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RENSEIGNEMENTS DIVERS

Hôtels. — Dans les grandes villes d'Italie, on trouve aujourd'hui des hôtels de premier ordre. H y a, à cet égard, depuis plusieurs années, des progrès très-marqués ; mais, en mémo temps, il y a, de la part dos grands hôtels, une tendance à niveler leurs prix avec les prix élevés de ceux de la Suisse. Le dîner à table d'hôte (iavola tonda), 4 à 5 fr. (le vin à part); déjeuner, 2 fr. 50 à 3 fr. 50; la bougie, 1 fr. ou 75 c; le service, i fr.le portefaix (facchino), qui porte le bagage, se paye à part. — Le prix des chambres est de 2, 5, 4 et 6 fr. Les prix sont moins élevés dans les hôtels secondaires (bougie, 50 c.; service, 50 c.) : diner, 2 fr. 50 c. à3 fr.; déjeuner (thé ou café au lait), 1 fr. 50 c. — On déjeune ordinairement à des prix modérés aux cafés, où Ton peut lire les journaux. (Pour appeler le garçon de café, oa dit : boUega, On n^appeiie canuricre que le domestique de ihôlel.)

ReatanranU. — On peut aussi diner dans un restaurant [tvattoria) et être servi à la carte [la lista) ; mais, en général, ce genre d'établissements laisse beaucoup à désirer, eu Italie. — Il faut adopter la cuisine du pays, ses vins..., et, en générai, se conformer à la manière de vivre et ne point chercher à transporter avec soi les habitudes, les goûts, le confort d'une autre contrée. C'est faute de savoir prendre ce parti que bien des personnes se munirent si ailectées des désagréments qu'enlraine pour elles le changement d'habitudes.

iV. B, — Si Ton séjourne longtemps dans un hôtel, il faut demander et payer sa note toutes les semaines, au plus tard^ afin d'éviter les erreurs. — À-t-on l'intention de partir le lendemain -de bonne heure? Il faut exiger sa note dès la veille au soir, alin d'avoir le temps de la vériOer, ou tout au moins la payer quelque temps avant son départ, surtout si on se trouve dans la nécessité de faire cluinger de la monnaie. 11 arrive souvent que les hôteliers retardent volontiers la présentation de la note jusqu'au dernier moment, lorsqu'il n'y a plus le temps nécessaire pour la discuter; le voyageur piréfère alors payer ce qu'on exige de lui, plutôt que de manquer l'heure du départ du chemin de fer ou du bateau à vapeur.

^ Les banques particulières des villes (Turiii. Milan, Florence, etc.) ont émis des billets tl'un franc et même de 50 centime», n'ayant cours que dans les villes où ils sont émis.

X\1V COKdEILS AUX VOViMUtUflS.

Hôt«ls gmndm. — Pour un séjour prolongé, il y a avantage a se loger UaBs une chambre ou un appartement meublé. On y jouit du calme qu'on ne peut trouver dans un hôtel, et d'une liberté complète pour la manière de disposer de sou temps, sans être astreint à rentrer à heures fixes pour les repas. (On trouvera des indications à ce sujet aux Renseignements relatifs à Rome, Napies.)

Obiervatiom. — Une chose contre laquelle il est bon de prémunir les voyageurs, c'est l'irritation que causent trop souvent, à un premier voyage, outre Timportunité des mendiants, l'empressement et la ténacité des officieux, venant ofTîrir des services qu'on ne leur demande pas. L'étranger est reconnu au premier coup d'oeil par la multitude des individus qui vivent de lui ; chacun s'offre à lui servir de guide, de domestique de place, à le conduire aux édifices, à porter son bagage, à neltoyeisa chaussure, i lui louer une monture ou une voiture, à lui vendre des brimborions soi-disant antiques.... — Il faut peut-être, voyager une première fois en Italie pour apprendre à y voyager ensuite avec agrément ; et, tout en se tenant 4uis cesse en garde contre les hâbleries, les mensonges, etc..., on s'arrange du caractère facile et, en général, gai et animé des gens avec qui l'on a affaire.

