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des rouges et noires rappellent les soldats du moyen âge.) Des trois portes de cette salle, l'une à g. mène au second étage des Loges, Vautre à dr. mène à l'appartement du pape ; celle du fond à la Salle du Consistoire, où le pape consulte les cardinaux sur les affaires de l'Eglise. Au fond de cette salle, s'élève le trône pontilical. — Une série d'antichambres précèdent le cabinet du pape : Salle des pa^ lefreniers (entièrement vêtus de rouge)," — Salle des bussolanti (prélats charges du service des portes), — Salle de la garde noble (se composait de 80 hommes appartenant à la noblesse et commandes par un prince romain. Leur uniforme rappelait celui des g^ardes du corps de Louis XVIII, mais Tes ornements étaient en or au lieu d'être en argent. Ils accompagnaient le pape dans toutes les cérémonies.)— Salle des camériers d* honneur,— chapelle (où le pape dit la messe tous les matins) — Salle du trône, pour les réceptions ofOcielles. (La frise est peinte par le chevalier d'Arpino). —Salle des camériers secrets et participants. — Appartements secrets (cabinet de travail du pape, sa chambre à coucher, la salle où il soupe, et la bibliothèque où il dîne.) CkraTernement ecclésiastique. — La PAPAUTÉ est élective. L'élection appartient aux cardinaux de toute l'église catholique, réunis en conclave. Il fut un temps où tout prince de l'Eglise ou cardinal, quelle que fut sa nationalité, était éligible au souverain pontificat. Aujourd'hui la nationalité italienne est une des conditions de l'éligibilité. Le candidat doit, en outre, être âgé de 55 ans au moins. — Le corps des cardinaux est divisé en trois ordres : l'ordre des évêques, l'ordre des prêtres et l'ordre des diacres. Les cardinaux qui résident à Rome et qui n'occupent point de sièges épiscopaux forment ce qu'on appelle le sacré collège. Le pape se consulte avec eux sur les affaires tant civiles qu'ecclésiastiques. Ils ont le titre d^Eminentissimi ou Eminente. C'est Urbain VIll qui, pour la première fois, leur donna ce titre. — Le cardinal Camerlingue fétymolode : Caméra chambre) exerce l'autorité temporelle pendant l'interrègne, à la mort d'un pape. — Les affaires de l'Eglise sont, en général, soumises à des congrégations à la tête desquelles est un cardinal. Telles sont la congrégation de V Inquisition ou du Saint-Office, créée, en 120i, par in-
nocent m ; celle de la Propagande (de propa^andâ fide); des Hites; du Concile, pour îaire exécuter les canons du concile de Trente; de Y Index, chargée d'examiner les livres contraires à la foi, et d'accorder aux personnes autorisées la permission d'avoir et de lire les livres défendus, etc. — A côté de ces congrégations il y a des sortes de Tribunaux catholiques oij se jugent les affaires religieuses des divers pays de la chrétienté : telles sont la Chancellerie apostolique, qui conserve les bulles pontificales : la Daterie, chancellerie où l'on date les expéditions des bénéfices, des indulgences, des dispenses ; la Péniteti^ cerie, pour les absolutions.
Le Palais royal (Palazzo Regio) occupe depuis 1870 l'ancien Palais apostolique du Quirinal, dont les tableaux et les tapisseries des Gobelins ont été transportes au Vatican. C'est aujourd'hui la résidence du roi d'Italie et particulièrement celle du prince de Piémont Humbert et de son épouse la princesse Hargherita. Excepté dans de rares occasions, on peut toujours visiter les salles officielles et les appartements privés du prince et de la princesse, lorsqu'ils sont absents de Rome. La voûte de la Salle Royale est couverte de fresques par Lanftanco et Carlo Saraceni. Le 20 septembre 1 870, la veille de la prise de Rome par l'armée italienne, la chapelle Pauline fut déconsacrée. — Première antichambre, peintures du Guerchin. — ?• antichambre, S' Jean-Baptiste par /. Romain. — Chambre à coucher du prince Humbert, la Vierge et l'enfant Jésus, par le Dominiquin.
— Chambre à coucher de la princesse, décorée de belles tapisseries (représentant l'histoire de D. Quichotte) provenant du palais de Caserte. La suite de ces tapisseries décore d'autres salles voisines.
