‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 19 sur 422 · MILLES TOSCANS · texte numérisé non relu

MILLES TOSCANS

milles. kilotn. met.

mille

kilou.

met.

Service de la poste.

Les règlements de poste sont semblables a ceux qui sont en vigueur en France. (^es règlements étant assez compliqués, on devra se munir à l'administration des Postes du petit livre postal à Tusage des voyageurs. Le tarif est par kil. de 20 cent, par chaque cheval et 12 cent, par postillon.

CBBaiIMS SB rSR DK I.'lTAI.lB*

L'Italie a entrepris tard l'exécution de ces voies rapides de contnmnication qui, de toutes parts en Europe, honorent l'activité et la puissance de la civilisation mo-

* On trouvera successivement, dans riTiNéiuuis, les détails qui concernent les divers chemins de fer avec les indications relatives aux stations, aux distances en kilomètres, •A la durée du trajet et au prix des places.

APERÇU GKKëRAL de l'iTAUK. XXIX

derne. Le moroellement politique de l'Italie et le mauvais vouloir des gouvernements absolus semblaient devoir ajourner i un avenir éloigné l'accomplissement de ces travaux d'une utilité si urgente. Les vastes travaux exécutés aujourd'hui, en eours d'exécution, ou concédés, attestent la vitalité du nouveau Royaume d'Italie. En 1848, le Piémont n'avait pas i kil. de chemin de fer. Au commencement de 18M, toutes les lignes des chemins de fer en Italie mesuraient une longueur de 1 ,707 kil. en activité. L'Italie est aujourd'hui traversée, dans toute sa longueur, par direrses lignes de chemins de fer. Une grande ligne, partant de Turin, va, par Gêneê et livoume, à Rome et à Naples; une autre va par Bologne et Ancône h Briodisi, à l'extrémité méridionale de 1! Italie, qu'elle contourne depuis Tarente jusqu'à R^io,

On a calculé qu'en Italie le revenu kilométrique des chemins de fer n'est que de 32,000 fr.; il est de 35,000 fr. dans les anciens États sardes, et de 45,781 fr. en Frfince (où an reste il est destiné à diminuer un peu).

APERÇO QÈnéwUkXé DB L'ITAI.IE.

Umitos. — L'Italie est presque entièrement formée de la grande presqu'île baignée au N. E. par VAdriatigHe, au S. E. par la mer Ionienne, au S. 0. psr Ja mer Tyrrhénienne et la Méditerranée proprement dite. La partie septentrionale pir bquelle cette contrée se rattache au continent, considérée dans ses limites naturelles, comprend tout le versant des Alpes, depuis les Alpes Maritimes et Cottienoes jusqu'aux Alpes Juliennes. (La longueur de la Péninsule, depuis le Mont-Blanc jusqu'au cap Spartivento, est de 1,240 kilomètres.) Mais les frontières politiques ont modifié faussement ces limites naturelles : la Suisse, par le canton du Tessinet un peu par celui des Grisons, ainsi que le Tyrol, empiètent sur le versant méridional des Alpes, qui devrait appartenir à l'Italie. Par la communauté de la langue, aussi bien que par des limites naturelles bien déterminées, l'Italie, plus qo'aucun autre pays de l'Europe continentale, méritait de former un État unique et puissant (vérité évidente qu'on a o»é contester, en 1865, à une tribune française). Mais, depuis la chute de l'empire romain d'Occident, démembrée en une multitude de petites sociétés rivales entre elles, ce n'est que d'hier qu'elle a pu faire accepter ^ prétentions à l'unité nationale.

