‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 176 sur 422 · ROUTE 29. — ROME. — PALAIS BARBERIM · texte numérisé non relu

ROUTE 29. — ROME. — PALAIS BARBERIM

Bramante, les San Gallo, les Balthazar Peruzzi, qui les ont bâtis, sont des maîtres ^*on ne se lasse pas d'étudier. La magnificence de ces palais réside prin^ cipalement dans leur architecture et dans les collections artistiques que quelquesuns contiennent. Un certain nombre sont malheureusement dans un triste état d'abandon. De plus, à l'exception d'un très-petit nombre, ils sont restés inachevés. Cela se conçoit: presque tous sont le produit du luxe célibataire des papes et des cardinaux : très-peu de ces personnages ont pu voir la fin de ce qu'ils avaient commencé. Leurs héritiers, pour la plupart, se souciaient fort peu de jeter les richesses qu'ils venaient d'acquérir dans des édifices de luxe et de vanité. A lintérieur, le plus souvent, est un mobilier rare, suranné et mesquin, -r- Nous allons donner notice de ceux qui présentent de l'intérêt.

N. B. — Les indications relatives aux jours et aux heures où les galeries sont ouvertes, sont celles que nous avons trouvées en 4876. Mais elles changent à chaque instant. — Acheter chez le libraire Piale la petite feuille portant les dernières indications de Tannée.

Palais Altemps — (Plan de Rome 70 D, 3, au N. de la place Navone) M 580); architectes, Martin Lunghi V Ancien:

les portiques de la cour sont de Baldassare Peruzzi.

Palais Altieri — (place del Gesù, Plan E, 4) élevé par les cardinaux de ce nom (1670). Architecte, Giovanni Antonio Rossi. Dispositions bien entendues ; escalier remarquable. — Détails de la façade manquant de pureté.

Palais Antonelli — (à l'angle formé par la rue Magnanapoli et celle du Quirinal). M. Fiorelli, dirigeant les fouilles de la voie Quirinale (1875), croit avoir retrouvé, dans le jardin dépendant de ce palais, la porte Fontinalis. — Dans le voisinage, sur le versant oriental du jardin Rospighosi, on a mis à jour des restes de chambres et de corridors faisant partie des Thermes de Constantin.

Palais Barberimi — (rue délie Quattro Fontane — Plan G, 2), vis-à-vis

de la rue Rasella). — La Galerie* est ouverte le jeudi, de 2 h. à 4 h., les autres jours de midi à 4 h. — On entre par la grande grille monumentale; on prend Tescaher à dr. sous le vestibule, et, montant une quinzaine de marches, on entre à droite par une petite porte et on sonne à une autre porte, celle de la Galerie.

— Pour voir le plafond de P. de Cortone, il faut monter encore 60 marches de Tescalier tournant et frapper à la porte du salon. — Un des plus vastes palais de Rome et des plus remarquables par son apparence extérieure. Bâti par le caramal Fr. Barberini, neveu d'Urbain VIII; commencé vers 1624 par C. Moderne, âgé et infirme, qui se fit sup{>léer par son parent et élève Borromini, auquel fut bientôt adjoint le Bernin, qui le finit en 1640. Là prit naissance cette jalousie profonde qui, sans doute, contribua à développer chez Borromini l'exaspération nerveuse dans laquelle il finit par se donner la mort à l'âge de 68 ans. La façade principale avec les avant- corps seraient du Bernin.

L'escalier de dr. en spirale, disposition dont l'escalier de Bramante au Vatican avait répandu le goût, est du BoiTomini; celui de ç. est du Bernin. — Ces deux escahers mènent au grand salon, où Piètre de Cortone a

Seint le Triomphe de la Gloire, une e ses œuvres tes plus remarquables et une des plus grandes machines allégoiiques dont la peinture se soit passé la fantaisie. Jet hardi des figures à mouvements tourmentés. Cet ouvrage est exécuté dans une voûte creuse, et le peintre s'y attache à faire disparaître l'apparence du plafond. Jusque-là les peintures exécutées dans les plafonds par Michel-Ange, par Raphaël, ou même par Annibal Can»ache, qui introduisit souvent aussi des raccourcis dans les figures, étaient conçues comme des tableaux

* Dans les galeries particulières on donne SO c. ou 1 fr.

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