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est moins en harmonie avec la façade mie la porte projetée par Bramante (reçroduile dans l'ouvrage de Letarouilly, pi. 551). — Tombeaux d'Annibal Cfeiro, poêle du xvi' siècle ; de Sadolet, secrétaire de Léon X ; du comte Rossi, célèbre économiste, detenu ministre de Pie IX (buste par fenerani)j assassiné le 15 novembre 1848, dans le palais de la Chancellerie.
San Ldrenzo in Lûcina (ètymologîe incertaine) — (place du même nom, vis-à-vis du palais Ruspoli. — PI. 55 Ê, 2, 5). Celle église, restaurée par Paul V, en 1606, appelle le pieux pèlerinage des voyageurs français; elle contient (entre la "2,* et 5' chapelle à 4if.) le tombeau de l'illustre Poussin, exécuté par le sculpteur Lemoine; élevé aux frais de Chateaubriand, avec celte inscription vaniteuse : F. de Chateaubriand à N. Poussin pour Vhonneur des arts et l'honneur de la France. -— Au mailre-autel, peinture du crucifiement, par Guido neni.
San LoreNzo in Miranda — (PI. F, 5J, èdise bâtie dans la cella du temple d Antonin et Faustine au Forum (p. 161).
San LuiGi db' Francesi, Saint-Louis Dcs Français — (à l'E. et près de la place Navone, — PI. D, 5), l'église des Français résidant à Rome. Àche- "fée sur les dessins de Giac. délia Por^ la, en 1 589, l'année de la mort de Catherine de Mèdicis, qui y contribua peur des sommes considérables. Elle gst à 5 nefs, divisées par des pilastres ioniques. — Peintures de la voûte de la nef, par Natoire. — Sur le premier pilier, à dr., moniunent en mari)re blanc, et de forme pyramidale, élevé en 1852 à la mémoire des soldats français morts au siège de Rome, en 1849- — On voit aussi un tombeau élevé à Georges de Pimodan, mort ïe 18 septembre 1800 à la bataille de Castelfîdardo. — 2*'chap. à dr., belles fresques classiques du Dominiquin (Actes de sainte Cécile), altérées par
les restaurations. — Sur Fautel, co-
Sie [noire et mauvaise] par le Guide , 'après la sainte Cécile de Baphael^ du musée de Bologne. — 5* chap., tableau d'autel, sainte Jeanne de Valois, par Parroeel, ^ Tombeaux du cardinal d'Ossat, ambassadeur d'Henri IV ; du cardinal de Remis ; du peintre Pierre Guérin ; du .peintre Sigalon ; du peintre Wicar, mort à Rome en 1854 ; inscription Idpidaire à la mémoire deTarchéologue J.-B. Séreux d'Agincourt. — Maitre-autel :
l'Assomption de la Vierge, un des meilleurs ouvrages de Fr. Btissano [noirci]. — Chapelle à g. du mailreautel : tableau d autel et tableaux latéraux, par le Caravage ; fresques de la voûte, par le chev. A'Arpino, — 1 " chap. à g., tombeau de M"' de Montmorin, érigé par Chateaubriand, qui en composa réléganle inscription. — Au fond de la nef de droite, monument élevé sous Louis— Philippe, M. Thiers étant ministre derintérieur (1856), à la mémoire de Claude Gelée, par Lemoine [sculpture médiocre]. (Il est enterre à l'ègUse Santa Trinità de' Monti.) — Sur la porte de la sacristie, tombeau du cardinal de la Grange d'Arquien, beau-père de Sobieski ; il mourut à cent cinq ans.
« Homme d'esprit, de bonne compagnie, dit Saint-Simon, fait cardinal à 82 ans, gaillard, qui eut des demoiselles fort au delà de cet âge, qui ne dit jamais son bréviaire, et qui s'en vantait. » [Les traits du personnage conservés dans le buste ne démentent pas le portrait tracé par Saint-Simon.] San Marcello — place du mén&e nom, sur le Corso — (PI. E, 3). Fondée en 305 par le pape Marcel. Maxence en fit une ecmic. Elle fut rebâtie en. 1519, sur les dessins de Sansovino / façade de mauvais goût par C. Foi% — iaua. — 4' chapelle à g., conversion de saint Paul, par F. Zucchero^ ^t fresques par son frère Taddeo, — '^'^ chap. à dr. , à la voûte : Création d'Èv^ , et saint Marc et^saint Jean, peines
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à fresque par Perino del Vaga ; terminés sui* ses cartons par Daniel de Yolterre, aidé de Pellegrino de Modène. Tombeau du cardinal Consalvi, secrétaire de Pie VIL — Au-dessus de la porte, Crucifiement, fresque par Gio». Bat. Ricci.
