ROUTE 29. — ROME. — PALAIS BORGHÈSE
encadrés dans des compartiments réservés par l'architecte. — La galerie, bien que réduite, renferme encore un assez grand nombre de tableaux, distribués dans 5 salles mesquines dont la nudité surprend comme contraste avec la recherche de magnificence qu'annonce la nouvelle grille du palais sur la rue. — Nous citerons les principaux tableaux sans observer Tordre de classement ; en donnant les numéros, que nous avons trop fréquemment trouvés changés pour y attacher la moindre idée de fixité. 11 y a, du reste, un catalogue.
Raphaël, 82. La Fornarina, coiffée d'un turban. Sur son bracelet on lit : Raphaël URBINAS [portrait authentique; le nez gros ; les lèvres proéminenles ; type vulgaire si on le compare à la prétendue Fornarina de la Tribune de Florence, qui, nous continuons à Je penser, n'est pas son portrait]. 45 Portrait de Madeleine Doni (style du Perugin. V. Palais Pitti, à Florence). — Titien ou Palma Vecchio, charmante figure d'une esclave. — Guido Reni (? alors âgé de 24 ans), 85. célèbre portrait de Béatrice Cenci [belle et jeune Italienne, malheureuse parricide d'un exécrable père, et qui se montra si courageuse dans les tortures et sur l'échafaud). — Scipione Gaetàni, 83. Lucrèce Cenci, belle-mère de Béatrix Cenci [tête énergique]. Michel-Ange de Caravaye.
81. Portrait de la mère de Béalrix Cenci; — 9. Une.Pietà. — Dominiquin, 74. Adam et Eve. [Cette compo^ition réduite est au LouvreJ — A. Durer, 79. Jésus et les Docteurs [rougeâtre et plus curieux que beau, peint à Venise en 5 jours, dit-on.l — Poussin, 86. Mort de Germanicus [tableau remarquable, qui a tourné au ton roux]. — Claude Lorrain, 76. CasLel Gandolfo et lac d'Albano; 88 marine. — Mengs, 63. Portrait de sa fille. — Andréa ciel Sarto, 90.
S*" Famille. — Francia, 66. Madone. — Masaccio, 67. Son portrait. — Balt.
Peruzzi, Pygmalion. — Le Sodoma, 54.
Madone. — Francia, 4S. Madone et S' Jérôme. — Boiticelli, 95. Annonciation.
— Innocenzo da Imola, Madone. — Jean Bellin, 58. Madone. — Locatelli, 47. Actéon et Diane; Diane et Calypso. — Bronzino, 78. Portrait. — Sacchi, 33.
Urbain VIII. — Le Guerchin, iO. Sophonisbe. — Le Pomerancio, 15. Madeleme; 25. Lutte de Jacob. — Lanfranc, 21. S»- Cécile [absence de style et de caractère sacré]. — Biliverti, 16. Joseph et la femme de Putiphar [d'un goût déplorable] . -^ Il y a encore dans les appartements privés quelques tableaux que l'on ne voit pas. Oh cite deux peintures de Giotto.
Bibliothèque Barberini. — Ouverte le jeudi de 9à 2 h.). Une des bibliothèques importantes de Rome, 60,000 volumes, 7,000 manuscrits. (Lettres de Bembo, de délia Casa, de Galilée; 400 lettres de Peiresc. Traduction latine de Platon par Marsile Ficin, annotée par le Tasse et par son père. Livres imprimés, avec des notes marginales d'Aide, Paul Manuce, Scaliger, etc.) Un livre d'es-
Suisses d'anciens monuments de Rome, e 1465, par Giuliano da San Gallo.
Des jardins spacieux font suite au palais. Au fond est une fontaine pittoresque avec une statue colossale d'Apollon, abritée d'un pin et formant extérieurement (du vicolo Serrato, ruelle coupant à angle dr. la rue San Nicolô di Tolentino, qui part de la place Barberine), un point de vue souvent dessiné par les artistes.
Palais Bonaparte (autrefois Rinuconi — au coin du Corso et de la place de Venise. -- 72 Plan E, 4), où est morte Letizia, mère de Napoléon, en 1836.
Palais Borghèse — (place du même nom, vers le port de nipetta. — Plan de Rome E, 2). — La galerie est ouverte de 9 h. à 3 h. les mardi, jeudi et samedis. — Un des plus heaux palais de Rome ; commencé en 1590 par le cardinal Dezza, sur les dessins de Martino Lunghi, et achevé sous Paul V par Flaminio Ponzio.
Par suite des libéralités de Paul V à ses neveux, la famiUe Borghèse devint, sous ce pape, la plus riche de Rome.
[La perspective, ménagée à travers les appartements du 1" étage, d'une fontaine placée de l'autre côté de la rue, est indiquée dans le plan (K. p. 299) par une ligne de points.]
La cour est entourée de portiques soutenus par ^colonnes de granit,