UMbral. — c Aucune partie de l'Europe, dit Napoléon dans ses Mémoires, n'est titoée d'une manière plus avantageuse que l'Italie pour devenir une grande puis- MBce maritime. Elle a, depuis les bouches du Var jusqu'au détroit de la Sicile, iSO lieues de côtes; du délrcât de la Sicile au cap d'Otrante, 130 lieues; du rap d'Olraote à l'embouchure de l'isonao sur l'Adriatique, 250 lieues; les trois îles de Corse, de Sardaigne et de Sicile ont 530 lieues de côtes. L'Italie, compris ses grandes et petites iles, a donc 1,200 lieues de cô(m. I^ France a sur la Méditerranée 130 lieues de côtes; sur l'Océan, 470; en tout €ÙQ Haues. L'Espagne, compris ses îles,

XXX APRRÇfJ GÉNÉRAL DE L'iTALIE;

a sur la Méditerranée 500 lieues de eôtes etSOO sur TOoéan ; ainsi l'Jtâlie a un tiers de côtes de plus que l'Espagne, et tneilié de plus que la France. »

Les GÔTEs DE l'Abbiattque (qui vers le N. sont basses, mnrécagenses et envahies par les lagunes de Venise et de Gomacchio) sont peu sinueuses. On n*y voit que deux enfoncements remarquables : le golfe de Venise et celui de Manfredonia, déterminé par le promontoire du mont Gorgano, l'éperon de la botte à laquelle on se pblt & comparer la configuration de l'Italie. Le talon de la botte, talon singulièrement al> longé du reste, est terminé, à son extrémité sur la mer Ionienne, par le cap di Leuca. A 10. de ce point s'ouvre le grand golfe de TarerUey fermé au 8. par la pointe d* Alice, au delà de laquelle on trouve le cap Nau ou délie Colonne et le cap Rizzuto; à l'O. de ce dernier est le golfe de Squillace; enfin, à la dernière extrénTité S. de l'Italie, sur la mer Ionienne, est le cap Sparlivento, De là, en remontant vers le N. la côte occidentale, on trouve successivement le golfe de Gioja, le cap Vaticano, le golfe de Sanla Eufemia, celui de Policastro^ les pointes de Palinure et Ucosa, le golfe de Saleime; celui de Naples, entre les caps Campanella et Misène; le golfe de Gaëte, le cap Circeo, à l'extrémité S. , des Élats romains, et enfin le vaste enfoncement connu sous le nom de golfe de Gênes. — Entre le Var et le golfe de la Spezia, la côte est rocheuse, élevée et saine. A partir du territoire de Lucques, le littoral de la Toscane et des États de l'Église est au contraire bas, bordé de marécages et exposé aux atteintes endémiques de la maVaria. Les marais de la côte de Toscane portent le nom de Maremmgs; ceux qui sont au S. du Tibre s'appellent les Marais Pontins,

Orographie. — Le relief du sol de Tltalie est formé par deux systèmes de montagnes : les Alpes et les Apennins.

Les Alpes forment une chaîne qui sert de ceinture à l'Italie et décrit autour d'elle un grand arc de cercle du S. 0. au N. E. Elles la séparent de la France, de la Suisse et de l'Allemagne. — Pour les détails, F. 1. 1*'.

Les Apennins. — Cette chaîne se détache des Alpes un peu à l'E. du col de Tende, nu point où les Alpes et les Apennins ont la moindre élévation; elle contourne d'abord le gpli'e de Gènes, puis se dirige au S. Ë., à la hauteur de la Toscane et au N. de l'Arno, et parcourt dans sa longueur toute la Péninsule italique, dont elle forme, pour ainsi dire, la charpente osseuse et comme l'épine dorsale; puis, à travers les Calabres. elle vient se terminer au détroit de Messine; et les Nepturniennes ou montagnes de Sicile semblent en être une continuation. Le développement de la ligne sinueuse décrite par la crête des Apennins est estimée à 1,400 kilolomètres. L'élévation des Apennins est de beaucoup inférieure à celle des Al|>es. Le point culminant de la chaîne, le Gran' Sasso d'Italia, n'a que 2,922 met. Les Apennins envoient de nombreux rameaux dans la direction, soit de la Méditerranée, soit de l'Adriatique. Outre ces contre-forts, qui s'appuient sur la chaîne centrale, il y a encore des groupes de montagnes formant des systèmes à part, tels que le Sub-Apennin toscan , compris entre les vallées de i'Arao et du Tibre; le Snh^ Apennin romain, composé de montagnes courant parallèlement à la chaîne principale. « C'est au pied de leurs derniers degrés que se trouvent, d'une part, les sept collines qui devinrent le berceau de Rome, et de l'autre les Marais Pontins. » —