Sas Ïakco — (place du même nom ; embellied'un square planté d'arbustes et entouré d'une grille). L'église de Saint-Marc est attenante au palais de Venise. — PL 56 E, 4. Fondée en 556, par le pape saint Marc ; plusieurs fois rebâtie, et, en 1 468, entièrement,
Sar Paul II, à l'exception de l'abside, écorée de mosaïque de Tan 855. Façade par Giuliano da Majano.^l rois nelis séparées par vingt colonnes. — Au portique extérieur, d'anciennes épitaphes chrétiennes. On descend des marcBes pour entrer dans l'église. — Peintures [sans intérêt| : i '• chapelle à dr., Résurrection [noirj, de Palma le Jeune ; 5* chap. , Aaoration des mages, de C. Maraiia. — Fresques du chœur, par le Borgognone. Tombeau de Leonardo Pesaro, un des premiers ouvrages de Canova.
Santâ Mabia degliAkseli— Sainte- Marie des Anges (place des Termini.
— PL H, 2, 5), une des plus grandes églises de Rome. Michel-Ange, âgé de plus de 80 ans, chargé de ce tra- Tailpar Pie IV, conçut 1 idée d'établir cette église dans une immense salle (bibliothèque ou celb calidaria) des thermes de Dioctétien (K. p. 185). 11 conserva en place les 8 belles colonnes de granit d'un seul nouHrceau ; nais, pour préserver l'édifice de l'humidité, il exhaussa le pavé de 2 met. , et enterra les bases des cdonnes. (La hauteur du grand ordre, compris la nouvelle base et le chapiteau, est de 15 met. 82 ; du sol à la voôte, 28 met. 92 ; longueur de la gr-ande nef, aujourd'hui; transversale, 100 met.
6i) Mais sous Benoit XV, VanvUelli altéra les belles dispositions de Michel- Ange, et mit l'édifice dans l'état où il est aujourd'héi. L'église de Michel-
Ange devint la nef transversale de la sienne. Pi*ofitant de certaines dépendances de la bibliothèque, Michel- Ange avait construit 4 grandes chapelles enfoncées, 2 de chaque côté de la nef. Tout cela a disparu. Ces chapelles ont été murées et sont devenues des magasins à foin. Pour établir de l'uniformité, Vanvitelli orna la nouvelle nef de 8 colonnes seniblables d'aspect aux anciennes, mais en briques recouvertes d'un enduit et peintes. Le maitre-autel se trouve maintenant étouffé sous une voûte basse, et la chapelle au fond du transsept à dr. a remplacé la belle porte d'entrée de Micnel-Ance. — Vanvitelli fit un vestibule dentrâe d'une chambre circulaire Uaconicum) des bains. — A l'entrée au vestibule sont deux chapelles ; on y voit les tombeaux: (à dr.),(ie C. Maratta,ei,
Îilus près de la nef, celui de Fr. Alciat; à ff.) de Salvator Rosa. — Sous l'arcade qui mène à la nef, statue de saint Bruno, faite par Houdon pendant son séjour à Rome. M. de Clarac la considère comnae son chef-d'œuvre.
Clément XIV disait de ce saint Bruno : « 11 parlerait si la règle de son ordre ne le lui défendait. » Vis-à-vis, statue de saint Jean l'Evangéliste. — On a vivement critiqué cette entrée d'un aussi magnifii^e vaisseau d'église, qui oblige à descendre un escalier (corne se si andasse giù in una grotta). — Il ne faut pas toutefois verser exclusivement sm* Vanvitelli le blâme de toutes ces altérations ; ces mutilations furent commencées par les chartreux. Depuis le nivellement de la place on entre de plain-pied. Un square planté d'arbres avec jet d'eau s'âend à dr. entre l'égHse et la gare, — En se dirigeant vers le maitre-autel qui fait face à la portse d'Entrée, on remarquera dans le choeur A grandes peintures : (à dr») une fresque de Homanelliy Présentation de la V. auteniple, qui a été traQ&|^octée de la basili^pie de Saint-Pierre ici ; — la fresque de
ROME
EGLISES
7 met. 30, du Dominiquin, Martyre de naint Sébastien, également transportée de Saint-Pierre, en 1758, par le mécanicien Zabaglia, qui, sans instruction, mais doué d'un génie naturel, devint architecte de Saint -Pierre.
