où partent des anges et des saints faisant cortège à Ignace de Loyola jusque dans sa gloire céleste. Riche décoration ; imagination féconde et déréglée.] — Chapelle du transsept de dr. , bas-relief remarquable, par LegroSy représentant Tapothéose de saiut Loms de Gonzague (mort en 1591, à Tâge de 24 ans, victime de son dévouement pendant une épidémie). — Sous Tau tel, tombeau du saint, revêtu de lapis-lazuli, et orné de riche orfèvrerie. — Par le même, à dr. du chœur, beau tombeau de Grégoire XV.

Le Collège Romain (V. Collèges) est attenant à cette église. — C'est sur les piliers de Téglise qui devaient supporter la coupole qu est établi le célèbre Observatoire romain.

Sant' Isidoro — (monte Pincio. — PL F, 2) en 1620. Sur le maître-autel, bonne peinture à'' And, Sacchi: saint Isidore ; à dr.. Madone, par Carlo Maratta [d'une belle couleur]. — 1" chapelle à dr., peintures de C. Maratta : la fuite en Egypte et la mort de saint Joseph (Jésus, assis près du lit, l'exhorte).

San Lorenzo in Damaso — (PI. 34 D, 4, à côté du palais de la Chancellerie, derrière un prolongement de la façade de ce palais à droite). Reconstmite en 1495, sur les dessins de iftc^e/-Angf«, par le cardinal Riario, neveu de Sixte IV. La porte est de Vignole.

Malgré rélègançe^dj^sg profils, eUe

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