‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 147 sur 422 · ROUTE 29. — ROME. — CHAMBRES DE RAPHAËL · texte numérisé non relu

ROUTE 29. — ROME. — CHAMBRES DE RAPHAËL

portrait de Léon X lui-même, ^nd pape littéraire et diplomate, « qui n*était guère de force, 4^ Valéry, ^ une telle action. » 11 venait, avec l'aide des Suisses", de chasser Louis XII de ritlalie. 11 est monté sur une mule blanche. Le massier qui le précède est le portrait du Pérugin,

5" Miracle de Bolsàne — (légende d'us prêtre incrédide (12^4^ convamcu par la vue d'une hosfie sanglante).:— Composition disposée andessus d'une fenêtre « avec tant d'adresse, ^e l'espace qui manque parait inutde. » On y voit Jules II entendant la messe. Derrière le pape, le premiel* cardinal agenouillé, avant, une figure pleine de fierté, esfpapnâëj Riario, parent de ^ules II. Il contribua au choix de Léon X, qui le Qonima chambellan, quoiqu'il eût pris part à la'codjiiratioii des Fa^zi etao ilienrtre de Julien de Médias. Il fut banni phis tard pour avoir tramé un coio^lot contre |jeon î. Ifans cette' fresque, Raphaël se rapproche, pour la richesse du coloris, de la manière deOîorgion.

-> La femme à genottx sur le premier plan est là première apparition de la Fomarinâ daiis l**œuvré aè' Ràpltaël.

4' Délivrance de S* Pïerrè— (sur la fenêli^e en facej. fi y jl'eiicore une allusibil à la déUvrance' dé \jé6n X, fait prisonnier à la bataille de Ravenue. Danè ce tableau, l'artiste représente trois temps différents d'une même action. On a beaucoup âdniii^ Tëfi^t des trois lumières différehtés.' Raphaël s^Me'cûriêusemeiil' toutes lès (parties de Fart : Je voilà ici qui'conpne aux Vénitiens et aux Flamands pour la recherche des effets lumineux. Pour bien voir cette fresque, il faudrait obtenii* là fermétttf'é aéfe volefe qui scJnt àri-^essoas. '

Salle de Comstantin — (fl. b) :

i» Bataille de Constahtin. — (thi-

vré posûitime dé Raphaël. U avait

exécuté lin-niême le darfcon pour la

bat^e âè Mixëncé. Peur b1)tènit un

ton plus viffoureux, il décida de peindre à l'hûiié sur la muraille là victoire de GonstantiR sur Maxence, près du Ponte Molle. Pour expérimenter 1 effet de cette peinture, il fit peindre à l'huile sous ses yeux par Jules Romain et Fr. Penni, les deux figures latérales de la Justice et de la Mansuétude.

— Après la mort de Raphaël, Julè$ Romain, ayant enlevé l'apprêt déjà fait pour peindre à l'huile, acheva m bataille de Constantin à fresque. Cette vaste composition, dont on vante l'ordonnance, est d'une couleur crue et noire. L'abus des noirs daiis les dernières cBuvres de Raphaël est particulièrement dû à Jules Romain. Comme ii y a loin 4e cette couleur désagréable ail coloris des premières fresques exécutées par Raphaël lui-même ! Plusieurs figurés deis dessins de Raphaël ont été omises. —Les autres peintures sont :

2"* E IN a ses

soldats la croix;

peînf pî croit que

lé dessi Raphaël.

Pour cô Bippolyte

de Médi i placé la

figure ^ Gradasso

^erettai in poëme

héroïqu ^ ^ ^ dé l'Or-

lando mnamoratô. Les deux pages efféminés qu'on voit à gauche sont àu^si une interpolation maladroite. « Lé coloris dé cette peintui'e est é?iërgique et brillant. »

3" Baptême de CoNSTABiiif parle pape Sylvestre (fc'est le portrait de Clément TÎI). Là côihpo^îtîon il*est pas de Raphaël ; l'exécution est attribuée à Franc. Penni (1524) ; le local est le ba'àUstère in |jàtran.

4' Ik)llAIION DE ROMB AU PAPE PAR

CoUsTAiitiir ; hk cèiûpc^ion est due à luÎH Romain j ^'çxécutiôn esta^lrîbti^è à MafaeUino del CoUé. — l^igures de Papes entourées d'Anges et deTertus.

— Plafond, oi^vi^G très^postérîèuj', par LaurMU^ mus^ firégoipe tflt, «t tfermîûéBWiS'giite-Quint; ' ' ■ ^

Page 1