[Cette œuvre du Dominiquin est mouvementée et d'une couleur plus harmonieuse que cela ne lui est ordinaire. Belle expression de la tête du saint. La partie supérieure est médiocrement conçue. Les figures du bas manquent de style.] — (A. g.) vis-à-vis de la fresque du Dominiqum, Baptême de J.-C, par C, Maratta [peut-être l'œuvre capitale de ce peintre de la décadence] ; — enfin, la Mort d'Ananias et de Saphira, peint sur ardoise,
far Roncalli, dit le Pomerancio, — Si on tourne à dr. dans la grande nef TRANSVERSALE, OU voit, à g., près de l'autel : la Chute de Simon le Magicien, œuvre capitale de Pompeo Bationi [entente du clair-obscur]; plus loin, saint Basile et l'empereur Valens, qui s'évanouit, par Suhleyras. [Dans cet ouvrage le peintre français se montre à la hauteur des peintres italiens de cette époque.] Les autres peintures sont par Muziano, Bianchini, Costanzi, Trevisani^ Baglioni.
— Le CLOÎTRE DES Chartreux, derrière l'église, a été dessiné par Michel-Anqe. 11 a un portique soutenu par 100 colonnes de travertin. Au milieu de ce vaste cloître, de hauts cyprès, plantés par Michel-Ange, entourent une fontaine. — Poui* visiter ce cloître s'adresser à la caserne à dr. de l'église. Il a perdu du reste son intérêt. Les colonnes ont été badigeonnées, et la cour transformée en dépôt militaire est divisée en compartiments par des murs.
Santa Maki a dell' Anima — (près et au N.-O. de la place Navone. — PI. 37 D, 3). Restaurée en 1843. On attribue à An(omo Giamberti, oncle de San GallOy les belles portes d'entrée.
Letarouilly croit qu'elles sont àeS. Peruzzi. L'église est composée de 3 nefs
voûtées et portées presque à la même hauteur. — Maître-autel : La Vierge et des saints, très-bon tableau de Jules Romain [a beaucoup noirci ; fatigué par les restaurations]. A dr., beau mausolée du pape Adrien VI, dessiné par Balt. Peruzzi, exécuté par Michel- Ange, de Sienne, et Nie. Tribolo. — 5' chapelle à dr. , fresques de Stciotante, dit le Sermoneia, — 4* chapelle à dr., Pietà en marbre, copie de celle de Michel-Ange, à Saint- Pien*e, par Nanni di Baccio Bi^io. [Il a relevé la tête du Christ, qui dans l'original est très-renversée et se refuse à la vue.] — À* chap. à g., fresques de Fr. Salviati. — !•' pilier, à g. en entrant, tombeau du cardinal d'Autriche, parFr. Qiiesnoy,
Santa Maria in Ara Cœli (à côté du Capitole et sur l'emplacement du tem-
81e de Jupiter Capitolin. — PL F, 4).
'est-ce pas une singulière métamorphose que cette éghse de pauvres moines franciscains, à l'endroit où s'élevait le glorieux temple de l'empire romain* ? C'est sous l'impression de ce contraste que Gibbon conçut (le 15 octobre 1764) l'idée de son Histoire de la chute de l'empire romain.
— On monte à l'église d'Ara Cœli par un large escalier de 124 marches (120 datent du temps de Nicolas Rienzi, après que le peuple, animé contre lui, eut incendié le palais du Capitole). — La FAÇADE, en triques, était primitivement décorée de mosaïques. L'intérieur est divisé en trois nefs par 22 colonnes antiques, diverses de hauteur, de bases et de chapiteaux, 19 sont en granit d'Egypte, ce qui dément la supposition qu'elles proviendraient du temple de Jupiter Capitolin, puisqu'on sait par Plutarque que celles de ce temple étaient en marore penlélique. La 5* à gauche porte Tin— scription : a gubigulo augustorum, et provient sans doute du palais des Césars. — On remarquera le pavement ea
* Le couvent des Franciscains est aujourd'hui une caserne*
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opus Alejcandnnum; le riche soffite \\ caissons dorés et les deux chaires en mosaïques. — Une vingtaine de chapelles sont disposées le long des nefs latérales. — La 1" chap. à dr. renferme des fres(]ues remarquables du Pinlvricchio (Vie de saint Bernardin de Sienne), restaurées par Camuodni ; la voûte serait peinte par Francetco da Ciltà di Castello et par Signorelli. — Chapelle suivante : une pieià, tableau à Thuile de Marco de Sienne ; le reste du Pomerancio. — 5* chap. à dr., peintures relatives à saint Matthieu, par Muziano (retouchées). — A la 8* chap., près d'une porte de sortie menant au Gapitole, tombeau du marquis de Saluées, général envoyé par François !•' au secours de Clément Vil. — 10* chap.
