ROUTE 29. — ROME. — NOCES ALDORRAHDINES
assises : le rhéteur Aristide de Smyme, et Lysias(?).
MosÉK SACR^. — (PI. 18). L'origine de ce musée remonte à Benoit XIV. On voit sur les parois de cette saile des inscriptions et des bas-reiiefs en nnarbre, détacliés de sarcophages chrétiens. Autour sont huit armoires surmontées de portraits en bronze des cardinaux bibliothécaires. On y conserve des diptyques en ivoire et en bois, beaucoup d'objets appartenant aux rites chrétiens primitifs: des anneaux, des lampes, des ciboires, des calices, des vases cinéraires en verre, des vases sacrés, etc., provenant principalement des catacombes. « On doit à Grégoire XVI d'avoir considérablement enrichi ce musée ; particulièrement de travaux en guillochis, et du précieux bas-relief en ivoire qui représente la Descente de croix, exécutée d'après un dessin du Buonarroti. Cet ouvrage appartint jadis au musée Baglioni, à Pérouse. — Triomphe de Charles V, ouvrage au burin de Benvenuto Cellini. — Ce qu'il 7 a de plus admirable, dit Nibby, ce sont des pemtures sur planche et en détrempe, par des maîtres grecs, antérieurs a l'époque de la renaissance des arts ; la plus frappante est la déposition de S* Ephraïm, Syrien. »
Cabinet dbs papyrus. — (Plan 19).
Une des pièces somptueuses du Vatican.
Peintures à fresque par Mengs. Autour de ce cabinet sont des papyrus contenant des actes du v* au viii» siècle. — Crucifix en cristal de roche avec gravures en in- I aille par Valerio de VicencCy donné par Pie IX.
Salle des peintures btzaktines ou ita- UENNES PRIMITIVES. — {MargharitonCf Cimabue, Giotto, Masaccio, frà Angelico) réunies par Grégoire XVl. — Calendrier russe (xvii* siècle) en forme de croix grecque, couvert de petites figures d'une délicate et savante exécution ; une des merveilles de cette collection. — De là on entre à droite dans la :
Chambre des Noces aldobrandines. — (Plan 22). Voûte décorée de fresques cie Guido Reni. On y remarque surtout la célèbre peinture des Noces Aldobrandines (mariage de Bacchus et de Cora ? de Pelée et Thétis ? de Manlius et de Julie, célébré par Catulle?), crépi
peint à fresque, découvert en 1606 dans les décombres d'une maison antiaue, sur le mont Esquilin, près l'arc de Gailien. Jusqu'à la découverte des ruines de Pompei, cette peinture était regardée comme le monument le plus précieux de la peinture antique. Bien qu'altérée par des restaurations, elle fut acmiise du cardinal Aldobrandini par Pie Yll, au
Prix de 10,000 scudi. On en remarquera exécution toute en hachures. (Le musée du Louvre possède une reproduction en terre cuite, provenant de la collection Gampana.) — On a aussi placé dans cette salle les Peintures antiques, trouvées en 1850 (rue Graziosa, quartier de' Monti), qui avaient été d'abord placées au musée du Capitole. Elles représentent des faits de l'histoire d'Ulysse. Quelques-uns ont avancé que la maison où elles furent trouvées pouvait bien être celle que Virgile avait sur l'Esquilin, près des jardins de Mécène. — Ces peintures ont été Tobjet d'un article de Raoul-Rochette dans le Journal des savants, dernier travail publié par lui. a Ce qui frappe surtout, même dans l'état de dégradation où elles sont réduites, c'est le grand caractère qui s'y montre, c'est le style vraiment homérique qui y respire et dont aucune des peintures antiques de Pompei et d'ailleurs que nous possédons n'avait pu nous donner une idée. Il n'est pas douteux, d'ailleurs, que ces paysages homériaues, si bien d'accord avec la pensée de leur modèle, ne procèdent d une école grccqne, et c'est ce que démontrent les inscriptions grecques qui s'y lisent et qui indiquent bien une main grecque. »
— Fresques antiques trouvées en 1818, hors îa porte Saint-Sébastien, dans une chambre de la ferme Tor' Marancio. Elles représentent les femmes célèbres par leurs infortunes amoureuses : Pasipbaé, Phèdre, Scylla, Myrrha et Canace (figures d'une rare élégance). — Ancienne fresque chrétienne (provenant des catacombes) : la Cène. — Portrait de Charlemagne, frescfue du «• siècle (??). — Dans une dernière salle est le : — Cabinet des sceaux antiques.
Cabinet des médailles (n'est pas visible). Suivant le Guide de Murray, il a été dépouillé d'une partie de ses richesses par un des conservateurs en 1848- 49. Perte d'autant plus regrettable (ju'il contenait des pièces très-rares et qui ont été fondues.