RENSEIGNEMENTS RELATIFS AUX CHEMINS DE FER
lies voyageurs peuvent se procurer les plus exactes mlbrmatioDs relatives au service du chemin de fer de la haute Italie aux agences suivantes : Parig : frères d'Agiout, rue Aubert, 1 (maison du Grand-Hôtel). — Lyon : place de la Charité, 5 [bureau de la Compagnie lyonnaise). ^- Nice : Noyer, place Charles- Albert, 3. — Marseille : Ménétrier, place de la Bourse, 3. — Genève : Henri, Grand- Quai, 10.
Les heures de départ sont réglées au temps moyen du méridien de Rome.
Dans les stations intermédiaires l'administration n'est pas tenue à changer la monnaie d'or du voyageur venant prendre son billet.
Le prix du billet sera remboursé au voyageur, seulement dans les cas suivants : i^ Si le départ du convoi a été retardé d'une heure. — 2" Si le convoi ne peut continuer sa course. — 3* S'il n'y a pas de place disponible dans les wagons.
Les stations intermédiaires de chaque ligne, c'est-à-dire celles qui n'ont pas de wagons en gare, ne distribuent des billets de i'* classe qu'après l'arrivée du convoi, quand on s'est assuré qu'il y a des places disponibles.
Voyage de l'ItaUa antièra.
Les personnes qui peuvent consacrer une année environ à visiter l'Italie n'ont pas besoin de conseils sur la direction i donner à leurs voyages. Elles pourront consulter leurs convenances ; se trouver à Rome pour les fêtes du Carnaval, pour les cérémonies de la semaine sainte (elles n'ont plus lieu comme auparavant, depuis que Rome est devenue la capitale du royaume d'Italie); elles verront l'Italie sous ses aspects divers et dans des saisons opposées. — Dans le cas contraire, trois mois sont le temps le moins considérable qu'on puisse consacrer à un voyage dans toute l'Italie, sans y comprendre la Sicile.
VOYAGES DANS L'ITALIE DD SUD ▼oyagMi pmrU^lm an Italla.
On peut consacrer un premier voyage à voir l'Italie du nord jusqu'à Florence; un second à l'Italie du sud, depuis Florence jusqu'à Naples, et à 'la Sicile.
tk CONSKILS AUX VOYAGEUBS.
!•' ItiBénUra.
On 8*embarque h Marseille et l'on va directement, par mer, soit à fAvoume (Ffx>RF:NCK) ; soit à CkvUà Vecchia {Uoue) ; soit à NaplcI; wit en Sicile.
a«IHBéraiM.
Flobekce étant le point de départ (qu*on y soit arrivé par terre, ou qu'on y soit arrivé par Nice ou Gènes et la voie de mer], trois points principaux attirent avant tout rattenlion dans cette partie de la Péninsule : Florence^ Rome et Naples, Après avoir visité Florence, on peut aller à Livoume prendre le chemin de fer, ou s'embarquer pour Gività Vecehia (Rome), ou pour Naples. -* Mais, pour peu qu'on ait le temps, il faut donner la préférence au voyage par terre. . Deux routes principales, riches en beaux aspects et traversant des villes d'un haut intérêt au point de vue de l'art et des antiquités, sont ordinairement suivies par les voyageurs, pour aller de Florence à Rome : l'une est connue sous le nom de route de Sienne, l'autre sous celui de route de Pérouse. Elles sont tellement intéressantes, que nous ne saurions trop engager les voyageurs à les parcourir toutes les deux : l'une en allant et l'autre au retour*. Le trajet par ces deux routes se fait aujourd'hui en chemin de fer jusqu'à Rome. Â Orte (85 kil. de Rome) la ligne du chemin de fer de Sienne à Orvieto rejoint celle de Pérouse.
Une troisième route, d'Ancône à Rome, est également parcourue at^ourd'hui en chemin de fer. Elle vient se réunir, à Foligno, à la ligne de Florence, par Pérouse, n Rome.
EnGn, une quatrième route offre aux voyageurs, grâce au chemin de fer des Maremmes (ferrovia Maremma), onvert en 1864, la voie la plus directe et la plus rapide, mais la moins intéressante, pour aller deLivourne (et du N: 0. de l'Italie septentrionale) à Rome.
Entre Rome et Naples, il y a également deux routes,'présentant chacune de l'intérêt : 1" par les métrais Pontins et Terracine (en voiture); cette route, très-suivie autrefois, n'est pas sûre et elle est délaissée par la plupart des voyageurs qui donnent la préférence à la suivante ; •— 2» par Albano, Vellelriy Frosinone, San Germano et Capoue (en chemin de fer). — Des détails étendus seraient inutiles ici ; nous renvoyons à Y Itinéraire, — I^ majorité des voyageurs dépassent rarement PoBStum, au S. de l'Italie.
Une partie assez considérable de l'Italie (les Abruzzes et l'extrémité méridionale
* Si l'on devait effectuer son retour par mer, nous conseillerions de donner, pour aller « Rome, la préférence à la route par Pérouse sur celle par Sienne. En aucun cas la visite de Sienne ne devra être bacriflée. On pourrait, de Sienne, regagner Arezzo, où l'on rejoint le chemin de fer de Florence-Pérouse et Rome.
La route de Rome par Pérouse offre un douMe înlérét : celiii de l'aspect pittoresque du pays à traverser et celui de l'art (particulièrement des ouvrages de l'école ombrienne). Sur cette route, on visite successivement Arezzo, Cortona, les bords du lac de Tranmène, Pérouse, ÂJtmte, S^h, Foligno, SpolèU et Terni.