Le brigandage a été de tout temps un mal endémique en Italie. Ce mal, alL mente par des intrigues politiques, avait pris, dans ces derniers temps, dans le Sud de l'ancien royaume de Napies, une recrudescence fâcheuse et d'autant plus regrettable que ce fléau tendait à disparaître et qu'on semblait devoir bientôt toucher au moment où l'on n'aurait plus à se préoccuper de cette terreur, trop longtemps justifiée, d'un voyage en Italie : du moins pour toute la partie du voyage qui s'accomplit sur les routes peu fréquentées; car il a disparu partout où il y a des cliemins de fer, et ils sillonnent aujourd'hui toute l'Italie. Pour les excursions dans les contrées isolées du Sud de l'Italie, il faut user de prudence ; se bien faire renseigner par les aubergistes ; ne se confier, si l'on voyage seul, qu'à un voiturin ou à un guide qui vous ait été recommandé ; ne point afficher un luxe qui excite la convoitise, et, après cela, ne point gâter son voyage par des inquiétudes de tous les moments, dans la crainte d'un accident qui, sous l'influence d'une répression énergique, doit nécessairement devenir tous les jours de plus en plus rare.

GlOMTOBl. — On en trouve dans les diverses localités et dans les monuments qui attirent les visites des voyageurs. — A l'exeeption de quelques points particuliers, les personnes parlant un peu l'italien peuvent aller visiter seules les prineipsles curiosités d'une ville. La première chose k faire, c'est d'étudier lepimn de la ville et d'apprendre à s'orienter. Une vue de Fensemble de la ville, prise en montant au haut de quelque édifice, facilite sragulicremeut cette étude topographique.

Dans les villes, où les églises riches en monuments d'art sont abondantes, il faut consacrer à leur visite les heures de la matinée. A l'exceptioR de quelques dômet (cathédrales), les églises sont généralement fermées de midi à trois heures. Néme pendant la célébration des offices, on peut visiter sans trouble ni scaadale 1 * ^chapelles qui ne sont pas occupées. Si l'on veut y pénétrer dans l'iRtervalle d la fermeture, il faut envoyer chercher le sacristain ; pour cela le domestique de place peut être utile. — La plupart des peintures les plus remarquables tout ordinahreninil cachées sous un ridenu que le sacristain vient vous ouvrir, moyennant une

CIC8R0M. — VOIIUIUKS. ^^^

petite rétrtf>utio«. GeUe précautH» est bien entendu dans fintéi-êt des petits pi-oUts des gens de Féglise, mais elle est fâcheuse pour les peintures, que ce frottement continuel détériore.

Domestiqaes d« place. — Si l'on ne sait pas l'italien et si Ton fait un voyage rapide, il faut, dans les villes, se faire accompagner par un domestique de place. lOn en trouve dans tous les grands hôtels. On lui donne environ 5 Ir. pour la journée. 11 fait les commissions.) A part l'ennui, d'être ainsi accompagné, un domestique de place épargne des pertes de temps et des incertitudes. Pour voir certains monuments ou certaines curiosités, il est quelquefois difficile de savoir où s adresser ; les personnes qui préfèrent parcourir seules une ville feront bien de réserver ces visites pour les faire avec le domestique de place. Un bon domestique de place connaît bien les objets qui méritent l'attention; il connaît ordinairement les noms des peintres des principaux tableaux...; c'est, en un mot, le cicérone ordinaire des voyageurs. Mais il ne faut accorder qu'une confiance limitée à son érudition artistique, et ne pas s'abandonner aveuglément à sa direction, sans quoi Ton s'expose à perdre quelquefois son temps dans des visites de galeries sans valeur, mais où il a quelque intérêt personnel a vous conduire.

GowTMs «a voltvre. — Il est une dernière manière de visiter une ville, qui a ses avantages pour un voyageur ayant peu de temps à lui : c'est de prendre une voilure; les cochers servent alors de domestiques déplace, et ils savent aussi, par une longue habitude, quels sont les palais, les églises, les collections publiques ou privées où il faut conduire les étrangers.