— D'une vaste salle, servant de salle à manger on gagne, en tournant à g., une petite chapelle privée, où est une belle annonciation de Guide.
Capîtole.
Capitole. — C'est là un des plus grands noms de nos souvenirs classiques : « Les Romains modernes, dit M. Viardot, jui ont appelé rancien Forum la foire aux Vaches (campo Vaccine), n'ont pas même respecté ce
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fnnd nom de Capitole 'qui deTait à jamais planer sur la ville éternelle. Ils en ont fait un mot étrange : Campidogîio, qui indique un champ de colza ou un champ d*huile (campidoglio.) »
Le Capitole moderne ne répond pas à rimagination que nous nous faisons d'un passé héroïque. Quand on y ai^ rive (les voitures y montent par une pente douce), on trouve une place de médiocre étendue, bornée par trois façades de monuments, dont Tarchitecture est en harmonie avec sa nouvelle et pacifique destination. « D y a peu de places, dit Beulé, qui aient de plus exquises proportions. » Les conservateurs désirant restituer au Capitole une partie de son antique splendeur monumentale, Paul UI chargea Michel-Ange, qui était alors âgé, de faire le dessin. La disposition de la place était déjà fixée par les constructions antérieures pour les masses Srincipales. Giac. délia Porta acheva, 'après ces dessins, la construction des édifices du Capitole, et ce fut lui qui éleva celui du Musée. Toutefois le dessin incorrect et bizarre de la fenêtre du milieu de chacune des deux façades est une addition postérieure.
— Des escaliers montent latéralement du fond de la place à des portiques à trois arcades, dus à rarchiteete Vi~ gnole. — Pétrarque fut couronné au Capitole, le 8 avril 1341. En 1347, Rienzi, dont il partagea les espérances républicaines, entramant la foule par son éloquence, s'y fit proclamer tribun. En 1354, dans ce même palais du Capitole, il était assiégé par la toule, dont il était naguère ridole. Reconnu pendant qu'il cherchait à se sauver, il fut entraîné au bas de l'escalier, et là il reçut d'un artisan un premier coup qui devint le signal de se précipiter sur lui.
Place do Capitole. — Au pied de Tescalier qui monte à la place du Capitole, il y a deux lionnes en basalte d'Egypte, placées par Pie IV. — Au bout de l'escalier, a dr. et à g., sont
les statues colossales de Castor et Pollux (à côté de chevaux de petites proportions) en maobre pentélique, trouvées dans le Ghetto au xvr siècle. — A côté, sur la balustrade, sont les trophées en marbre, faussement désignés sous le nom de trophée de Marital. Us décoraient sur l'Ësquilin l'ancienne fontaine (château de l Acqua Giulia) . — Viennent ensuite les statues de Constantin et de son fils, provenant des thermes de Constantin ; puis enfin la colonne milliaire de Vespasien et de Nerva (trouvée en 1584). Elle marquait le premier mille de la voie Ap- {ûenne. Le milliarium de g. marquait e septième mille. U provient de la collection Giustiniani. — Au milieu de la place du Capitole est là :
Stattte équestre de Marc Aurèle, en bronze. — L'an 545 elle fut, dit^ on, enlevée pai* Tolila, et déjà elle était sur la route d'Ostie pour être embarquée, quand Bélisaire la reprit. Au X • siècle elle était dans le forum Boarium. En 1187, Clément III la fit élever devant le palais de Latran ; depuis elle aiu'ait été placée devant le temple d'Antonin et Faustine. Paul III, en 1538, la fit transporter sur le Capitole, et ce fut sa dernière pérégrination. Michel-Ange l'éleva à l'endroit même où fut brûlé Amoldo da Brescia.
Cette statue équestre, qui a été dorée, est la seule en bronze qui nous soit parvenue entière de l'antiquité. Michel-Ange admirait beaucoup le cheval.
Trois bâtiments séparés entourent la place da Capitole : au fond le palais du Se' nateur; i dr. le palais des Conservateurs; ù g. le musée du Capitole.
Palais du Sénatedr. — Malgré la résonnance toute romaine de ce nom, le sénateur n'est qu'une espèce de maire, qui préside le conseil municipal, quand il s'assemble. Ce palais, dans le nom duquel semble s'être conservé un dernier souvenir de la Rome antique, fut érigé par Boniface IX, sur I les substructioDS du Tabularium (F.