(transsept), tombeau de Luca Savelli (1266), père du pape Honorius IV, par Agostino et Agnolo de Sienne, d'après le dessin de Gioito, La base en est antique. — Chœur : Sur le maître-autel, image de la Vierge, encore attribuée à saint Luc. — La Madone de Foligno, par Raphaël, commandée pour cette église et actuellement au Vatican, y a été exposée de 1520 à 1565. — "Le célèbre voyageur Pietro délia Yalle est enterré dans cette église. — Chapelle Sainte ou de SAUfTE-HéLÈNE : A Tenti'ée du transsept de g. s'élève une chapelle isolée et soutenue par 8 colonnes. Elle M réédifiée en 1852. L'autel formé d'un sarcophage de porphyre (renfermant les restes de sainte Hélène) serait plaM^, selon la légende (rapportée par Suidas et Nicéphore), à l'endroit où Auguste, instruit par la Sibylle de Tibur, de la naissance du Christ, aurait eu une vision de la Vierge et aurait élevé un autel (Ara primogeniti Dei).
Derrière cet autel, dans le transsept, s'onrre la porte de la sacristie où 1 on conserve le santissimo bambino, petite statuette (de 60 centim.) que la légende dit taillée d'un arbre du jardin des Oli-
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vicrs par un moine, et coloriée pendant son sommeil par saint Luc. Le jour de Noël, on l'expose dans une crèche {pre~ 8epio)f dans la 2' chap. de la nef gauche. < Cette exposition dure plusieurs jours, pendant lesquels de jeunes enfants, garçons ou filles, moulant sur une espèce de tréteau placé en face du pre^ sepio, débitent de petits discours sur la naissance du Christ. Ces sermons ont lieu de midi à 4 h. les jours de fêle. Le jour de TËpiphanie, vers 4 h. de l'aprèsmidi, on porte eu procession dans la même église le bambino, puis on se rend sur la rampe extérieure du grand escalier, et on donne la bénédiction au ))euple avec ce bambino. » — En 1849, les triumvirs donnèrent la voiture de cérémonie du pape au bambino, qui, depuis, a repris le modeste équipage dans lequel il fait ses visites aux malades. Il n'a conservé que le luxe des perles et des pierres précieuses.
Santa Maru Aventina — ou.del Priorato (Prieuré de Malte — PI. E, 6) . En 1 765 le cardinal Rezzonico la fit restaurer par Piranesi, qui en fit un pastiche de décorations en style antique. Lui-même y a son tombeau, avec sa statue drapée^ l'antique.
N. B. Quoique cette église ne présente point d'intérêt sous le rapport de l'art, les
gersonnes qui séjournent quelque temps à lOme devront la visiter à cause des beaux points de vue qu'on a de la place qui est devant, ou du jardin qui y est annexe, ayant une allée d'arbres en berceau, au bout de laquelle on aperçoit Saint-Pierre. — Ce jardin donne sur la place Piranesi, décorée avec un goût détestable, et par laquelle, en tournant à g., on arrive aux églises S*-Alexis (vue curieuse à travers un trou de serrure) et S**-Sabine.
Sauta Maru in Campitelli — (place du même nom, à TO. du Gapitole. — PL E, 4, 5. — Campitelli, par corruption de Campido^io). Elle s'appelle aussi Santa Maria in Portico, parce qu'elle se trouve sur remplacement du portique d'Octavie. — Une des belles églises de Rome pour l'architecture. Bâtie en 1658, sur le dessin de C. Rainaldi, pour y placer une image miraculeuse de la Vierge. L'intérieur est décoré de 2? grandes co-
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lonnes cannelées. Peintures médiocres du xvii* siècle. Descente du Saint- Esprit, par Luca Giordano ; Nativité de saint Jean-Baptiste, par le Baciccio. — Dernière chap., à g., 2 tombeaux pareils, du prince Altieri et de sa femme. Ils reposent sur des lions en marbre rouge antique ; sur Tun on lit : UMBRA, sur Tautre : MiaiL* — Tombeau du cai'dinal Pacoa, f 1844.