Moyens de tnuispoH. — Le réseau de chemins de fer qui s'étend déjà sur presque toute l'étendue de l'Italie a singulièrement modifié, dans ces derniers temps, les conditions des voyages en Italie. Il a fait supprimer sur les grandes lignes de communication nourseulement la poste, mais les services de diligences et les voiturins. On ne les retrouve plus que sur les lignes secondaires et celles où les chemins de fer font encore défaut. Les diiigetices sont le mode de transport le plus certain, le plus rapide et le moins cher ; mais il ne permet pas toujours de s'arrêter pour voir les endroits ou les choses remarquables qui sont sur la route. Pour cela il vaut mieux voyager pai* les petites voitures du pays, et entre autres avec les voiturins [veHurini), en faisant un accord en conséquence avec eux. — Il faut se tenir en garde contre les renseignements sur les moyens de transport donnés par ceux qui peuvent avoir intérêt à tromper, et multiplier ses informations si l'on a des doutes.

Vettvrini. — Les voiturins (cet ancien mode de transport, si généralement employé, et qui ne sert plus aujourd'hui que sur les routes moins fréquentées du centre de l'Italie et de l'ex-royaume de Naples) font ordinairement 30 à 5o kil. par jour. Le prix des places varie suivant le nombre des voyageurs qu'ils ont trouvés. Il était d'usage (pour les longs trajets) de comprendre, dans le. prix des places, le souper et le coucher à l'auberge. Ce moyen de transport pouvait être calculé sur une dépense journalière de 15 à 90 fr.. tous frais compris, pendant toute la durée du voyage et même pour le retour dans les autres capitales de l'Europe.

SI l'on a confiance dans son doinesJique d«' place, on peut le charger du soin de pro-

XXVI GOJiSËILS AUX VOÏAUBURS.

curer un vetturmo. Mais nous avons reconnu par expérience que, le plus souvent, il ne t^ut pas. pour ces sortes de marchés à conclure, employer des intermédiaires^ tels qu'hôleliersou domestiques de place, et qu'il y avait avantagea faire ses afOaires soi-même. On rencontrait à certaines places, ou rôdant devant les hôtels, des individus se disant letturinit et qui ne sont que des simples courtiers cherchant à gagner une commission. Il fallait se garder d'entrer en pourparlers inutiles avec un de ces entremetteurs (aennale) et s'assurer qu'on a affaire au vetiurino lui-m^me. Ce marché est, du reste, une des choses ennuyeuses du voyage, parce qu'il faut beaucoup marchander ;9i il demande à être fait avec précaution. La plupart du temps, ce n'est pas l'individu avec qui Tou négocie qui vous conduira ; et, comme il e»t bon, pour un voyage qui dure souvent plusieurs jours, de pouvoir juger sur la mine du conducteur à qui on sera confié, on fait hien de demander à voir celui-ci et à voir également la voiture. Pour plut de sûreté, on dressait par écrit un contrat {accorda), fait en double et contenant les diverses conditions.

MODÈLE DB CONTRAT AVEC UH VOITURIIf.

Accorda ira il signare (....) ed il vellurina (....)

Il sottoscritto vetturino s'obbliga di trasportare il sig' (....) da..., a.... oelio spuio di un giorno — [due, tre, quattro, cinque, sei. sette, otto, nove, dieci giorni) — e (....) ; ore, in unbuon legno [moslrato già ai dettosig'*]. — 11 sig* (....) occupera solo il legno; — [il primo posto, seconde, terzo, quarto] — in fonde, neir interne délia carrozza, coutenente sollanto quatlro persone.

Contrat entre M. (nom du voyageur) et le voiturin (sou nom).

Le vetturino soussigné s'engage à transporter M. inam), de (nom du lieu de départ), à {nom du Ueu d'arrivée), dam» une bonne voiture — [montrée audit sieur], en un jour — [en 2, 5, 4, 5, 6, 7, 8, 9, iO jour»] — - et {tant d') heures, — M. (....) occupera seul la voiture ; aura la première place du fond — [la *•, 3% «4*] — dans l'intérieur de la voiture, contenant seulement gua^re personnes.

( y. le modèle suivant pour le reste des conditioi)s.)

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