ITIMÉRAlKliS. — PASSK-PORT. — DOUANES. — . DEPENSES. XXl
de l'Italie] reste en dehors des itinéraires tracés ci-dessus. Le chemin de fer, réceuiment ouvert, qui va éCAnoihte à Briitdiêi, sur le littoral de l'Adriatique, et qui, pi*olongé à l'extrémité de l'Italie méridionale, ra depuis Tarente jusqu'à Beggio, swr le détroit de Messine, permettra désormais aux voyageurs de visiter cette partie de la Péninsule, que leur interdisait jusqu'ici le manque ou la lenteur extrême des moyens de communication.
Ott l'époqva dn rojtkgm «altalia. — a Quoique Thiver soit la saison convenue des Voyages eu Italie, je n'inviterai point à suivre cet usage, à moins qu*on ne s'y rende par ordonnance du médecin. L'hiver ne va pas à cette belle contrée; son aspect, alors, n'est guôre différent de celui de nos provinces, c'est à peu près la même humidité et le inême froid.... Si la nature a perdu son éclat, les monuments de l'nrt ne sont guère plus reconnaissables ; ils sont faits pour la lumière et le soleil d'été, et non pour les brouillards et l'hiver. Combien de tableaux, de bas-reliefs, cliei's-d'oeuvre des plus grands maîtres, disparaissent alors dans l'obscurité de cette triste saison et le jour un peu sombre des églises 1 ^- La multitude d'étrangers qui accourent, l'hiver, en Italie contribue encore à lui ôter une partie de sa physionomie.... s (Valéry.) A l'Italie, il faut le soleil d'Italie. Les chaleurs de l'été 'y sont rarement aussi accablantes qu'elles le sont si souvent à Paris. L'incommodité passagère qu'elles peuvent causer au milieu du jour est compensée, pour les villes du littoral et sur les bords des lacs, par les brises rafraîchissantes et par la beauté et le charme des nuits. Les personnes qui n'auraient que deux mois à consacrer à ritalie feront bien de donner la préférence aux mois de septembre (F. cependant l'observation de la page xxxiv) et d'octobre (ce dernier est le plus beau mois de l'année à Rome], ou à ceux d'avril et de mai. Dans ce cas, il vaudrait mieux se river d'assister aux fêtes du Carnaval que de leur sacriGer le reste du voyage.
, — Depuis l'unité du royaume d'Italie, le passe-port n'e>t plus obligatoire.
Douane. — Une seule visite du bagage a lieu à la frontière.
DépoiuMs. — On peut vivre économiquement en Italie. Si l'on séjourne dans les villes, on trouvera les dépenses moins élevées encore que dans bien d'autres pays de l'Europe. Pour se faire une idée du progrès à cet égard, il suffit de voir dans l'ouvrage du président de Brosses combien un voyage en Italie était cher et difficile, ily a cent ans,
* Jusqu'aux damiers chaugeaieuts politiques, le passe-port était un des soucis d'un voyage en Italie, et devait être compté aussi comme une des dépenses. Une fois entré en Italie, il fallait le porter toujours sur soi, l'exhiber à chaque instant sur la route; il était très-fréquomment visé ; quelquefois à l'entrée et à la sortie d'une même ville, avec obligation, si l'on s'y arrêtait quelques instants, d'aller le rechercher à la police. Cette contrainte était souvent trèS-gênante, quand ou n'avait que peu de temps à donner à la visite d'une ville, dans laquelle des monuments ou des collections d'art réclament toute l'attention.
XJUI CONSEILS AUX VOYÂGKOKS.
Le budget d'un voyage en Italie est chose très-variable, selon les circonstances et les individus. Hais on peut estimer, en moyenne, la dépense d'une personne voya- }>-eant seule, de 20 à 25 fr. par jour, tout compris. Il serait intéressant de pouvoir indiquer les limites de dépenses du voyage le pkis économique ; mais cela même est difijcile, parce que l'excessive économie s'obtient avec des privations et des sacrifices qu'on ne saurait apprécier. On peut toutefois fixer à 1,500 francs la dépense très-modérée d'un voyage fait pendant la durée de trois mob en Italie, c'est-à-dire à 500 francs par mois, tout compris. Du reste, le voyage est toujours plus dispendieux, si l'on est obligé de voyager vite, si l'on veut visiter tous les monuments ou toutes les collections qui sont dignes d'élre vus, et surtout si l'on voyage seul : outre que l'on ne peut pas profiter, pour les excursions en dehors des lignes de chemins de fer, de certaines occasions de transport qui s'offrent à une association de deux ou plusieurs amis, il faut supporter seul les frais, multipliés à l'occasion des visites dans les galeries privées, dans les palais, dans les églises.... Dans aucun pays, peut-être, il ne faut donner si fréquemment et à tant d'officieux qu'en Italie; il est vrai dédire que, s'il faut donner souvent, ces rémunérations sont, en général, légères. Naguère encore (mais cet état de choses est heureusement changé à l'honneur de l'Italie) un novice n'aurait jamais osé mettre dans la main de tel conservateur de galerie, en tenue irréprochable, la modique rétribution qui était d'usage. D'un autre côté, les bateliers, les cochers, les portefaix, les domestiques de toutes sortes, se plaignent toujours du peu que leur donnent les étrangers, quand même cela serait dix fois supérieur à ce que leur donnent les gens du pays.
Plus on séjournera en Italie, et moins les dépenses, proportionnellement au temps du séjour, seront élevées.
Argent. — Les billets de 100 francs de la Banque de Fiunce, les pièces d'or de 20 francs françaises, sont la meilleure monnaie à emporter. Si le voyage doit se prolonger, et si l'on a besoin de sommes un peu fortes, on devra se munir d'une lettre de crédit circulaire, à l'aide de laquelle on peut, dans les principales villes de l'Italie, toucher les sommes dont on a successivement besoin. Mais alors on a des frais de commission à payer.