Santa Maria in Cosmedin — (place Bocca délia Verità. — PI. E, 5), sur remplacement du temple antique de Cérès etProseroine (F. p. 168). Reconstruite en 782 par Adrien 1", qui lui donna la forme de basilique, et par Grégoire IX au xm* s. ; on croit que son nom Tient du grec Cosmos, à cause de la décoration dont ce pape Tembellit, — Sous le portique, à g., est le masque de marbre qui a fait donner le nom à la place (F. p. 150). — ï)ouze colonnes antiques de marbre divisent Tintérieur en 3 nefs. Le pavé, en pierres dures de couleur, est du genre des Cosimati, — Crypte curieuse sous le chœur» — Beau campanile du vin* ft. — Maître^utel isolé, composé d'un bassin de granit rouge, et surmonté d'im ciborium à colonnes de granit d'Eçypte. — Àmbons. — Siège épiscopal!^ — Dans la sacristie, une niosaïque de 705.
Santa Maria in Dominiga ou della Navicella — (sur le monte Celio. — PL G, 6). Bâtie sur l'emplacement de la maison de S*"" Gyriaqua, dame romaine (martyrisée au ni* siècle), d'où dériverait son nom ; celui de Navicella provient d'une naceUe en marbre placée devant l'église. Léon X la renouvela entièrement d'après le plan de Raphaël. — A l'intérieur, 18 colonnes de granit et 2 de porphyre, siq^ortant l'arc de l'abside. A 1 abside, mosaïque du IX* siècle, d'une rude exécution ; elle date du pape Pascal P', dont le nom est rappelé dans les vers latins qu'on y lit, et dont voici le sens :' € GeUe maison tombait en ruinas; maintenant eUe briUe décorée de dif-
férents métaux, et sa gloire resplendit comme Phœbus, lorsqu'il se déjgage des voiles de l'obscure nuit. Vierge Marie, c'est pour toi que le pontife Pascal a bâti avec joie cette den^eurCr » — Jules Romain et Perino del Vaga ont peint la frise de la nef en clairobscur,.
Santa Marî4 di Loreto — (place Trajane. — PL 58 F, 4), commencée ]^^r Antonio da San Gallo; gâtée par une surcharge d'ornements postérieurs. — Statue de S*' Suzanne, par Fr, Qyesnoy (Fiammingo), un des
Plus remarquables ouvrages sortis de école du Bernin.
S««-Marie-Majburb (F. p. 20O).
Santa Maria sopra Mikerva — (près et au S.-E. du Panthéon. — PL E, 5, 4). U existait là déjà en 750 un sanc^ tuaire oùle pa{)e Zacharie plaça des religieuses rémgiées de l'Orient. Il était sur l'emplacement d'un temple de Minerve, construit par Pompée après ses victoires en Asie. Au xiv* siècle, remplacement fut donné aux Dominicains qui rebâtirent l'église avec plus de magnificence. G'estla seule, à Rome, d'un style gothique, mais ce gothique ne date pas du moyen âge et est dû à des restaurations modernes. Le caractère en disparaît sous les dorures et le dinquant de Tomementation introduite, de 1849 à 1855, par la restauration des frères dominicains*.
fenêtres ogivales à vitraux de couleur denière le chœur. La nef est éclairée par en haut au moyen de rosaces à verres de couleur. — A o6té du choeur^ à ^., statue du Christ dehout, tenant la ci^oixv par Michei-Ange, Elle ftjtt terminée par F éd. Frizxi, sculpteutr Aorentin. On a du mettre un brode— quin en bronze au pied droit, parco que les dévots l'usaient à force de le baiser. — A l'opposite. S* Jean, pmm* Obizzi. — 4* chap. à dr. (sans coinp-^
* Sur la façude, des inscriptisns marquent la hauteur des débordements du Tibre «vm i4«2, 1495, 1550, 1557, 1396, le plus ordiaaire.