‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 185 sur 422 · ROUTE 29. — ROME. — PALAIS FARMÈSE · texte numérisé non relu

ROUTE 29. — ROME. — PALAIS FARMÈSE

désignés à tort comme ceux de Bartole et Barde, jurisconsultes du xiv" siècle. [C'est une bonne copie vénitienne de deux écrivains vénitiens, peints vers 1516, par Raphaël pour Bembo.] — - 6.

MenUing^ Descente de croix [assez grand tableau; une des peintures intéressantes de la galerie].-— Jlfa««î/«, Avares. — 5ebast, del Piombo, Portrait d'homme. — Mussaertj jolie figure de Femme.

4- Aile — (PI. 16). Cet,te galerie, dite des Miroirs, parallèle au Corso, est richement décorée. — Les chambres 13 et 14 du pian ne sont visibles qu'avec une permission du prince Doria. Elles communiquent avec les appartements, qui sont décorés avec magnificence et contiennent plusieurs tableaux de Guaspre Poussin,

Palais Falconieri — (rue de' Coronati — Plan D, 4) dessiné par Borromini. C'était là qu'était la galerie du cardinal Fesch.

Palais FARNèsE — (place du même nom — PI. D,4. — Il n'est plus visible; si ce n'est avec l'appui d'une ambassade). L'un des plus gi^ands palais de Rome, « le plus beau peut-être de l'architecture modenie. » (Quatremère de Quincy.) Masse imposante, mais uniforme sur les 4 faces du rectangle ; plan régulier ; exécution soignée et ayant un caractère de force des plus remarquables. Il appartient à l'ei-roi de Naples, héritier des Farnèse, qui en a fait restaurer les appartements en 1862.

Le palais Famèse, type le mieux caractérisé du palais romain et une des gloires de l'architecture romaine, est dû à San Gallo, à qui il ne fut pas donné de le compléter. Paul Ul le fit commencer lorsqu'il n'était encore que le cardinal Famèse. Quand il fut au pape, le plan primitif fut agrandi, la façade élargie de deux croisées aux extrémités(de là vient que la porte d'entrée n'a pas toute l'importance qu'elle devrait avoir ; eUe était exécutée avant que l'agi^andisseeaiitfûtrésolu) .Quand le 2* étage de la façade principale fut achevé, le pape mit le couronnement de l'édifice au concours (1544). San

GallOy le premier architecte de l'époque, eut pour concurrents les peintres Perino del Vaga, Sebastiano del PiombOj Vasari. Un concurrent plus redoutable, Michel- Ange, envoya par Vasari un dessin qui eut les suffrages du pape ; et c'est d'après ce dessin que fut exécutée la corniche du palais, qui, dans l'admiration des arcnitectes, passe même avant la corniche du palais Strozzi. (F. Florence.) Letarouilly (Edifices de Rome modetTie) incline à penser que l'étude si classique des détails de cet entablement doit être attribuée à Viqnole, « Qu'on me montre, dit-il, une seule œuvre de ce genre parmi toutes les productions de Michel-Ange, une seule qui ne soit entachée de mauvais goût, un profil qui ne soit incorrect et qui ne donne un démenti formel à la supposition oue Michel-Ange puisse être Vauteur au couronnement. » — A la mort de San Gallo, en 1456,1a façade principale et les deux façades latérales, ainsi que les trois corps de bâtiment qui s'y rattachent, étaient élevés à la hauteur de l'entablement. Dans la cour, le portique du rez-de-chaussée était entièrement achevé. Celui du !•' étage était assez avancé pour qu'il ne fût plus possible de le changer, etc. Il restait à poser l'entablement, à élever le 2* étage sur la cour, à achever la façade postérieure à partir du dessus des croisées du rez-de-chaussée. Michel-Ange avait 71 ans quand il succéda à San Gallo. 11 était surchargé de travaux de peinture et de sculpture, et prenait en même temps la direction des travaux de S*-Pierre.

Letarouilly, discutant les faits, conclut qu'il dut s'adjoindre Vignole, architecte habile, modeste et assez docile pour se conformer à ses idées, souvent, excentriques. Les croisées du 1" étaçe de la façade principale sont une imitation faite par 8an &allo des petits autels du Panthéon. La loge du milieu est im motif mesquin qui interrompt la ligne majestueuse des croi-

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