VOLCANS. — COURS d'eau. XXXI

L'aspect des Apennins esl en général trisite et séTère ; leurs sommets sont nus ou couverts de forêts à la sombre verdure. Outre le double système de montagne^ désigné sous le nom d'Alpes et d'Apennins, l'Italie en présente un troisième bien remarquable par les phénomènes si curieux et si terribles qui s'y rattachent, nous vouions parler des montagnes volcaniques: l'Etna (3,313 met.), en Sicile; le Vésuve (1,298 met.), près de Naples; Stromboli, dans les îles de Lipari, sont encore en activité. On trouvera aux articles qui les concernent des descriptions détaillées sur leur formation et leur histoire, et dans le cours de l'ouvrage des mentions fréquentes d'anciens cratères éteints.

Les terrains volcaniques sont indépendants de la constitution géologique générale de l'Italie. lis y forment des groupes séparés et qui sont presque tous sur le versant occidental des Apennins. Déjà on en trouve des traces dans le voisinage de Vicence (Sette Gommuni) et au S. de Vicence et à l'O. de Padoue. Entre l'Adige et In firenta on trouve les monts Euganéens. Les traces des phénomènes volcaniques sont plus Boarquées encore en Toscane (V. Pietramala, le mont Amiata, etc.). — Le tuf volcanique compose en grande partie le sol de Rome. Mais c'est dans la Campanie et surtout autour de Piaples que les phénomènes volcaniques prennent le plus d'extension, et ils y sont encore en activité (V. Vésuve), — En Sicile VEtna est un volcan d'une puissance supérieure, et quelques-unes des îles voisines, telles que les lies Lipari, sont également de formation volcanique.

Hydrofl^raphto. — L'Italie est partagée par les Apennins en trois versants: de là Hédilerranée, de l'Adriatique et de la mer Ionienne. L'Italie septentrionale porte presque toutes ses eaux a la mer Adriatique; elle constitue presque exclusivement le bassin du Pô, alimenté au S. par les cours d'eau qui descendent des Apennins, et au N. par les fleuves et les torrents qui descendent des glaciers de la haute chaîne des Alpes. On estime le trajet du Pô à 527 kil. — Le cours du Tibre, le second fleuve de l'Italie, qui baigne Pérouse et Rome, n'est que de 320 kil. Une remarque importante à faire, c'est que les torrents qui se jettent dans l'Adriatique y descendent perpendiculairement à la chaîne des Apennins ; les rivières qui tombent dans la Méditerranée ont leur cours plus infléchi; quelques-unes môme, ainsi que le Tibre, marchent pendant un certain temps parallèlement à la chaîne; enfin, en beaucoup d'endroits, sur le versant occidental de l'Apennin, les eaux, s'étendanl sur une plaine basse, ne trouvent pas un écoulement facile, et leurs épanchemenls marécageux donnent naissance à la mal' aria,

Byproméirie. — Il pleut en Italie pendant l'automne plus que pendant chacune «les autres saisons. « Les derniers mois de l'année sont, en effet, la véritable el presque la seule époque des grandes pluies et de ces terribles inondations qui se renouvellent dans de courtes périodes et désolent les campagnes latérales de l'Apennin. B Les débordements du Tibre sont attestés déjà par des écrivains antiques.

Les pluies diluviennes particulières à l'Italie méridionale n'y troublent que passagèrement l'atmosphère, et n'interrompent que momentanément la sécheresse do la saison. « C'est ce qui explique la beauté sereine des hivers et des automnes dans quelques localités de la Péninsule, d II n'en est pas de même dans la région septentrionale. Les pluies s'y distribuent dans chaque saison et presque dans chaque mois avec une certaine uniformité.

NXXII APERÇU céNÉRAL DE l'iTALIE.

V«nfs. — Les Tents sont désignés par les noms des points de l'horiion, cardinaux et intennédiaires, d'où ils souflQent. Nous donnons ici une rose des principaux rents avec leurs noms relatifs italiens.

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